mercredi 31 août 2016

Divine, éternelle et invariable


Mais la Parole du Seigneur demeure éternellement et c'est cette parole qui vous a été annoncée par l'Évangile. (1 Pierre 1:25)


Tous les enseignements des hommes et eux-mêmes passeront comme l'herbe des prés ; mais nous sommes assurés que la Parole du Seigneur est d'un caractère tout différent, car elle demeure à toujours.

Cet Évangile est une parole divine, car quelle parole peut durer toujours, que celle qui est prononcée par le Dieu éternel ?

Cet Évangile est vivant à jamais ; aussi plein de vie maintenant que quand il sortit de la bouche de Dieu ; aussi capable de convaincre, de convertir, de régénérer, de consoler, de soutenir, de sanctifier, qu'il l'était aux jours des miracles.

Cet Évangile est invariable : non pas herbe verte aujourd'hui et demain foin desséché ; mais la vérité inaltérable du Dieu immuable. Les opinions humaines varient, mais la vérité arrêtée de Dieu ne change pas plus que Celui qui l'a formulée.

Cet Évangile que nous annonce la Parole du Seigneur est un sujet de joie, un fondement solide sur lequel nous pouvons nous appuyer fermement. Le mot « éternellement » comprend la vie, la mort, le jugement, l'éternité. Gloire soit à Dieu en Jésus-Christ pour cette consolation éternelle. Nourrissons-nous de cette Parole tout le jour et tous les jours de notre vie.
CH Spurgeon

Ma joie... votre joie...

 

...pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. (Jean 15:11)


En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ? Aucun bonheur humain n'en peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l'abandon total, dans l'entier sacrifice de lui-même à son Père ; c'était la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. "Faire ta volonté est tout mon plaisir." Jésus demande à Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c'est-à-dire pareille à la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa joie ?

L'essentiel dans ma vie, ce n'est pas ma santé, ce ne sont pas les circonstances extérieures, c'est la connaissance de Dieu, et la parfaite communion avec Lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus grand obstacle à cette communion, c'est le souci constant et fallacieux de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la parole de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L'oeuvre que Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes qui est Jésus.

Soyez en communion avec Dieu, trouvez dans cette communion votre joie, et il coulera de vous des fleuves d'eau vive. Ne pensez plus à vous-même, et soyez l'instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux dont l'influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.

Oswald Chambers

mardi 30 août 2016

Consolation, sécurité, satisfaction

 

Il n'en était pas ainsi de ma maison devant Dieu ; mais il m'a établi une alliance éternelle et bien ordonnée, et ferme en toutes choses ; il est toute ma délivrance et tout mon plaisir, et ne fera-t-il pas fleurir ma maison ? (2 Samuel 23:5)


Il y a ici une accumulation de promesses, c'est comme un écrin de perles. L'alliance est l'arche qui contient toutes choses.

Ces paroles, les dernières de David, peuvent être les miennes aujourd'hui. Elles commencent par un soupir : Il n'en est pas pour moi, ni pour les miens comme je le voudrais. Des épreuves, des soucis, des péchés sont là, qui rendent ma couche bien dure.

Ensuite une pensée consolatrice « Il a fait avec moi une alliance éternelle, » Jéhovah s'est engagé lui-même avec moi et a scellé le contrat avec le sang de Jésus. Je suis lié avec Dieu et Dieu avec moi. Il en résulte une assurance ; car cette alliance étant éternelle, bien ordonnée et sûre, je n'ai rien à craindre de la fuite du temps, ni de mes manquements sur quelque point oublié, ni de l'incertitude des choses. Cette alliance est un roc sur le quel je puis fonder et construire pour la vie et la mort. Enfin vient l'expression de la satisfaction. David ne souhaite rien de plus : son salut et tous ses désirs sont devant lui. Il trouve dans cette alliance tout ce qu'un homme peut désirer. Et toi, mon âme, tourne-toi aussi en ce jour vers Jésus, le Garant que Dieu a donné de son alliance avec son peuple, et prends-le pour ton Tout en tout.

CH Spurgeon

Êtes-vous à Jésus-Christ ?


Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. (Luc 10:20)


Jésus-Christ nous dit en somme : "Ne vous réjouissez pas de ce que vous avez pu remporter quelques succès dans votre ministère, mais réjouissez-vous de ce que vous êtes unis à Moi comme il faut l'être." Le danger où nous sommes sans cesse exposés, dans le service de Dieu, c'est de nous réjouir des heureux résultats de notre ministère chrétien. Mais si vous êtes uni à Jésus de la bonne manière, vous êtes dans l'impossibilité de savoir ce que Dieu peut accomplir par votre intermédiaire. Car dans ce cas Jésus fait à tout moment couler de votre sein des fleuves d'eau vive, qui se répandent autour de vous, et dans sa miséricorde il vous épargne toute préoccupation à ce sujet, il vous dispense de rien savoir, il vous laisse dans l'ignorance. Vous savez, une fois que vous êtes sauvé, que c'est Dieu qui vous place là où vous êtes. Par l'influence que votre vie exercera sans que vous le sachiez, dans les circonstances où Dieu vous mettra, vous réaliserez son dessein, aussi longtemps que vous resterez dans la lumière.

Aujourd'hui l'on insiste volontiers sur l'idée qu'il faut servir Dieu. Méfiez-vous de ceux qui vous exhortent avant tout à être utiles à la cause de Dieu. En jugeant la vie de Jésus-Christ d'après ce critère, il n'y a jamais eu de pire banqueroute. Le but vers lequel le croyant doit tendre, ce n'est pas le service de Dieu, c'est Dieu lui-même. Ce qui importe, ce n'est pas votre travail, c'est le travail que Dieu fait à travers nous. Notre communion avec Dieu, c'est la seule chose dont Jésus tienne compte.
Oswald Chambers

lundi 29 août 2016

Rafraîchissement abondant


Leur âme sera comme un jardin plein de sources. (Jérémie 31:12)


Oh, que notre âme reçoive cette culture divine et il n'y aura plus pour elle de sécheresse, mais elle sera un jardin de l'Éternel ! À l'abri de la dévastation, entourée par la grâce, entretenue par l'instruction, visitée par l'amour, purifiée par la discipline et gardée par la puissance divine, cette âme est aussi préparée à porter du fruit pour le Seigneur.

Mais un jardin peut être desséché par le manque d'eau, et ses plantes commenceront à décliner, comme prêtes à périr. Et combien vite cela t'arriverait, mon âme si le Seigneur t'abandonnait. En Orient, un jardin sans eau cesse d'être un jardin, car rien n'y vient à maturité, rien n'y pousse et rien n'y peut vivre. Mais si l'irrigation y est établie, il deviendra luxuriant. Puissions-nous être arrosés par le Saint-Esprit uniformément, chaque partie du jardin ayant son propre courant ; abondamment, chaque plante et chaque herbe étant nourrie selon sa soif, continuellement, l'eau apportant la fraîcheur en raison de la chaleur de chaque heure du jour ; sagement, chaque plante recevant suivant sa nature et son besoin. Dans tout jardin, vous pouvez savoir, par l'éclat de la verdure, où passe l'eau qui l'arrose, et, dans l'Église, vous reconnaissez bien vite aussi où circule le Saint-Esprit.

Seigneur, arrose-moi aujourd'hui, et que je porte beaucoup de fruit à ta gloire pour l'amour de Jésus ! Amen !

CH Spurgeon

L'épreuve de notre foi

Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (Jean 11:40)


Chaque fois que vous vous efforcez de vivre par la foi, vous rencontrez nécessairement des objections formulées par le bon sens et qui reposent sur les circonstances même où vous vous trouvez. Le bon sens est l'apanage de l'homme naturel, la foi celui de l'homme spirituel : les deux termes s'opposent. Avez-vous le courage de vous lier à Jésus-Christ alors que votre bon sens dit juste le contraire ? Acceptez-vous héroïquement de suivre Jésus-Christ, lorsque votre vie naturelle et votre bon sens vous crient : "Mais tout cela n'est que mensonge !" Sur la montagne de la Transfiguration, on croit en la puissance de Dieu, mais redescendu dans la plaine, on rencontre les démoniaques, et tout paraît narguer et moquer votre foi. Chaque fois que mon programme de vie spirituelle m'apparaît clairement tracé, un fait surgit qui vient le contredire. Si je déclare que je me fie à Dieu pour subvenir à tous mes besoins, et puis que je me trouve sans un sou, et sans aucun espoir d'en trouver, que deviendra ma foi ? Soutiendra-t-elle l'épreuve ? Ou devra-t-elle capituler ?

Il faut que notre foi soit éprouvée, car elle ne devient vraiment mûre que par ce combat. À quelle épreuve est soumise en ce moment même votre foi ? Il faut qu'elle la traverse victorieusement, ou qu'elle périsse. "Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute." L'essentiel, c'est de se confier en Jésus. Croyez en lui fermement, et tous les obstacles ne pourront que fortifier votre foi. La vie du croyant n'est qu'une suite d'épreuves pour sa foi, et la dernière grande épreuve, c'est la mort. Dieu nous aide à l'affronter avec toutes nos armes, prêts à ce dernier combat ! La foi ne doute jamais de la fidélité de Dieu.
Oswald Chambers

dimanche 28 août 2016

Sans égard aux circonstances, il me sauvera

Mais moi je crierai à Dieu, et l'Éternel me délivrera. (Psaumes 55:17)


Je dois prier et je le ferai. Que puis-je faire d'autre ?

Trompé, abandonné, objet de moquerie, Seigneur, je crierai à toi. Mon Tsiklag (Ville servant de refuge à David, brûlée par les Hamalécites, voir 1 Samuel 30:1.) est en cendres et les hommes parlent de me lapider. Mais je fortifie mon coeur dans le Seigneur, qui me portera au travers de cette épreuve comme il l'a fait à travers tant d'autres. L'Éternel me sauvera ; il le fera sûrement ; je le crois !

L'Éternel me délivrera, et nul autre. Je ne désire aucun autre secours et ne mets aucune confiance dans le bras de la chair, même quand je le pourrais. Nuit et jour, soir et matin, je crierai à lui et à lui seul, à lui le Dieu fort, le Souverain, car il agira.

Comment il me délivrera, je ne peux le savoir, mais il le fera. Il enverra des cieux son ange qui m'apportera le secours le plus sûr, le plus complet, le meilleur. Aussi vrai qu'il vit, aussi vrai le grand « JE SUIS » me tirera de cette angoisse présente et de toute angoisse à venir. Et quand viendra la mort avec tous les mystères de l'éternité, selon qu'il l'a déclaré : « Il me délivrera. » Voilà le chant de joie qui me fortifiera au travers des heures obscures. N'est-il pas comme un fruit mûr de l'arbre de vie ? Je m'en nourrirai tous les jours, car son goût est un goût délicieux.

CH Spurgeon

À quoi bon la prière ?

Seigneur, enseigne-nous à prier. (Luc 11:1)


La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle. Il y a des gens qui prétendent que tout homme qui ne prie pas a le sentiment pénible que quelque chose lui manque. Pour moi, j'en doute fort. Ce qui souffrira de l'absence de prière, c'est la vie du Christ en lui, car cette vie-là n'est pas entretenue par la nourriture matérielle, mais par la prière, Quand un homme est né d'en haut, c'est la vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette vie nouvelle grâce à la prière, ou bien la faire périr d'inanition. Notre conception de la prière n'est pas celle du Nouveau Testament. Pour nous la prière est un moyen de nous procurer, à nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c'est un moyen pour nous unir à Dieu et nous aider à Le connaître.

"Demandez et vous recevrez." Nous nous plaignons à Dieu, nous grognons, nous nous excusons, nous sommes parfois indifférents, mais nous demandons bien rarement. Notre Seigneur nous dit de ressembler aux petits enfants. Ah ! ils n'ont pas peur de demander, ceux-là ! Demander vraiment, c'est reconnaître qu'on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu de gens qui ont ce courage. Il s'agit de nous effacer devant Jésus-Christ, de lui laisser le champ libre. Quand nous ne savons plus où donner de la tête, il ne nous reste plus que la prière : ce n'est pas une lâcheté, c'est la seule manière d'entrer en contact avec la Réalité véritable. Allez à Dieu, dépouillé de votre suffisance, et comptez sur Lui.

Il n'est pas tout à fait exact de dire que la prière change le cours des événements. Elle me change, moi, et moi je change le cours des événements.

Oswald Chambers

samedi 27 août 2016

Hommes de choix


Je t'ai élu dans le creuset de l'affliction. (Ésaïe 48:10)


Ce texte a été fixé longtemps au mur devant les yeux de l'auteur, et à plus d'un égard, il a été gravé aussi dans son coeur. Ce n'est pas chose insignifiante que d'être élu de Dieu. Ceux que le Seigneur a choisis il en fera vraiment des hommes de choix. Mieux vaut être l'élu de Dieu que celui d'une nation entière. Si grand est ce privilège que, quelque inconvénient qui puisse l'accompagner, il doit être accepté joyeusement ; de même, le Juif mangeait les herbes amères assaisonnant l'agneau pascal. Ainsi nous choisissons le creuset, puisque c'est là que Dieu nous élit.

Nous sommes choisis comme peuple affligé, non comme peuple prospère, élus dans la fournaise et non dans le palais. Dans la fournaise, la beauté est flétrie, l'élégance détruite, la force fondue, la gloire consumée ; mais là sont révélés les secrets de l'amour éternel ; là se déclare son choix. Ainsi en a-t-il été pour nous. C'est dans les temps de cruelle épreuve que Dieu nous a adressé son appel, confirmé son élection, et c'est alors que nous les avons ratifiés. C'est alors que nous avons choisi l'Éternel pour notre Dieu et qu'il nous a prouvé que nous étions vraiment ses élus. C'est pourquoi, quand la fournaise serait chauffée sept fois plus, nous ne craindrons point, car le Fils de Dieu marchera avec nous au milieu des charbons ardents.

CH Spurgeon

Vivre et agir


Marchez pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent. (Jean 12:35)


Chaque fois que Dieu vous accorde un moment d'inspiration, il vous faut mettre en pratique à l'instant même ce que vous venez de recevoir, sans quoi la lumière qui vous est apparue se changera en ténèbres, "Si ta lumière intérieure est elle-même ténèbres, dans quelles ténèbres n'es-tu pas !" Dès l'instant que vous laissez tomber la nécessité de la sanctification ou tout autre point sur lequel Dieu vous a éclairé, votre vie spirituelle se décompose peu à peu. Appliquez sans cesse chaque vérité que vous saisissez, appliquez-la dans tous les domaines, sans quoi chaque lumière que vous avez reçue deviendra pour vous une malédiction.

La personne sur laquelle on peut le moins agir, c'est celle qui, étant en possession d'une expérience chrétienne dont elle est contente et dont elle se contente, y revient sans cesse avec une satisfaction bourgeoise, et ne la met jamais en pratique. Vous dites que vous êtes sanctifié, montrez-le. Une expérience qui ne se manifeste pas au dehors n'est pas une expérience authentique, Méfiez-vous de toute croyance qui tend à vous rendre indulgent pour vous-même. Elle vient de Satan, si bonne apparence qu'elle puisse avoir.

La doctrine chrétienne doit se manifester dans nos moindres actions. "Si votre moralité, dit Jésus, ne surpasse pas celle des Scribes et des Pharisiens,..." Autrement dit, votre moralité doit être supérieure à celle des gens qui affichent la plus haute moralité. Vous avez beau connaître sur le bout du doigt la doctrine de la sanctification, l'essentiel est de l'appliquer. L'Expiation est la norme suprême, d'après laquelle nous devons régler tous les détails de notre vie, à tous les points de vue.

Oswald Chambers

vendredi 26 août 2016

Il prend soin des faibles

Je discernerai entre brebis et brebis. (Ézéchiel 34:10,17,22)


On voit souvent des gens qui, dans la prospérité et le bien-être, se montrent durs envers les faibles. C'est là un grave péché qui cause de profonds chagrins. Ce mode d'écarter de l'épaule et de pousser de côté les petits et les infirmes attriste et offense dans l'assemblée des croyants. Le Seigneur prend note de ces manières hautaines et peu bienveillantes et s'en irrite, car il aime les faibles et en prend soin.

Lecteur, es-tu de ceux qu'on méprise ? Es-tu un de ces affligés de Sion, de ceux qui sont dédaignés à cause de leur conscience ? Tes frères te jugent-ils durement ? Ne garde pas de ressentiment et ne rends ni le regard dédaigneux, ni le mouvement d'épaule. Laisse l'affaire entre les mains du Seigneur. Il est le juge. Pourquoi nous immiscer dans son domaine ? Il décidera avec plus d'équité que nous. Il jugera au bon moment ; ne soyons pas impatients de hâter ce temps.

L'oppresseur au coeur de pierre tremblera un jour. Il peut impunément à cette heure fondre avec brutalité sur les faibles ; ses discours orgueilleux sont notés : il aura à rendre compte de tout devant le tribunal du Grand Juge.

Patience donc, mon âme ! Patience ! Le Seigneur sait tes peines : Jésus, ton Sauveur, a pitié de toi.
CH Spurgeon

Vous arrive-t-il d'être troublé ?

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. (Jean 14:27)


Nous pouvons à certains moments nous croire en paix, par pure ignorance des maux qui nous environnent. Mais quand nous avons pris contact avec la vie réelle, alors la paix intérieure est impossible pour nous, si nous ne la recevons pas directement du Seigneur Jésus. Quand notre Seigneur nous parle de paix, elle se réalise immédiatement pour nous, car ses paroles sont "esprit et vie". Ai-je reçu de Jésus ce calme parfait que lui seul peut donner ? Je vous donne ma paix. C'est une paix qui vient en nous lorsque nous regardons Son visage et que nous sommes illuminés par Sa sérénité.

Êtes-vous en ce moment douloureusement troublé ? Êtes-vous ballotté sur les flots, dans la tourmente ? Ou bien vous sentez-vous au milieu d'un désert aride, où vous grattez le sol, où vous retournez les rochers, sans pouvoir découvrir la moindre petite source ? De toute manière, vous êtes altéré de paix, de joie, de réconfort. Regardez au Seigneur Jésus et recevez de lui sa paix sereine. La preuve que vous êtes à Dieu, c'est justement que vous pouvez librement regarder à Jésus. Quand on n'est pas à Dieu, on ne peut regarder qu'à soi-même.

En ce moment même, regardez-vous à Jésus, pour qu'il vous éclaire et vous dirige dans chaque difficulté qui se présente ? Il vous donnera sa paix, qui rayonnera de vous sur les autres. Si au contraire vous vous tracassez et vous vous laissez aller à l'inquiétude, vous annulez l'influence de Jésus, et vous faites tout ce qu'il faut pour être malheureux. Regardez à Jésus et vos perplexités s'évanouiront devant sa sereine simplicité. "Que votre coeur ne se trouble point."

Oswald Chambers

jeudi 25 août 2016

La nourriture et le repos


Ce sera moi qui paîtrai mes brebis, et qui les ferai reposer, dit le Seigneur, l'Éternel. (Ézéchiel 34:15)


Sous la conduite du divin Berger les saints sont copieusement nourris. Ce n'est pas une poignée insuffisante de pensées humaines vides et creuses qui leur est présentée ; mais le Seigneur les nourrit de la vérité solide et substantielle de la Révélation. L'Écriture est pour l'âme un véritable aliment, que le Saint-Esprit conduit jusqu'au coeur. Jésus lui-même est la vraie nourriture vivifiante des croyants. Notre Grand Pasteur nous promet ici que lui-même nous donnera cette nourriture sacrée. Et si, le dimanche, notre pasteur terrestre vient les mains vides, celles du Seigneur ne le sont pas.

L'esprit qui est rempli de la sainte vérité demeure en repos. Ceux que nourrit le Seigneur sont en paix. Aucun chien ne les inquiète, aucun loup ne les dévore, aucun penchant mauvais ne les tourmente. Ils se reposeront, restaurés par la nourriture qu'ils ont reçue. Les doctrines de la grâce soutiennent et consolent aussi. Elles sont pour nous un réconfort et un repos. Les prédicateurs ne peuvent nous donner ce repos. Attendons-nous au Seigneur pour le trouver.

Qu'aujourd'hui il nous accorde d'être nourris dans les pâturages de sa Parole et de nous y reposer. Que ni folie, ni tourment ne marquent ce jour, mais qu'il soit un temps de méditation et de paix.

CH Spurgeon

L'amitié féconde

Je vous ai appelé mes amis. (Jean 15:15)


Pour connaître la joie du sacrifice, il faut absolument que notre abandon soit complet. Renoncer entièrement à soi-même, que c'est difficile ! "Oui, je renoncerai, pourvu que..." — "Oui, je vois bien après tout qu'il me faut consacrer ma vie à Dieu." Il ne peut pas y avoir la moindre joie dans un renoncement incomplet.

Mais dès que l'abandon est véritable, le Saint-Esprit nous ouvre la joie de Jésus. Le sacrifice de nous-mêmes doit aboutir à donner notre vie entière pour notre grand Ami. Quand le Saint-Esprit nous remplit le coeur, notre désir ardent est de donner notre vie pour Jésus. L'idée de sacrifice ne nous vient pas à la pensée, parce que l'amour qu'allume en nous le Saint-Esprit se donne tout entier sans le moindre effort.

Notre Seigneur est le parfait modèle d'une vie qui se donne tout entière : "Je prends plaisir, ô Dieu, à faire ta volonté." Il a marché, avec une joie radieuse, sur la route du sacrifice total. Suis-je vraiment Soumis en tout à Jésus-Christ ? Si Jésus n'est pas mon étoile polaire, mon sacrifice ne servira de rien. Mais si j'ai les yeux toujours fixés sur lui, lentement, sûrement, je suis transformé à son image.

Il ne faut pas que vos inclinations naturelles viennent paralyser votre amour. Cela se voit même dans le domaine de l'amour humain, où certaines inclinations peuvent tuer l'amour. L'enfant de Dieu ne doit avoir d'inclination véritable que pour Jésus-Christ. L'amour pour Dieu n'est pas un simple caprice du coeur. Aimer Dieu comme Dieu nous aime, c'est agir : rien de plus pratique.

"Je vous ai appelé mes amis." Amitié merveilleuse, qui n'a rien à faire avec notre ancienne vie. Amitié sereine et humble, pure devant Dieu.

Oswald Chambers

mercredi 24 août 2016

Dieu au-dessus de la philosophie humaine


Il est écrit : J'abolirai la sagesse des sages, et j'anéantirai la science des intelligents. (1 Corinthiens 1:19)


Cette parole est une menace pour le sage de ce monde, mais une promesse pour le simple croyant. Les savants de profession ont toujours cherché à détruire la foi des humbles, mais leurs efforts seront inutiles. Leurs arguments se brisent, leurs théories s'enfoncent par leur propre poids et leurs intrigues sont découvertes avant que le but en soit atteint. Le vieil Évangile n'est point encore anéanti, et il ne peut l'être tant que le Seigneur vit. S'il avait pu être exterminé, il y a longtemps qu'il aurait disparu de la terre.

Pour nous, nous ne pouvons pas détruire la sagesse des sages, et ne devons pas le tenter, car cette oeuvre-là est en de meilleures mains que les nôtres. Le Seigneur a dit lui-même : « J'abolirai, » et il ne parle pas en vain. Il déclare deux fois sa résolution dans ce verset, disant : « J'abolirai, » « j'anéantirai, » et il ne l'abandonnera pas, soyons-en certains.

De quelle manière il sait balayer la philosophie et « la pensée moderne » quand il y met la main ! Il réduit à rien ce qui a les plus belles apparences et le consume comme du bois, du foin ou de la balle. Il est écrit que c'est ce qu'il fera, et il en sera ainsi. Seigneur, hâte ce temps et fais triompher ta Parole. Amen ! Amen !
CH Spurgeon

La boussole indicatrice


Voyons, lequel d'entre vous, si son fils venait à lui demander du pain, songerait à lui donner une pierre ? (Matthieu 7:9)


Notre Seigneur compare ici l'homme qui prie à un enfant normal qui fait une demande normale. L'enfant de Dieu n'est-il pas assuré d'avoir l'oreille de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas qu'il ne veut pas le faire, ne vous laissez pas aller au découragement, mais consultez votre boussole. Êtes-vous en un rapport normal avec votre mari, avec votre femme, avec vos parents, avec vos enfants, avec vos camarades ? "Oh ! Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur, mais j'ai tant besoin de réconfort spirituel !" Vous ne l'obtiendrez pas tant que vous n'aurez pas rétabli en vous l'état normal.

Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons, nous avons l'audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous ne voulons pas regarder notre boussole. M'est-il arrivé de demander à Dieu de m'envoyer de l'argent pour acheter quelque chose dont j'ai envie, alors qu'il y a une dette que je n'ai pas payée ? Ai-je demandé à Dieu de m'accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté quelqu'un de ma famille ? Je n'ai pas pardonné à telle personne. J'ai oublié le commandement de Jésus : "Tout ce que vous désirez que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour eux." Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance. Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La prière chez la plupart d'entre nous devient du patois de Canaan, une sorte de vague excitation mystique. Notre vie spirituelle est une fabrique de brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n'est pas en règle : telle dette, telle amitié, telle inclination. La prière ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.
Oswald Chambers

mardi 23 août 2016

Aimes et recherches la vraie sagesse


J'aime ceux qui m'aiment ; et ceux qui me cherchent soigneusement me trouveront. (Proverbes 8:17)


Ta sagesse aime ceux qui l'aiment et cherche ceux qui la cherchent. Il est déjà sage, celui qui désire l'être, et il a presque trouvé la sagesse, celui qui la cherche avec soin. Ce qui est vrai pour la sagesse en général, l'est tout spécialement pour la sagesse incarnée en Jésus. C'est lui que nous devons aimer et chercher et, en retour, nous jouirons de son amour et le trouverons lui-même de bonne heure dans la vie et de bonne heure dans la journée. Heureux les jeunes dont les heures matinales se passent avec Jésus. On ne peut le chercher trop tôt ; en faisant ainsi, on le trouvera certainement. Les commerçants dont les affaires réussissent se lèvent matin, et les saints dont l'âme prospère sont ceux qui cherchent Christ avec zèle, Ceux qui ont trouvé en Jésus leur richesse sont ceux qui ont mis leur coeur à le chercher. Cherchons-le donc premièrement, c'est-à-dire de bonne heure. Avant tout Jésus ; Jésus le premier et Jésus le dernier, et rien de fâcheux n'adviendra ensuite. Quand nous l'aurons trouvé, il se révélera de plus en plus clairement, et se donnera plus complètement à nous. Heureux l'homme qui cherche Celui qui, une fois trouvé, demeurera à toujours avec lui et sera pour son coeur et son esprit un trésor de plus en plus précieux.

Seigneur Jésus, je t'ai trouvé ; deviens ma joie et ma satisfaction suprêmes.

CH Spurgeon

Ce qui s'oppose en nous à la prière


Toi, quand tu pries, entre seul dans ta chambre, comme fit Élisée, ferme bien ta porte et alors prie ton Pare qui est là, avec toi, dans ta solitude cachée. (Matthieu 6:6)


Jésus n'a pas dit : "Rêve au sujet de ton Père céleste, dans ta solitude cachée", mais bien : "Prie ton Père..." La prière véritable suppose un grand effort de volonté. Une fois dans notre chambre, `une fois la porte fermée, le plus difficile, c'est de prier. Notre pensée ne se laisse pas discipliner, et ce qui fait d'abord obstacle à la prière, c'est la sarabande échevelée de toutes nos idées vagabondes. C'est là qu'il faut lutter avec énergie, pour balayer toute cette rêvasserie, pour concentrer toute notre pensée, pour prier enfin de toute notre volonté.

Il nous est bon d'avoir un endroit à nous pour nous recueillir. Mais dès que nous y sommes, toutes sortes de pensées importunes nous assaillent comme des mouches : "Il faut faire ceci... il faut faire cela..." Jésus nous dit : "Ferme bien ta porte." Cela veut dire avant tout : "Ferme ta pensée à toutes ces mouches vagabondes, et ne pense plus qu'à Dieu." Dieu est là, présent dans notre solitude, et Il nous voit, non pas comme nous nous voyons nous-mêmes, ni comme les autres nous voient, mais tels que nous sommes. Dans ce sanctuaire intérieur, nous ne pouvons plus douter de Dieu, il devient pour nous la certitude suprême. C'est là, et là seulement, nous dit Jésus, que nous rencontrons notre Père céleste. À peine entrés, nous voyons qu'Il est là. Apprenez à lui apporter toutes vos préoccupations. En vous réveillant le matin, laissez Dieu entrer en vous : votre journée en dépend. Priez votre Père qui est là, dans votre solitude cachée, et tous vos actes, toutes vos paroles porteront aux autres la présence de Dieu.
Oswald Chambers

lundi 22 août 2016

La colère qui tourne à la gloire de Dieu


Certainement la fureur de l'homme tournera à ta louange ; tu achèveras de détruire le reste de ces furieux. (Psaumes 76:11)


Les méchants seront portés à la colère. Supporter cette colère est une partie de notre ministère, et une preuve de notre séparation d'avec eux. Si nous faisions partie du monde, le monde nous aimerait. Mais son courroux contre nous ne pourra que faire ressortir la gloire de Dieu. Quand les hommes, dans leur fureur, crucifièrent le Fils de Dieu, ils accomplirent sans le savoir le plan divin, et c'est encore dans des milliers de cas le résultat de l'obstination des méchants. Ils se croient libres ; mais semblables à des forçats enchaînés, ils exécutent inconsciemment les décrets du Tout-Puissant.

Les desseins qu'ils forment les conduisent à leur propre défaite, et leur colère ne peut nous causer aucun tort réel. Ils ne se nuisent qu'à eux-mêmes et déjouent leurs propres complots. La fumée qui s'échappait des bûchers des martyrs contribuait plus que toute autre chose à dégoûter du papisme.

Notre Seigneur sait comment museler et enchaîner les ours et comment arrêter la fureur de nos ennemis. Il agit comme le meunier qui détourne une partie du courant pour ne laisser que l'eau nécessaire au mouvement de sa roue. Chantons donc au lieu de soupirer. Quand même le vent siffle et mugit, ne craignons rien, car le Seigneur le dirige.

CH Spurgeon

"Pour moi... mais Lui..."

 

Pour moi, je vous donne un baptême d'eau... mais Lui vous donnera un baptême d'Esprit saint et de feu. (Matthieu 3:11)


Y a-t-il eu un moment dans ma vie où j'ai pu dire : "Pour moi..., mais Lui... ?" Il le faut pourtant pour que je puisse comprendre ce qu'est le baptême du Saint-Esprit. "Pour moi..." je suis au bout de mes capacités, je suis devant l'impossible. "Mais Lui..." il entre en scène à ce moment, il fait ce que Lui seul peut faire. Suis-je prêt pour sa venue ? Jésus ne peut pas venir si je n'ai pas déblayé le chemin devant lui, si je n'ai pas mis de côté tout ce qui est en moi, le bien comme le mal, le mal comme le bien. Suis-je prêt à le laisser projeter la lumière sur tous mes péchés ? C'est là justement qu'il vient à moi. Là où je me reconnais coupable, il se donne à moi. Là où je me crois sans reproche, il s'éloigne.

La repentance n'amène pas tant la conviction du péché que le sentiment d'une incroyable indignité. Quand je me repens, je sens que je ne suis capable de rien de bon ; je ne suis même pas digne de Lui porter ses sandales. Me suis-je vraiment repenti de cette façon ? Ou subsiste-t-il en moi comme une vague idée que je puis être bon à quelque chose ? Tant que ma repentance n'est pas radicale, Dieu ne peut pas entrer dans ma vie.

"Mais Lui vous donnera un baptême d'Esprit Saint et de feu." Jean ne parle pas d'une expérience, d'une impression que nous éprouverions, mais d'une action de Jésus-Christ : "Lui vous donnera..." La seule impression consciente de ceux qui reçoivent le baptême du Saint-Esprit, c'est celle de leur absolue indignité.

"Pour moi..." j'étais ce que j'étais, bon à rien. "Mais Lui..."est venu, et le miracle s'est produit. Laissez-le seulement agir en vous.

Oswald Chambers

samedi 20 août 2016

Délivrance sans limite


Il te délivrera dans six afflictions, et, à la septième, le mal ne te touchera point. (Job 5:19)


Éliphaz en ceci, dit la vérité selon Dieu. Nous pouvons avoir autant d'afflictions qu'il y a de jours de travail dans la semaine, mais le Dieu qui nous a aidés pendant ces six jours, agira encore jusqu'à ce que notre délivrance soit complète. Nous nous reposerons avec lui et en lui pendant notre sabbat. La succession rapide de nos maux est une de nos plus rudes épreuves de foi. À peine sommes-nous relevés d'un coup reçu, qu'en survient un autre, puis un nouveau, jusqu'à ce que nous commencions à chanceler. Mais la succession également rapide des délivrances est alors une cause de réjouissances, et le son rendu par l'enclume sous le marteau de l'affliction formera finalement une douce harmonie à la gloire de notre Dieu.

Il se peut qu'en ce jour nous n'ayons aucun repos, et que sept afflictions nous fondent dessus, mais « à la septième, nous est-il dit, le mal ne te touchera plus. » Le mal rugira peut-être autour de nous, mais il sera tenu à distance et ne nous atteindra pas. Son haleine brûlante pourra nous oppresser, mais son doigt ne se posera pas même sur nous. Nos reins seront ceints de manière à supporter les six et les sept afflictions que le Seigneur permettra pour nous, mais la frayeur ne sera que pour ceux qui n'ont ni Père, ni Sauveur, ni Saint-Esprit.
CH Spurgeon

Plénitude


Je vous donnerai du repos. (Matthieu 11:28)


Chaque fois que quelque chose vient affaiblir votre communion avec Jésus-Christ, tournez-vous aussitôt vers lui, et demandez-lui de vous donner sa sérénité. Ne tolérez pas que quoi que ce soit en vous, trouble cette paix. Traitez tout élément de discorde qui s'insinue entre Jésus et vous, comme une chose à combattre et non à supporter. Demandez au Seigneur de mettre sa nature en vous, et votre propre nature disparaîtra, il sera tout en vous. La préoccupation de soi engendre insensiblement la pitié pour soi-même, qui vient de Satan. "On ne me comprend pas ! Sur ce point-là, on me doit des excuses ! Il faut que ce soit tiré au clair !" Laissez donc les autres tranquilles, et demandez au Seigneur de mettre en vous la nature du Christ. Il vous soutiendra, jusqu'à ce que vous soyez rempli de sa plénitude.

La vie chrétienne parfaite est celle de l'enfant. Quand je me préoccupe trop de ce qui se passe en moi, cela va mal. C'est le malade qui connaît la valeur de la santé. L'enfant de Dieu ne se préoccupe pas de savoir ce qu'est la volonté de Dieu, car il est lui-même dans la volonté de Dieu. Quand nous nous écartons si peu que ce soit de la volonté de Dieu, nous nous mettons à lui dire : "Quelle est ta volonté ?" Un enfant de Dieu ne prie pas pour que Dieu lui démontre qu'il répond à la prière ; il est sans inquiétude, sachant que Dieu répond toujours.

En essayant de combattre notre égoïsme par les méthodes dictées par le bon sens, nous le développons au contraire. Jésus dit : "Venez à moi, et je vous donnerai du repos" ; c'est-à-dire : la nature de Christ prendra la place de notre propre nature. Partout où Jésus passe, il apporte le repos ; le repos d'une activité parfaite, d'où tout amour de soi-même est absent.

Oswald Chambers

vendredi 19 août 2016

La récompense attend le juste


Et chacun dira : Quoi qu'il en soit, il y a du fruit pour le juste ; quoi qu'il en soit, il y a un Dieu qui juge sur la terre. (Psaumes 58:12)


Les jugements de Dieu ne sont pas toujours distinctement reconnaissables sur cette terre, car il arrive souvent que tous sont atteints par un même accident. L'état actuel est un état d'épreuve et non de châtiment ni de récompense. Cependant la justice de Dieu éclate d'une manière terrifiante, en sorte que les indifférents sont forcés de voir sa main.

Dés cette vie même, les justes reçoivent cette récompense qu'ils préfèrent à toute autre chose, savoir, le sourire de Dieu, qui donne une conscience tranquille. Quelquefois il y ajoute encore d'autres bienfaits, car Dieu ne reste débiteur de personne. Mais la rémunération principale du juste se trouvera dans la vie future. Toutefois nous pouvons reconnaître dans une large mesure les jugements du divin Maître sur les peuples de la terre. Il renverse les gouvernements d'oppression et châtie les nations coupables. Nul ne peut étudier l'histoire de l'élévation et de la chute des empires, sans reconnaître une puissance agissant dans la justice, pour amener, à la fin, toute iniquité devant son tribunal, et la condamner inexorablement. Le péché ne demeure point impuni et le bien ne reste point sans récompense. Le juge de toute la terre agit justement. C'est pourquoi craignons-le, lui seul ; ne nous laissons jamais effrayer par la puissance des méchants.

CH Spurgeon

Êtes-vous préoccupé de vous-même ?

 

Venez à moi. (Matthieu 11:28)


Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ ; mais nous subissons, par moments, des pressions extérieures, et nous retombons alors dans l'introspection, dont nous pensions être délivrés. Cette préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient troubler la plénitude de notre vie en Dieu, et elle provoque une lutte continuelle. La préoccupation de nous-mêmes n'est pas un péché ; elle peut résulter d'un tempérament nerveux, ou du choc inopiné de circonstances nouvelles. La volonté de Dieu, c'est que nous soyons parfaits en lui. Tout ce qui trouble notre sérénité doit être corrigé, et le remède n'est pas d'ignorer le mal, mais d'aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par la recherche de sa présence, il le fera, jusqu'à ce que nous ayons appris à demeurer en lui.

Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ ne soit diminuée, ou partagée, sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre, rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de retomber dans la préoccupation de vous-même. Rien n'est plus important que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le remède souverain est tout simple : "Venez à moi." Notre vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée par ces quelques mots. Si quelque chose en nous n'est pas vrai, nous sommes tentés de discuter plutôt que d'aller simplement à Jésus.
Oswald Chambers

jeudi 18 août 2016

Si tu cherches, tu trouveras


Si tu le cherches, il se fera trouver de toi. (1 Chroniques 28:9)


Nous avons besoin de notre Dieu, et en le cherchant, nous le trouverons, car il ne se reniera pas lui-même en se dérobant à celui qui cherche sa face. Cela t'arrivera, non pas si tu t'en montres digne, ou si tu gagnes sa faveur, mais simplement si tu le cherches. Toi qui déjà connais le Seigneur, tu dois continuer à chercher sa face par la prière, en le servant diligemment, et dans une sainte gratitude. Il ne te refusera pas sa faveur et son amitié. Que ceux qui ne le connaissent pas encore pour le repos de leur coeur, commencent aussitôt à le chercher, jusqu'à ce qu'ils l'aient trouvé comme leur Sauveur, leur Ami, leur Père, leur Dieu.

Quelle ferme assurance donne à celui qui le cherche ainsi cette promesse : « Celui qui cherche trouve. » Toi, oui, toi, si tu cherches ton Dieu, tu le trouveras. En la trouvant, tu trouveras le pardon, la vie, la sainteté, la gloire. Cherche donc avec persévérance, puisque ce n'est pas en vain. Fais-le sans tarder ; c'est ici le lieu, et maintenant le temps favorable. Plie ton roide genou et ton cou plus roide encore, et crie à Dieu, au Dieu vivant ! Au nom de Jésus demande la purification et la justification. Elles ne te seront pas refusées. C'est le témoignage de David et son fils Salomon et l'expérience personnelle de l'auteur. Crois et agis pour l'amour de Christ.

CH Spurgeon

Muet de tristesse


Lorsqu'il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était très riche. (Luc 18:23)


Le jeune homme riche s'en alla muet de tristesse ; il n'avait rien à dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair ; aucun doute possible. Cela produisit en lui une tristesse si grande qu'il était sans paroles. Êtes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés, vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répètera simplement : "Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions."

"Vends tout ce que tu as..." Dépouillez-vous moralement devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour soumettre notre volonté à celle de Dieu. Êtes-vous plus attaché à votre propre idée des exigences de Jésus, qu'à lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse. Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement accepté sauf par ceux qui ont reçu sa nature. N'atténuez jamais la sévérité d'une parole de Jésus.

Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers : Dans l'orgueil d'être pauvre, de n'être rien, ou bien d'être quelqu'un. Chacune de ces fausses richesses m'empêchera d'être le disciple de Jésus. Il faut que je me dépouille de tout, même de l'orgueil du dépouillement. Le découragement n'est qu'un égoïsme déçu. La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une forme d'égoïsme.

Oswald Chambers

mercredi 17 août 2016

Qui a la majorité ?

 

Ne crains point ; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. (2 Rois 6:16)


Chevaux et chariots, avec une grande armée enferment le prophète à Dothan. Son jeune serviteur est alarmé. Comment échapper à un si grand corps de troupes ennemies ? Mais le prophète avait des yeux que son serviteur n'avait pas, et il pouvait voir une armée plus grande et mieux équipée qui le gardait de tout mal : des chevaux ardents plus puissants que les chevaux de chair, et des chariots de feu plus redoutables que les chars de fer.

Il en est encore de même à cette heure. Les adversaires de la vérité sont nombreux, influents, instruits, rusés, et ils la malmènent de leurs mains ; mais l'homme de Dieu n'a pas sujet de s'effrayer. Visibles ou invisibles, des agents puissants sont du côté de la justice. Dieu tient en réserve des armées qui apparaîtront à l'heure du besoin, et dont les forces destinées à appuyer le bien et la vérité dépassent de beaucoup les puissances du mal. C'est pourquoi ne nous décourageons pas, mais marchons au pas de ceux dont la joie et la confiance les élèvent au-dessus de la crainte. Nous sommes du côté de la victoire. Si la bataille est rude, nous en savons l'issue. La foi qui a Dieu avec elle est assurée du succès : « Ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. »

CH Spurgeon

Avez-vous perdu courage ?


Il te manque encore une chose ; vends tout ce que tu as..., puis viens et suis-moi. (Luc 18:22)


"Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles..." Avez-vous jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez non, je me demande si vous l'avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment ; quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment dures.

Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme de faire ce qu'il lui avait dit ; il n'a pas essayé de le garder près de lui. Il lui a simplement dit : "Vends tout ce que tu as, puis viens, et suis-moi." Notre Seigneur ne supplie ni ne cajole, jamais il n'essaie de séduire : Il dit simplement les paroles les plus sévères que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s'en tient là.

Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M'a-t-il parlé, à moi personnellement, et l'ai-je écouté avec toute mon attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d'autres, mais quelque chose qui était bien pour moi, Cet homme comprit ce que Jésus disait, il l'entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le coeur. Il partit, non pas révolté, mais tout triste, entièrement découragé. Il était venu à Jésus plein d'ardeur, et la parole de Jésus le glaça ; sa piété enthousiaste céda au découragement. Et Jésus n'insista pas, il le laissa partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été entendue, elle portera du fruit, tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs d'entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais si nous revenons à l'obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.
Oswald Chambers

mardi 16 août 2016

Admettez et confessez le péché ; ne le cachez point


Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point ; mais celui qui les confesse, et qui les délaisse, obtiendra miséricorde. (Proverbes 28:13)


Voici comment un pécheur coupable et repentant obtiendra miséricorde. Il doit abandonner la coutume de cacher son péché. C'est là le jeu de la fausseté qui nie le mal, de l'hypocrisie qui le dissimule, de la vanterie qui le justifie, et de la profession ouverte qui cherche à le compenser par de bonnes oeuvres.

Mais l'affaire du pécheur doit être de le confesser et de l'abandonner. Les deux choses doivent être simultanées. Qu'il fasse sa confession au Seigneur lui-même avec droiture et honnêteté, avouant le mal en sentant et détestant son péché ; en s'abstenant de jeter la faute sur les autres, d'accuser les circonstances, et de chercher des excuses dans sa faiblesse naturelle. Déchargeons notre conscience entièrement et reconnaissons-nous coupables devant l'acte d'accusation. Il n'y a de miséricorde qu'à ce prix.

Ensuite abandonnons le péché. Après avoir avoué notre faute, désavouons toute intention d'y persister dans le présent et pour l'avenir. Nous ne pouvons demeurer dans la rébellion et habiter en même temps avec la Majesté du Roi. L'habitude du mal doit être délaissée ainsi que les lieux, les compagnies, les lectures, et toute poursuite de ce qui nous éloigne du bien. Ce n'est ni la confession de nos péchés, ni notre réforme à leur égard qui, en elles-mêmes, nous procurent le pardon, mais elles sont la condition pour qu'il nous soit accordé par la foi au sang de Christ.
CH Spurgeon

Me connaît-il ?


Il appelle par leur nom les brebis... (Jean 10:3)


Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement mépris sur son compte ? (Jean 21:17) Il est possible de connaître à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle ? Elle ne savait rien de la doctrine. N'importe quel Pharisien aurait pu aisément se moquer d'elle sur ce point, mais il n'aurait pu ébranler cette certitude : Jésus avait chassé d'elle sept démons. Cependant ce bienfait n'était rien auprès de sa personne même. Marie vit Jésus debout, près d'elle, mais elle ne savait pas que c'était Lui... ; dès qu'elle entendit sa voix, elle sut qu'elle avait déjà rencontré celui qui parlait, et elle cria : "Maître !"

Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté à douter ? (Jean 20:27) Ai-je eu des doutes sur un point particulier de l'action de Jésus ? Une expérience dont d'autres auraient rendu témoignage, mais que je n'ai pas faite moi-même ? Les autres disciples dirent à Thomas qu'ils avaient vu Jésus, mais il persista dans le doute : "Si je ne vois... je ne croirai pas." (Jean 20:25) Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d'avance. Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions "Mon Seigneur et mon Dieu !"

Jésus me connaît-il, même quand je l'ai égoïstement renié ? (Jean 21:15-17) Pierre avait renié Jésus avec des serments et des imprécations ; et cependant, après la résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna, d'abord en particulier, puis devant les autres. "Seigneur, tu sais que je t'aime !"

Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.

Oswald Chambers

lundi 15 août 2016

La garantie que donne son Nom

 

Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié par le Fils. (Jean 14:13)


Tous les croyants ne savent pas demander au nom de Jésus ; prier, non seulement. Pour l'amour de lui, mais en son nom, comme y étant autorisé par lui, est un degré élevé de la prière. Il y a certaines choses que nous n'oserons pas de mander en ce Nom béni, car ce serait le profaner ; mais quand la requête est digne d'être appuyée par le nom de Jésus, elle sera acceptée et exaucée.

Il est d'autant plus sûr que cette prière réussira, qu'elle est pour la gloire du Père par le Fils. Elle glorifie sa vérité, son pouvoir, sa fidélité, sa grâce. L'exaucement de la prière, quand elle est présentée au nom de Jésus, révèle l'amour du Père pour son Fils bien-aimé, et l'honneur dont il l'a revêtu. La gloire de Jésus et du Père est si indissolublement liée l'un à l'autre, que la grâce qui glorifie l'un, glorifie l'autre aussi. Le canal est rendu célèbre par l'abondance de la source qui le remplit, et la source est honorée par le canal qui lui donne écoulement et répand ses eaux. Si le fait de répondre à nos prières devait déshonorer le Seigneur, nous n'oserions pas prier. Mais puisqu'il est glorifié en nous exauçant, nous demanderons sans cesse en ce Nom béni, que Dieu et son peuple aiment et chérissent ensemble, sachant que « si nous de mandons quelque chose selon sa volonté, il nous exauce. »
CH Spurgeon

Les signes de la nouvelle naissance

 

Il faut que vous naissiez de nouveau. (Jean 3:7)


La réponse à la question : "Comment un homme peut-il naître, quand il est vieux ?", est : "Quand il est assez vieux pour mourir", c'est-à-dire, pour renoncer à ses prétendus droits, à ses vertus, à sa religion, à tout, pour recevoir en lui une vie qu'il ne connaissait pas auparavant. La vie nouvelle se manifeste par une repentance consciente, et une inconsciente sainteté.

"À tous ceux qui l'ont reçu..." (Jean 1:12) Ma connaissance de Jésus est-elle née en moi d'une intuition spirituelle et personnelle, ou bien est-ce seulement ce que j'ai appris en écoutant les autres ? Ai-je quelque chose dans ma vie qui me rattache directement au Seigneur Jésus comme à mon Sauveur personnel ? C'est là l'assise de toute vie spirituelle. Être né de nouveau, c'est voir Jésus.

"Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu." (Jean 3:3) Est-ce que je recherche les signes du Royaume, ou est-ce que je perçois la volonté de Dieu ? Grâce à la nouvelle naissance une vision nouvelle me permet de discerner la volonté de Dieu. Son règne existe de tout temps, et tient à la nature même de Dieu ; mais maintenant que je participe à sa nature, je le discerne clairement.

"Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché." (1 Jean 3:9) Est-ce que je m'efforce de ne plus pécher, ou est-ce que vraiment je ne pèche plus ? Être né de Dieu, c'est avoir reçu un pouvoir surnaturel de Dieu, pour ne plus pécher. La Bible ne demande pas : "Un chrétien peut-il encore pécher ?" Elle affirme catégoriquement : Un chrétien ne doit pas pécher. La nouvelle naissance a pour résultat que nous ne pratiquons pas le péché ; non seulement nous avons reçu le pouvoir de ne pas pécher, mais nous avons cessé de pécher. 1 Jean 3:9, ne signifie pas que nous ne pouvons plus pécher ; cela veut dire que si nous obéissons à la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, le péché n'a plus de pouvoir sur nous.
Oswald Chambers

samedi 13 août 2016

Avant et pendant l'appel


Il arrivera qu'avant qu'ils crient, je les exaucerai ; et lorsqu'ils parleront encore, je les aurai déjà entendus. (Ésaïe 65:24)


Oeuvre prompte que celle-ci ! Le Seigneur nous entend avant que nous appelions, et souvent, nous répond avec la même rapidité. Prévoyant nos besoins et nos prières, sa Providence dispose tout pour qu'avant que le besoin se soit fait sentir il y soit déjà pourvu, et qu'avant que l'épreuve nous ait atteints, nous soyons déjà armés. Cette promptitude est celle de la toute science, et plus d'une fois nous l'avons vue s'exercer. Avant que nous ayons eu le temps de songer à l'affliction, la puissante consolation destinée à nous soutenir était déjà venue. Quel Dieu que celui qui nous répond ainsi !

Sa manière d'entendre nous rappelle le téléphone, « Dieu est au ciel et nous sur la terre, » mais il fait voyager notre parole aussi rapidement que la sienne. Quand nous prions avec ferveur, nous atteignons l'oreille de Dieu. Notre charitable Médiateur présente aussitôt nos requêtes à son Père qui les écoute avec complaisance. Sublimité de la prière ! Qui ne se mettrait à demander avec ardeur, sachant que sa voix parvient à l'oreille du Roi des Rois ? Je prierai aujourd'hui avec foi, assuré, non seulement que je serai entendu, mais que je suis déjà entendu ; non seulement qu'il me sera répondu, mais que je reçois déjà la réponse, car « tu entends les requêtes. » Saint-Esprit, viens à mon aide !
CH Spurgeon

N'éteignez pas l'Esprit


N'éteignez pas l'Esprit. (1 Thessaloniciens 5:19)


La voix de l'Esprit est aussi douce que la brise, si légère qu'on ne peut la percevoir que si l'on vit en communion parfaite avec Dieu. Les avertissements de l'Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire douceur, et si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous ne l'entendrons pas, et notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l'Enfant de Dieu peut le percevoir.

Si en rendant votre témoignage vous revenez toujours sur le passé en disant : "Tel jour, il y a bien des années, j'ai été sauvé", alors prenez garde ! En effet, en marchant dans la lumière de Dieu vous n'avez nul besoin de revenir en arrière, vous vivez maintenant une merveilleuse communion avec Dieu. Mais si vous n'êtes plus dans la lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. N'essayez pas de camoufler par le souvenir d'expériences passées, un refus actuel de marcher dans la lumière. Quand l'Esprit vous avertit, arrêtez-vous et redressez ce qui est tortueux, sinon, inconsciemment vous l'attristeriez.

Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous sentirez moins vivement la présence de Dieu et l'humiliation de ne pas lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi l'Esprit, le moment viendra où l'épreuve cessera parce que vous aurez attristé et éloigné l'Esprit. Mais si vous triomphez de l'épreuve, l'heure viendra où vous pourrez chanter à Dieu un cantique de louanges ! N'ayez aucune pitié pour ce qui déplaît à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez en souffrir.
Oswald Chambers

vendredi 12 août 2016

La lumière dans l'obscurité


Tu es même ma lampe, ô Éternel ! Et l'Éternel éclairera mes ténèbres. (2 Samuel 22:29)


Suis-je dans la lumière ? C'est alors toi, Seigneur, qui est ma lampe. Que tu disparaisses, et ma joie s'en va ; mais, tant que tu es avec moi, je peux me passer des lumières de la science et des flambeaux de la civilisation. Quelle clarté la présence de Dieu jette sur toutes choses ! On dit qu'il y a un phare qui envoie ses rayons à sept lieues au large ; notre Dieu, lui, n'est pas seulement un Dieu de près, mais aussi un Dieu qui est aperçu à grande distance, même depuis le pays de l'ennemi. O Seigneur, quand ton amour remplit mon coeur, je suis heureux comme un ange. Tu es tout mon désir.

Suis-je dans les ténèbres ? Toi, alors, ô Dieu, tu éclaireras mes ténèbres. Dans peu, les choses changeront. Mes affaires peuvent devenir de plus en plus tristes et un nuage peut couvrir un autre nuage ; mais quand il ferait assez sombre pour que je ne puisse voir ma propre main, je verrais cependant la main du Seigneur. Lorsque je ne vois aucune lumière en moi, et que je n'en trouve pas parmi mes amis, ni dans le monde entier, le Dieu qui a dit : « Que la lumière soit, » et la lumière fut, peut répéter la même parole. Il parlera et le soleil reparaîtra pour moi. Je ne mourrai pas, mais je vivrai. Déjà le jour se lève. Ce texte lumineux brille comme l'étoile du matin, et avant peu d'heures mes mains vont battre de joie.
CH Spurgeon

Se reposer en Dieu

Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? (Matthieu 8:26)


Quand nous avons peur, nous crions à Dieu instinctivement, mais le Seigneur a le droit d'exiger que ceux qui invoquent son nom aient en lui une confiance intelligente. Dieu s'attend à ce que ses enfants aient une telle confiance en lui, que d'autres puissent toujours compter sur eux dans les moments difficiles. Hélas ! Notre confiance en Dieu ne va que jusqu'à un certain point ; ensuite nous retombons dans la mentalité des incrédules qui, affolés, crient vers lui, lorsqu'ils sont à bout de ressources. Une telle attitude témoigne de notre manque de confiance. Il paraît dormir, et nous ne voyons rien d'autre que les vagues qui déferlent sur nous.

"Gens de peu de foi !" Quel cinglant reproche pour les disciples ! "Une fois de plus vous n'avez pas compris !" Et quel reproche nous frappe nous aussi, quand nous comprenons soudain que nous aurions pu remplir de joie le coeur de Jésus, en gardant en lui une confiance absolue.

À certains moments de la vie tout paraît calme et tranquille. Nous faisons de notre mieux, avec nos forces humaines ; mais c'est lorsque la tempête arrive qu'on voit tout de suite sur quel appui nous comptons. Si nous avons appris à adorer Dieu et à nous fonder sur lui, la tempête révèlera que nous pouvons résister sans être brisés.

Nous avons fréquemment parlé de la sanctification comment la résumer ? Elle doit nous amener à nous reposer en Dieu, c'est-à-dire nous unir à Lui parfaitement. Par là non seulement nous serons irréprochables à ses yeux, mais nous lui donnerons aussi une joie profonde.

Oswald Chambers

jeudi 11 août 2016

Attendre sans courir


Quoi qu'il en soit, mon âme se repose sur Dieu ; ma délivrance vient de lui. (Psaumes 62:2)


Assurance bénie ! C'est de lui que vient la délivrance, et de lui seul. Il en aura toute la gloire, car lui seul peut l'opérer. Il la donnera en son temps, et à sa manière, mais elle sera sûre et complète. Il nous délivrera du doute, de la souffrance, de la calomnie, de la détresse. Lors même que nous ne verrions encore aucun signe de cette délivrance, il nous suffit d'attendre la volonté de Dieu, car nous n'avons aucun doute sur son amour et sa fidélité. Son oeuvre sera sûre et ne se fera pas attendre, et nous le louerons pour sa miséricorde.

Attitude bénie aussi que cette attente ! Attendre patiemment et en comptant uniquement sur lui. Que ce soit notre position dans cette journée, et chaque jour. L'attendre pendant notre temps de loisir et notre temps de service, l'attendre dans la prière et dans la joie. Cette attente, quand elle part du fond même de l'âme, est l'attitude vraie et sûre de la créature devant son Créateur, du serviteur devant son Maître, de l'enfant devant son Père. Nous ne nous permettrons pas de rien dicter à notre Dieu, ni de nous plaindre de lui. Nous n'admettons ni impertinence, ni défiance à son égard. Nous n'oserons pas aller plus vite que lui, ni chercher le secours des autres ; ce n'est pas là s'attendre à Dieu. Dieu et Dieu seul est l'attente de nos coeurs.

CH Spurgeon

L'expérience qui nous forme


Élisée ne vit plus Élie. (2 Rois 2:12)


Vous avez le droit de vous appuyer sur Élie, celui que Dieu vous a donné pour vous guider, mais n'oubliez pas que le jour viendra où il vous sera enlevé. Vous vous dites : "Mais je ne peux pas poursuivre ma route sans Élie", pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui.

Élisée est seul pour passer le Jourdain (verset 14), symbole de la séparation. Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien, sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place. Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert à rien de dire : "Je n'y arriverai pas." Vous êtes confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.

Élisée est seul à Jéricho (verset 15), où Élie avait fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de mettre Dieu à l'épreuve. Mais si vous restez fidèle à ce que vous avez appris avec Élie, Dieu vous accordera un signe de sa présence.

Élisée est seul à Béthel (verset 23). Là, vous non plus ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, c'est la sagesse de Dieu qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer, où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme, demeurez fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce que "votre Élie" vous a enseigné, mais ne cherchez plus son secours. Servez-vous de son manteau, et priez. Prenez la résolution de vous confier en Dieu seul.
Oswald Chambers

mercredi 10 août 2016

Il abaisse pour élever

 

L'Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse et il élève. (1 Samuel 2:7)


Tous les changements survenus dans ma vie viennent de celui qui ne change jamais. Si j'étais devenu riche, j'y aurais vu sa main et je l'aurais béni ; que je sache aussi reconnaître cette main si je deviens pauvre, et le louer de tout mon coeur. Quand notre situation devient modeste en ce monde, cela vient de l'Éternel, et nous devons le supporter avec patience ; et si au contraire notre position se relève, c'est encore de lui que cela procède ; acceptons-le donc avec reconnaissance. Dans les deux cas, c'est le Seigneur qui l'a donné, et tout est bien.

En général, la méthode de Dieu est d'abaisser ceux qu'il veut élever et de dépouiller ceux qu'il veut revêtir. Et sa voie est la plus sage et la meilleure. Si j'ai maintenant à supporter quelque abaissement, je m'en réjouirai, car j'y verrai le prélude de mon élévation. Plus nous sommes humiliés par la grâce, plus nous serons élevés en gloire. Cet appauvrissement qui a pour but notre enrichissement sera donc le bienvenu.

O Seigneur, tu m'as humilié dernièrement en me faisant sentir ma nullité et mon péché. C'est là une expérience peu agréable, mais je te demande de la rendre profitable pour moi. Rends-moi ainsi capable de supporter une plus grande mesure de joie et un plus grand fardeau d'activité, et, quand j'y serai prêt, accorde-les-moi pour l'amour de Christ. Amen.

CH Spurgeon

Le chrétien et la souffrance


Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4:19)


Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même ; comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s'immiscer dans la vie d'un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s'apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s'il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : "Dieu me traite durement." C'est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16:23). Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu'on s'apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son coeur. Il ne cherchait de sympathie qu'auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15:10).

Remarquez que Dieu semble parfois "gaspiller" ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : "Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile !" Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier ; et nous n'avons pas à en juger nous-mêmes : il sait ce qu'il fait.

Oswald Chambers

mardi 9 août 2016

Tailler pour obtenir du fruit

 

Il retranche tout sarment qui ne porte pas de fruit en moi, et il émonde tout celui qui porte du fruit, afin qu'il porte encore plus de fruit. (Jean 15:2)


Voici une promesse précieuse pour quiconque désire une vie fertile. Elle se présente, il est vrai, sous un aspect un peu sévère ; le rameau fertile doit-il donc être émondé et le fer doit-il couper le meilleur et le plus utile de la branche ! Il faut bien qu'il en soit ainsi, car la plus grande partie de l'oeuvre d'élagage du Seigneur se fait par les afflictions d'une nature ou d'une autre. Ce ne sont pas les méchants, mais les justes auxquels les tribulations sont annoncées pour ce monde. Mais la fin est plus qu'une compensation pour la nature douloureuse des moyens. S'il en résulte plus de fruits pour notre Sauveur, nous ne regretterons pas la souffrance causée par la taille, ni la perte de notre feuillage.

En dehors des épreuves, cet élagage s'opère aussi en nous par le moyen de la Parole, et cette pensée enlève à cette promesse ce qui lui donne un aspect redoutable. Par sa Parole nous serons rendus plus souples, plus doux et plus utiles. Le Seigneur qui, dans une certaine mesure, nous a déjà fait porter du fruit, veut agir sur nous de manière à nous donner un degré de fécondité très supérieur encore. Or, il y a certainement plus de consolation dans la promesse de porter des fruits pour Dieu que dans une garantie de richesses, de prospérité ou d'honneurs.

Seigneur, hâte-toi d'accomplir en moi ta parole de grâce et fais que je porte une abondance de fruits à ta gloire.
CH Spurgeon

La prière que Dieu écoute


Père, je te rends grâce de ce que tu m'as exaucé ! (Jean 11:41)


Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu'un avec celle de son Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel. "Votre corps est le temple du Saint-Esprit", la "Bethléem" où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire en moi ce qu'il désire ? L'absolue simplicité de la vie du Fils de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis confronté aux difficultés de la vie, puis-je m'appuyer sur la prière du Fils éternel parlant à son Père ? "En ce jour-là, vous demanderez en mon nom...", dit Jésus. De quel jour s'agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m'a fait réellement un avec mon Seigneur.

Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ? Que dans votre vie spirituelle, ce qu'on appelle "le bon sens" ne mette jamais le Fils de Dieu à l'écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature humaine, mais ce n'est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables de connaître et d'adorer Dieu, tant qu'elles n'ont pas été transfigurées par la présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à Jésus, afin qu'il puisse agir à travers nous. Sommes-nous soumis à Jésus-Christ pour que "sa vie se manifeste dans notre chair mortelle" ?
Oswald Chambers

lundi 8 août 2016

La confiance qui n'est pas mal placée


Voilà, le Seigneur, l'Éternel, m'aidera. (Ésaïe 50:9)


Nous avons dans cette prophétie les paroles du Messie au jour de son obéissance jusqu'à la mort, quand il livrait son dos au fouet, et ses joues aux soufflets et aux crachats. Il se confiait dans le secours de Dieu et s'attendait à l'Éternel.

O mon âme, tes maux ne sont que comme des grains de poussière sur le plateau d'une balance comparés au poids de ceux du Sauveur. Ne crois-tu pas que le Seigneur t'aidera ? Le Seigneur était dans une situation spéciale, car, représentant les pécheurs et s'offrant en sacrifice pour être leur substitut il était nécessaire que son Père l'abandonne et que son âme se sentit séparée de lui. Rien de semblable pour toi ; tu n'as pas à crier : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Ton Sauveur ne s'est-il pas reposé sur Dieu dans cet abandon même ; et toi, ne peux-tu pas le faire aussi ? Il est mort pour toi, en sorte qu'il est impossible que tu sois laissé seul ; aie donc bon courage.

Dans cette journée de travail et d'épreuve, écrie-toi : « Le Seigneur m'aidera. » Va courageusement. Rends ta face semblable à un caillou et décide que ni faiblesse, ni timidité n'approcheront de toi. Si le Seigneur t'aide, qui t'arrêtera ? Si tu es sûr de son secours tout-puissant, qu'y aura-t-il de trop difficile pour toi ? Commence donc le jour joyeusement, et qu'aucune ombre de doute ne survienne entre toi et le Soleil éternel.

CH Spurgeon

Prier pour honorer le Père

 

Le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. (Luc 1:35)


Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et sa communion avec le Père. C'est Dieu qui fait naître en moi son Fils. Étant devenu enfant de Dieu, j'ai le droit de regarder mon Père en face. Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens : "Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père ?" Quelles que soient les circonstances, le saint, l'innocent, l'éternel Enfant divin doit rester en communion avec son Père.

Ai-je assez de simplicité pour m'identifier ainsi avec le Seigneur ? Poursuit-il en moi son oeuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d'aujourd'hui, une clameur s'élève : "À mort le Fils de Dieu !" Il n'y a plus de place pour lui, plus aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.

Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi, atteignent-elles le but qu'il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous : "Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ."
Oswald Chambers

samedi 6 août 2016

Va et prend ta propriété


Regarde, l'Éternel, ton Dieu, met devant toi le pays ; monte et possède-le, selon que l'Éternel, le Dieu de tes pères, te l'a dit ; ne crains point, et ne t'effraie point. (Deutéronome 1:21)


REGARDE : il y a un héritage de grâce que tu devrais avoir la hardiesse de conquérir pour qu'il devienne ta possession. Tout ce qu'un croyant a obtenu, l'autre peut l'avoir aussi. Tu peux être fort dans la foi, fervent dans l'amour, fertile dans le travail ; rien n'empêche qu'il en soit ainsi ; mais, pour cela, monte et prends possession. La plus douce expérience et la grâce la plus précieuse sont aussi bien pour toi que pour n'importe lequel de tes frères, L'Éternel place ces biens aujourd'hui devant toi, et personne ne peut te contester ton droit ; monte donc et possède-les en son nom.

Le monde est aussi devant nous, qui doit être conquis pour Jésus. Aucune contrée, aucun lieu ne doit subsister qui ne lui ait été soumis. Ce bouge ou cette sombre ruelle sont devant notre demeure, non pour déjouer nos efforts, mais pour les encourager. Prenons courage et allons de l'avant ; et nous gagnerons pour Jésus les noirs intérieurs et les coeurs endurcis. Ne laissons périr personne parce que nous n'aurons pas eu assez de foi en Jésus et en son évangile pour aller nous emparer du pays. Aucun lieu n'est trop ténébreux, aucun être trop dégradé pour être en dehors de la puissance de la grâce. Arrière la lâcheté ; par la foi marchons à la conquête.

CH Spurgeon

La croix et la prière


En ce jour-là, vous demanderez en mon nom. (Jean 16:26)


Nous avons beaucoup trop l'habitude de considérer la croix comme une épreuve dont nous devons triompher : mais nous ne pouvons en triompher que si nous l'acceptons. La croix ne signifie pour nous qu'une seule chose : l'identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette union se réalise avant tout dans la prière.

"Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez." Alors, pourquoi demander ? C'est que la prière ne doit pas avoir pour but d'obtenir de Dieu des exaucements ; la prière est la parfaite et complète communion avec lui. Si nous prions pour être exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond toujours, mais pas toujours comme nous l'attendons, et nos moments d'irritation spirituelle Il prouvent que nous refusons d'être unis à Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins de la grâce de Dieu.

"Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime." Êtes-vous parvenu à un tel degré d'intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu'un avec celle de Jésus ? En "ce jour-là", sa vie sera devenue votre vie.

Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière, n'essayez pas d'en accuser quelqu'un d'autre que vous. C'est là un piège de Satan. Vous découvrirez qu'il y a une raison, et ce sera une profonde leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d'autre.
Oswald Chambers

vendredi 5 août 2016

La loi dans le coeur

 
 La loi de son Dieu est dans son coeur ; aucun de ses pas ne chancellera. (Psaumes 37:31)


Mettez la loi dans le coeur d'un homme, et cet homme marchera droit. Voilà où la loi doit être inscrite ; elle est alors, comme les tables de pierre dans l'arche, à la place qui lui est destinée. Dans la tête, elle embarrasse ; sur le dos, elle pèse ; dans le coeur, elle soutient et maintient.

Quelle belle expression que celle-ci « la loi de son Dieu ! » Quand nous connaissons l'Éternel comme notre Dieu, sa loi signifie pour nous liberté. Dieu, qui est entré avec nous dans cette alliance, nous donne le désir d'obéir à ses prescriptions et de marcher dans ses commandements. Suivre les préceptes de mon Père, sera pour moi un délice.

L'homme dont le coeur est obéissant sera soutenu dans tous ses pas. Il fera ce qui est bien ; par conséquent, il fera ce qui est prudent. Une action sainte est toujours la plus sage, quoiqu'il puisse sembler au moment même. Quand nous marchons dans ses lois, nous sommes engagés sur la voie royale de notre Dieu. La Parole de Dieu n'a jamais égaré une seule âme. Sa direction est claire : c'est de marcher humblement et droitement dans l'amour et la crainte de Dieu. Ce sont là de sages avis, des règles de sainteté pour nous préserver de la souillure. Celui-là marche sûrement qui marche droitement.
CH Spurgeon

L'appel déconcertant

 

Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : "Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l'homme s'accomplira..." Mais ils ne comprirent rien à cela... (Luc 18:31-34)


Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à mort- et cela leur brisera le coeur. La vie de Jésus. Christ fut, au point de vue humain, un désastre, mais un immense triomphe aux yeux de Dieu ; ses desseins ne sont pas nos desseins.

L'appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies. Cet appel ne peut être formulé explicitement ; il va de soi. Il est comme l'appel de la mer, que personne n'entend, sauf celui qui est né marin. On ne peut pas définir clairement l'appel de Dieu, car il nous appelle à être ses compagnons, pour un but connu de lui seul ; et le signe que nous sommes appelés, c'est justement croire que Dieu sait ce qu'il fait. Ce qui nous arrive n'est jamais le fruit du hasard, mais correspond entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser ses desseins.

Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu'il nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner. À mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient plus simple, parce que nous cessons de nous demander : "Pourquoi Dieu permet-il ceci ou cela ?" Toute la scène est dominée par la souveraineté de Dieu. Nos destinées sont dans sa main. Un chrétien est un homme qui se fie à l'intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et la sérénité qui doivent caractériser l'enfant de Dieu.

Oswald Chambers

jeudi 4 août 2016

Il bénit et Il garde


L'Éternel te bénisse et te garde. (Nombres 6:24)


Cette bénédiction du souverain sacrificateur est en elle-même une promesse. Celle que notre grand Sacrificateur prononce sur nous doit sûrement avoir son effet, car il parle selon les oracles de Dieu. Quelle joie d'être sous la bénédiction divine ! Cela donne un parfum délicieux à toutes choses. Si nous sommes bénis, tous nos biens et toutes nos joies sont bénis ; nos pertes et nos croix, et nos désappointements mêmes le seront aussi. La bénédiction de Dieu est profonde, réelle, effective. Celle d'un homme peut consister en paroles uniquement ; mais la bénédiction de l'Éternel enrichit et sanctifie. Le voeu le plus désirable que nous puissions faire à notre meilleur ami n'est pas : « Bonheur et prospérité, » mais : « Que l'Éternel te bénisse. »

Quelle excellente chose c'est encore que d'être sous la garde de Dieu ; gardé par lui, gardé près de lui ; gardé en lui. Ils sont bien gardés ceux que Dieu garde : ils sont préservés du mal et réservés pour une félicité infinie. La garde de Dieu accompagne sa bénédiction, afin de l'établir et de l'affermir. Le voeu de l'auteur de ce petit livre est que tous ceux qui liront ces lignes soient mis au bénéfice de cette riche bénédiction et placés sous cette sûre garde.

Oui l'Éternel te bénira,
Et son amour te gardera ;
Il t'éclairera de sa face
Et te fera trouver sa grâce ;
Il tournera vers toi les yeux
Et t'enverra sa paix des cieux.

CH Spurgeon

Compagnons de Dieu


"Jésus prit les douze auprès de lui." (Luc 18:31)


Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ? "Il a manqué de sagesse en me choisissant, dites-vous, je n'ai aucune valeur." C'est justement pour cela qu'il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à poursuivre. Mais si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour "aller à Jérusalem", et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n'a pas à vous consulter.

Nous nous imaginons qu'un homme qui a des qualités naturelles fera, à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce ne sont pas nos dons, mais notre dénuement. Non ce que nous apportons, mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère, notre savoir, notre expérience — tout cela ne compte pour rien. La seule chose qui compte, c'est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez 1 Corinthiens 1:26-30). Dieu prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens, ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles de Dieu. Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient à l'altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre. L'essentiel dans notre vie spirituelle n'est pas le travail que nous faisons, mais notre relation avec Dieu et l'atmosphère qui en résulte. C'est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c'est bien celle qui est la plus négligée.

Oswald Chambers

mercredi 3 août 2016

Le droit aux choses saintes


Mais la personne que le sacrificateur aura achetée de son argent, en mangera (des choses saintes) ; il en sera de même de celui qui sera né dans sa maison ; ceux-là mangeront de sa viande. (Lévitique 22:11)


Les visiteurs, les étrangers et les serviteurs à gages ne pouvaient manger des choses saintes. Il en est encore de même pour les choses spirituelles. Mais deux classes d'hommes avaient libre accès à la table du prêtre, ceux qui étaient achetés de son argent et ceux qui étaient nés dans sa maison. Achetés et nés étaient les deux conditions donnant un droit incontestable à l'usage des choses saintes.

Acheté.

Notre grand Sacrificateur a « acheté à grand prix » tous ceux qui ont foi en lui. Ils sont sa propriété absolue et appartiennent entièrement à l'Éternel. — ; Non point à cause de leur valeur propre, mais pour l'amour de leur Rédempteur, ils sont admis aux mêmes privilèges que ceux dont il jouit lui-même ; et « ils mangeront de la même nourriture. » Il a une viande à manger que le monde ne confiait point. « Parce que vous êtes à Christ, » vous aurez votre part avec lui.

Né.

La naissance donne un droit aussi certain à ce privilège. Si nous sommes nés dans la maison du sacrificateur, nous avons place avec sa famille. Par la régénération nous devenons ses co-héritiers et un même corps avec lui. C'est pourquoi la paix, la joie, la gloire que le Père lui a données, Christ nous en fait part. La rédemption et la régénération nous confèrent un double droit aux avantages promis, dont jouit notre grand Sacrificateur.

CH Spurgeon

La contrainte souveraine de Dieu


"Voici, nous montons à Jérusalem." (Luc 18:31)


Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. "...Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé." C'était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. "Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem."

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c'est que nous aussi nous montons "à Jérusalem", pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l'homme ait des ambitions personnelles ; mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien, de décisions pour ceci ou cela ; mais dans le Nouveau Testament, c'est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis..." (Jean 15:16) Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n'avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu'il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose : "Je suis fait pour aller ici, ou pour aller là-bas "Dieu m'a appelé à telle oeuvre précise", et nous nous mettons en route ; nous travaillons et pendant ce temps l'appel souverain de Dieu continue à se faire entendre." Le travail que nous faisons ne sert à rien ; il n'a pas plus de valeur qu'un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu. "Il prit avec lui les Douze." Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.

Oswald Chambers

mardi 2 août 2016

Déclare ce qu'Il t'enseigne


Va donc maintenant, et je serai avec ta bouche, et je t'enseignerai ce que tu auras à dire. (Exode 4:12)


Plus d'un vrai serviteur de Dieu a la bouche et la langue pesantes et se trouve dans une grande confusion, s'il se voit appelé à parler pour le Seigneur ; il craint de gâter sa cause par une défense malheureuse. Qu'il se rappelle alors que c'est le Seigneur qui lui a donné cette langue et qu'il prenne garde de ne pas jeter de blâme sur celui qui l'a formée. Il se peut qu'une langue pesante ne soit pas un mal aussi grand qu'une langue trop légère, et peu de paroles valent souvent mieux qu'une abondance de discours. Il est vrai aussi que la véritable puissance pour le salut ne réside pas dans la rhétorique humaine avec ses gestes, ses belles périodes et ses éclats de voix. Le défaut de faciliter n'est pas un si grand défaut qu'il semble.

Si Dieu est avec notre bouche et avec notre esprit, nous aurons quelque chose de mieux que l'éloquence qui retentit et la parole qui résonne comme l'airain. Dieu enseigne la sagesse, et sa présence est la puissance. Pharaon avait plus de raisons d'être effrayé du bégaiement de Moïse que des discours des plus éloquents orateurs de l'Égypte, car ses paroles étaient accompagnées de puissance et annonçaient les plaies et la mortalité. Si le Seigneur est avec nous, dans notre faiblesse naturelle nous serons ceints d'une force surnaturelle. Parlons donc courageusement pour Jésus comme c'est notre devoir.

CH Spurgeon

La discipline par les difficultés



Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. (Jean 16:33)


On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance de toute épreuve. Ce qu'elle apporte, c'est la délivrance dans l'épreuve, ce qui est tout différent. "Heureux celui que le Très-Haut admet en sa présence... pour qu'il habite dans ses parvis... là, aucun malheur ne l'atteindra" aucun fléau ne peut vous atteindre dans l'intimité de Dieu.

L'enfant de Dieu n'échappe pas aux épreuves, mais Jésus vous dit de ne pas en être surpris : "Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde — ne vous laissez effrayer par rien." Certains qui, avant leur conversion, n'auraient pas songé à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés de nouveau, des "faiseurs d'embarras", car ils se font une fausse idée de la vie d'un racheté.

Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure que nous triomphons. L'effort même nous communique une force. S'il n'y a pas d'effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous les donnera pas, tant que vous n'accepterez pas l'épreuve. Dès que vous ferez face à l'épreuve, vous recevrez la force. Surmontez votre crainte, allez de l'avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l'arbre de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s'épuise. Mais, Quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort. Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l'heure, mais il nous les donne pour l'effort du moment présent. Nous sommes tentés d'affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun. Mais l'enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l'écrasent, car il sait que Dieu peut accomplir l'incroyable.

Oswald Chambers
 
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