mercredi 28 septembre 2016

Le travail est effectué ; reposes-toi en Lui


Il reste donc encore un repos pour le peuple de Dieu. (Hébreux 4:9)


Dieu a préparé un repos de sabbat dans lequel nous pouvons entrer. Ceux auxquels il avait autrefois été annoncé n'y sont pas entrés à cause de leur incrédulité ; et ce sabbat est encore offert au peuple de Dieu. David l'a chanté ; mais il n'a pu prendre que le ton mineur, parce qu'Israël avait refusé ce repos divin. Josué n'a pas pu le lui donner, ni Canaan le lui procurer : il reste pour les croyants.

Viens donc, efforce-toi d'entrer dans ce repos. Abandonne le travail harassant du péché et de l'effort personnel. Cesse de mettre ta confiance, même dans ces oeuvres dont il pourrait être dit : « Cela est très bon. » Y sommes-nous parvenus ? Reposons-nous de nos propres oeuvres, comme Dieu des siennes. Trouvons le soulagement de notre peine dans l'oeuvre achevée de Christ. Tout a été parfaitement accompli en lui. La justice ne peut rien réclamer de plus. Une grande paix est notre portion en Jésus.

Quant aux choses qui restent encore à pourvoir, l'oeuvre de la grâce dans notre âme, et l'oeuvre de Dieu dans l'âme des nôtres, laissons-en le fardeau au Seigneur et reposons-nous sur lui. Quand le Sauveur nous donne un joug à porter, il s'arrange à le soutenir, afin que nous soyons en repos. C'est par la foi que nous entrons dans ce repos de Dieu, que nous renonçons à trouver dans notre satisfaction personnelle ou notre paresse. Jésus lui-même est le repos parfait, quand il remplit le coeur.

CH Spurgeon

L'union inconditionnelle avec Jésus


Il te manque une chose : va ! vends ce que tu as pour le donner aux pauvres... reviens ensuite et suis-moi. (Marc 10:21)


Le jeune homme riche avait faim et soif de perfection. En voyant devant lui Jésus-Christ, il voulait lui ressembler. Notre Seigneur, quand il appelle à lui un disciple, ne lui propose pas en première ligne la sainteté à réaliser en lui-même. Il lui demande de renoncer à tout droit sur lui-même et de s'unir à son Maître sans aucune réserve, d'une manière tout à fait exclusive. Quand Jésus dit : "Celui qui vient à moi et ne hait pas son père et sa mère..., et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple", cela n'a rien à voir avec notre salut ou notre sanctification, mais cela se rapporte uniquement à notre union inconditionnelle avec Jésus. Bien peu d'entre nous savent s'abandonner entièrement à Jésus.

"Jésus fixa son regard sur lui et l'aima." Le regard de Jésus détache notre coeur de tout autre attachement. Jésus vous a-t-il jamais regardé ? Le regard de Jésus transperce et transforme. Sur tous les points où vous êtes "sensible à Dieu", c'est que Jésus vous a regardé. Sur tous les points où vous êtes rancunier, égoïste, persuadé que c'est toujours vous qui avez raison, c'est que Jésus ne vous a pas regardé.

"Il te manque une chose..." La chose essentielle, l'unique chose nécessaire, aux yeux de Jésus, c'est l'union avec lui.

"Vends tout ce que tu as..." il me faut renoncer à tout ce que j'ai, me dépouiller de tout, non pas certes pour faire mon salut (car c'est la foi absolue en Jésus-Christ qui peut seule me sauver), mais pour être à même de suivre Jésus. "Viens alors, et suis-moi." Jésus marchait vers la croix.
Oswald Chambers

mardi 27 septembre 2016

La lumière divine dans les ténèbres


Même c'est toi qui fais luire ma lampe. (Psaumes 18:29)


Il se peut que mon âme soit dans les ténèbres, et cette obscurité étant toute spirituelle, aucune puissance humaine ne peut m'apporter de lumière. Mais Dieu soit béni ! Il peut éclairer mes ténèbres et allumer ma lampe instantanément. Même quand je serais environné « de ténèbres qu'on puisse toucher, » cependant il peut percer cette obscurité et la rendre lumineuse pour moi.

Quand une fois il aura allumé la lampe, personne ne pourra l'éteindre, et la flamme ne diminuera pas par défaut d'huile ou par l'effet du temps. Celles auxquelles l'étincelle a été une fois mise par le Seigneur éclairent encore maintenant. Il peut juger à propos de les nettoyer, mais jamais de les éteindre.

Je me réjouirai donc à cette pensée et, comme le rossignol, je chanterai dans la nuit. L'attente me fournira la mélodie et l'espérance le ton, car bientôt va briller pour moi le flambeau divin. Mais je me sens triste et morose en ce moment. Peut-être cela provient-il du temps, ou de ma faiblesse corporelle, on bien de la surprise de quelque peine inattendue. Quelle que soit la cause de mon obscurité, c'est Dieu seul qui l'éclairera. Mes yeux sont sur lui. La lampe du Seigneur brillera bientôt pour moi ; et ensuite, au temps fixé, il me conduira là où il n'est plus besoin de flambeau, ni de soleil ; Louons l'Éternel !

CH Spurgeon

Le renoncement sans réserve


Comme ils étaient en chemin, quelqu'un dit à Jésus: "Je te suivrai où que tu ailles." (Luc 9:57)


La réponse de Jésus à cet homme est bien faite pour le décourager. Il nous semble qu'à la place de Jésus nous nous serions gardés de lui parler ainsi, de refroidir son enthousiasme avec cette bise glacée. Mais Jésus savait bien ce qu'il faisait. N'essayons jamais d'atténuer ou d'excuser ses paroles. Ce qu'il dit est perçant et tranchant, comme un scalpel qui débride une plaie, sans ménagement. Jésus-Christ n'a pas la moindre indulgence pour tout ce qui peut corrompre et tuer une âme qui voudrait être au service de Dieu. Ce n'est pas au hasard que notre Seigneur parle avec tant de sévérité, c'est parce qu'il connaît à fond la nature humaine. Quand l'Esprit de Dieu met dans votre pensée une parole de Jésus qui vous fait souffrir, c'est qu'il y a en vous un mal qu'il veut extirper et faire mourir.

— Jésus lui répondit : "Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont leurs nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête." Il faut donc renoncer à suivre Jésus en pensant y trouver le moindre confort, la moindre satisfaction pour soi-même. Il faut renoncer à tout, et rester tout seul en présence de Jésus tout seul. Sans s'inquiéter de ce que font les autres, il faut marcher avec Celui qui n'a pas où reposer sa tête.

— Jésus dit à un autre : "Suis-moi." Celui-ci lui dit : "Permets-moi d'aller auparavant ensevelir mon père." Cet homme voulait concilier ses devoirs envers sa famille et ses devoirs envers Jésus. Nous devons, comme chrétiens, mettre toujours Jésus en première ligne, coûte que coûte.

— Un autre encore lui dit : "Je te suivrai, Seigneur, mais..." Il est plein d'ardeur, mais... il ne se décidera jamais. Quand l'appel de Dieu se fait entendre à vous, n'hésitez pas, obéissez tout de suite.

Oswald Chambers

lundi 26 septembre 2016

Parmi les rachetés


Voici un peuple sera point qui habitera séparément, et il ne mis au nombre des nations. (Nombres 23:9)


Qui voudrait demeurer avec les nations et être compté parmi elles ? L'état de l'Église professante elle-même est tel que, dans ses rangs, suivre pleinement le Seigneur est chose extrêmement difficile. On trouve dans son sein un tel mélange, que souvent on se prend à soupirer après un pavillon dans le désert. Il est certain que le Seigneur veut voir son peuple suivre un sentier séparé, et se distinguer des gens du monde en sortant avec décision du milieu d'eux. Par décret divin, nous avons été appelés, acquis et mis à part, et notre expérience intérieure nous rend témoignage que nous différons grandement des hommes de ce siècle. C'est pourquoi notre place n'est point ni dans leur foire aux vanités, ni dans leur cité de destruction, mais sur le chemin étroit où tout vrai pèlerin doit suivre son Maître.

Ceci, non seulement nous réconciliera avec les froids haussements d'épaule et les mépris du monde, mais nous fera considérer avec plaisir cet opprobre, comme faisant partie de l'Alliance de notre Dieu. Nos noms ne sont pas dans le même livre que les leurs, nous ne sommes pas de la même semence, nous n'avons pas le même guide. C'est pourquoi nous ne pouvons être dans leurs rangs. Soyons seulement trouvés au nombre des rachetés et des con sacrés, et nous accepterons avec joie d'être regardés comme étranges et d'être laissés seuls jusqu'au terme de notre voyage.

CH Spurgeon

L'attitude irréprochable


Supposons... que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi... (Matthieu 5:23)


Jésus ne dit pas : "Si tu te tourmentes par quelque scrupule maladif", mais bien : "S'il te souvient", c'est-à-dire : si l'Esprit de Dieu te met à la pensée, que ton frère t'en veut, alors "va premièrement te réconcilier avec ton frère, puis reviens présenter ton offrande". Ne vous rebiffez jamais quand le Saint-Esprit fait ainsi votre éducation, scrupuleusement, sans rien laisser passer.

"Va premièrement te réconcilier avec ton frère." Jésus nous indique clairement ce qu'il faut faire. Il faut revenir sur nos pas, obéir exactement à l'indication que nous avons reçue ; aborder celui qui nous en veut avec une bienveillance et une générosité qui rendra la réconciliation aussi naturelle et aussi facile que de sourire à un enfant. Jésus ne dit rien au sujet de la personne qui a quelque chose contre nous. Il nous dit simplement : "Allez à elle." Il ne s'agit en aucune façon de nos droits. Le vrai disciple est toujours prêt à renoncer à tous ses droits pour obéir à son Maître.

"Alors... reviens présenter ton offrande." La succession est clairement marquée. D'abord l'enthousiasme héroïque qui veut se donner. Puis le Saint-Esprit qui nous oblige à faire une pause, pour nous révéler ce qui ne va pas : nous nous arrêtons. Ensuite l'obéissance à Dieu, et l'attitude généreuse et irréprochable qu'Il nous inspire à l'égard de celui que nous avions offensé. Enfin le retour à l'autel, pour présenter notre offrande à Dieu, l'esprit libéré, simplement, joyeusement.

Oswald Chambers

samedi 24 septembre 2016

Le torrent qui donne la vie


Et il arrivera que tout animal vivant qui se tramera partout où ces deux torrents viendront, vivra. (Ézéchiel 47:9)


Les eaux vives, dans la vision du prophète, coulaient dans la mer Morte et portaient la vie jusque dans ce lac d'eaux stagnantes. Là où circule la grâce, arrive toujours partout et immédiatement la vie spirituelle. La grâce procède souverainement de la volonté de Dieu, dont elle suit la douce direction, comme un cours d'eau ses rives. Où que ce soit qu'elle passe, elle n'attend pas que la vie s'y manifeste pour couler, mais la produit d'elle-même par son onde vivifiante. Oh, que cette rivière de la grâce coule à travers nos rues et déborde dans nos bas-fonds ; qu'elle monte jusqu'à ma maison et s'élève jusqu'à ce que chaque chambre en soit inondée. Seigneur, que cette eau vive passe sur ma famille et parmi mes amis, mais qu'elle n'y passe pas sans m'atteindre moi-même. J'y ai déjà bu, je l'espère, mais je voudrais m'y plonger, y nager ! O mon Sauveur, il me faut une vie abondante ! Viens à moi, je t'en prie, jusqu'à ce que chaque partie de mon être en soit vivifiée d'une manière intense. Dieu vivant, je te demande de me remplir de ta propre vie !

Je suis pauvre et sec comme du bois mort. Viens et fais-moi tellement vivre que, comme la verge d'Aaron, je puisse pousser des fleurs et des fruits à ta gloire. Vivifie-moi pour l'amour de ton fils Jésus ! Amen.
CH Spurgeon
 
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