mardi 9 février 2010

La crasse purgée

Je ferai passer cette troisième partie au feu, et je les affinerai comme on affine l'argent; je les éprouverai comme on éprouve l'or. Chacun d'eux invoquera mon Nom et je l'exaucerai, et je dirai: C'est mon peuple, et il dira: l'Eternel est mon Dieu (Zacharie 13:8)

De métal vil que nous sommes par nature, la grâce nous change en un métal précieux. Mais la condition nécessaire est que nous passions par le feu et la fournaise. En sommes-nous effrayés? Et préférons-nous demeurer sans valeur, pourvu que nous jouissions de la tranquillité des pierres dans la terre? Ce serait choisir la mauvaise part; comme Esaü, prendre le potage et renoncer à l'Alliance. Non, Seigneur! Plutôt être lancés dans la fournaise que rejetés de ta présence!

Le feu ne doit pas qu'affiner le métal; il ne le détruit pas. Nous devons traverser le feu, mais non y rester. Le Seigneur estime son peuple à l'égal de l'or et il prend la peine de le nettoyer de toute scorie. Pour peu que nous soyons sages, plutôt que de l'éviter, nous nous réjouirons de cette opération, et notre prière sera, non pas d'être retirés du creuset, mais d'être séparés de tout alliage étranger.

O Dieu, éprouve-nous en vérité! Nous sommes prêts à fondre sous l'intensité de la flamme si c'est ta volonté, et ta volonté est la meilleure. Soutiens-nous pendant l'épreuve et achève l'oeuvre de notre purification, et nous serons à Toi pour toujours.

Charles Spurgeon

lundi 8 février 2010

Sécurité joyeuse

Je t'ai maintenu par la main droite de ma justice. (Esaïe 41:10)

La crainte de tomber est salutaire, tandis que la témérité n'est pas un signe de sagesse. Il y a des moments où nous sentons qu'à moins d'un secours particulier, nous courons le risque d'enfoncer. Eh bien, voici ce secours: la main de Dieu est un solide point d'appui.

Ce n'est pas seulement l'aide de la main qui maintient à leur place le ciel et la terre, mais celui de sa main droite, réunissant la force et l'adresse, qui nous est garanti ici. Et non seulement sa main droite nous soutient, mais la main droite de sa justicee, celle qu'il emploie pour maintenir sa sainteté et exécuter ses sentences royales. C'est cette main qu'il étendra pour protéger ses fidèles. Notre danger peut être terrible, mais notre assurance est joyeuse, car comment l'ennemi renverserait-il l'homme que Dieu soutient ainsi?

Notre pied est-il faible? Il sera fort par la droite de Dieu. La route est-elle ardue? Sa main puissante nous appuie. En avant donc avec courage; nous ne tomberons pas. Appuyons-nous continuellement sur le bras qui soutient toutes choses. Dieu ne nous le retirera pas, car sa justice y est attachée. Il sera fidèle à sa promesse, fidèle à son Fils, fidèle pour nous.

N'avons-nous pas lieu de nous réjouir?

Charles Spurgeon

dimanche 7 février 2010

Détournes-toi de ta rébellion

Si tu retournes jusqu'au Tout-Puissant, tu seras rétabli. (Job 22:23)

Eliphaz, en s'exprimant ainsi, énonce une grande vérité qui est le sommaire de plus d'une parole inspirée. Lecteur, as-tu été abattu par le péché au point de ne plus être qu'une ruine? La main de l'Eternel s'est-elle tournée contre toi, tellement que tu en sois appauvri et que ton esprit en soit brisé? Est-ce ta propre folie qui t'as mis dans cette situation? Dans ce cas, la première chose à faire est de retourner à l'Eternel. Fais-le avec une repentance véritable et une foi sincère. C'est ton devoir si tu t'es détourné de Celui que tu fais profession de servir. C'est pour toi la sagesse, car tu ne peux lutter contre Dieu et prospérer. C'est encore une nécessité immédiate, car ce qui t'a coûté la rébellion n'est rien, comparativement à ce que tu pourrais avoir à subir, du moment qu'il est le Tout-Puissant pour châtier.

Vois quelle promesse t'invite. "Tu seras rétabli." Personne que le Tout-Puissant n'est capable de redresser les colonnes renversées et de restaurer les murailles chancelantes de ton être moral. Il est prêt à le faire si tu retournes à lui. Ne tarde pas! Ta raison, déjà ébranlée, pourrait te manquer tout à fait si tu persévérais dans la rébellion. Mais une confession sincère le soulagera et une foi humble te consolera. Fais-le et tu t'en trouveras bien.

Charles Spurgeon

samedi 6 février 2010

Bénédiction dans la ville

Quand tu obéiras à la voix de l'Eternel, ton Dieu, tu seras béni dans la ville (Deutéronome 28:2-3)

La ville est pleine de soucis et de préoccupations, et celui qui doit y vivre jour après jour, trouve que c'est un lieu où l'on s'use et se travaille. Elle est pleine de mouvement, de bruit, d'agitation incessante. Nombreuses sont ses tentations, ses pertes, ses misères de tous genres. Mais, pour qui s'y rend avec la bénédiction divine, ces difficultés perdent leur acuité; pour qui y demeure avec cette bénédiction, il y a du plaisir dans ses devoirs et une force en rapport avec ses exigences. La bénédiction dans la ville ne nous élèvera peut-être pas, mais elle nous gardera du mal; elle ne nous enrichira pas nécessairement, mais nous resterons honnêtes. Que nous soyons portefaix ou commis, hommes d'affaires, marchands ou magistrats, la ville nous donnera des occasions de nous rendre utiles. Il est facile de pêcher dans un banc de poissons, et l'on peut travailler avec succès pour le Seigneur parmi ces foules pressées. Nous pouvons préférer la tranquillité de la vie de campagne, mais, si nous sommes appelés à la ville nous pourrons certainement la préférer, puisque c'est là un lieu plus propice au déploiement de notre activité chrétienne.

Attendons donc de bonnes choses aujourd'hui en raison de cette promesse. Ayons l'oreille ouverte pour entendre la voix du Seigneur et la main prête pour agir suivant ses ordres. L'obéissance amène la bénédiction "et il y a un grand salaire dans l'observation de ses commandements."

Charles Spurgeon

vendredi 5 février 2010

La justice est satisfaite

Quand je verrai le sang je passerai par dessus. (Exode 12:13)

Pour nous, voir le précieux sang de Christ est une consolation et une douceur; il faut, pour notre sûreté, que Dieu le voie. Or, même quand je suis incapable de le contempler, il le regarde et passe sur moi à cause du sang. Et, si dans ce sang je ne trouve pas toute l'assurance que je pourrais et devrais avoir, parce que ma vue est trouble, je n'en suis pas moins en complète sécurité, car l'oeil du Seigneur n'est pas trouble. Et cet oeil est constamment fixé sur le sanglant sacrifice. Quel sujet de joie pour nous! Dieu connaît la plénitude infinie et le sens profond cachés en cette mort. Il a toujours devant lui ce mémorial de la justice satisfaite et de ses attributs admirables ainsi glorifiés. En contemplant la création dans son développement, il reconnut que "cela était très bon" Que dira-t-il devant la rédemption dans son complet achèvement, devant l'obéissance, même jusqu'à la mort de son Fils bien aimé? Comment décrire avec quelle affection il regarde Jésus se présentant lui-même, comme victime sans tache, en sacrifice d'agréable odeur?

C'est pourquoi nous restons dans une calme sérénité, car le sacrifice et la Parole de notre Dieu nous donnent une parfaite assurance. Comme l'ange sur les maisons des Hébreux, il passera aussi sur nous, puisqu'il n'a pas épargné notre glorieux substitut. La justice et l'amour joignent leurs mains pour donner un salut éternel à tous ceux qui sont sous l'aspersion du sang.

Charles Spurgeon

jeudi 4 février 2010

Il reviendra

Je ne vous laisserai pas orphelins; je viendrai à vous. (Jean 14:18)

Il nous a quittés, mais ne nous a pas laissés orphelins. Lui, notre Consolation, s'en est allé, mais nous ne sommes pas sans consolation, car il vient à nous; et c'est là un réconfort suffisant pour nous soutenir pendant sa longue absence. Jésus est déjà en chemin. Il dit: "Je viens bientôt," et il hâte le pas vers nous; il dit: "je viendrai," et personne ne peut empêcher sa venue, ni la retarder, fût-ce d'une minute. Il ajoute: "Je viendrai à vous," et il le fera sûrement. Sa venue est spécialement pour les siens. C'est là leur consolation présente, tandis qu'ils pleurent parce que l'Epoux ne paraît pas encore.

Lorsque nous perdons le joyeux sentiment de sa présence, nous nous affligeons; mais que ce ne soit pas comme s'il n'y avait point d'espérance. Notre Seigneur nous a peut-être caché sa face pour un instant dans sa colère; mais il reviendra avec toute sa faveur. Il nous quitte en un sens, mais seulement en un sens, car il nous laisse le serment qu'il reviendra.

O Seigneur, viens bientôt! Il n'y a pas de vie pour nous dans cette existence terrestre, tant que tu es absent. Nous soupirons pour ton retour et le doux sourire de ta face. Quand viendras-tu à nous? Nous savons que tu réapparaîtras. Ne tarde donc point, ô notre Dieu!

Charles Spurgeon

mercredi 3 février 2010

Il donne librement et gratuitement

Celui qui n'a pas épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il point aussi toutes choses avec lui? (Romains 8:32)

Si nous n'avons pas ici une promesse en forme, nous l'avons en fait. Que dis-je? C'est plus qu'une promesse, c'est une accumulation de promesses: un amas de rubis, d'émeraudes, de diamants dans une châsse d'or. La réponse et la question de notre texte sera toujours de nature à nous encourager. Que peut refuser le Seigneur, après qu'il a donné Jésus, son bien-aimé? Si nous avons besoin de tout ce qui est dans le ciel et sur la terre, il nous l'accordera; car s'il eût eu une limite aux dons de son amour, il eût gardé son Fils.

De quoi ai-je besoin aujourd'hui? Je n'ai qu'à lui demander. Je peux le faire avec instances, mais sans qu'il y ait à user de pression pour extorquer de la main du Seigneur un don fait à contre-coeur; car il aime à répandre libéralement. Il nous a donné son Fils de sa libre volonté. Qui aurait eu assez de hardiesse pour faire une semblable demande? C'eût été de notre part une présomption bien grande. Mais il a donné son Fils unique, et puisqu'il a fait ce sacrifice, ne peux-tu pas, ô mon âme, avoir confiance en ton Père céleste et croire qu'il te donnera toutes choses avec lui? Ta pauvre prière, si la force était nécessaire, n'en aurait aucune auprès de sa Toute-puissance. Mais son amour, comme une source surabondante, jaillit de son coeur pour t'inonder et déborder par dessus tous tes besoins.

Charles Spurgeon