vendredi 1 janvier 2016
Fidélité
Ma ferme attente et mon espérance sont que je n'aurai honte de rien, mais que maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps, avec une pleine assurance... (Philippiens 1:20)
Tout ce que je puis, pour qu'Il règne dans toute sa gloire ! "Mon désir ardent et mon espoir étant que je n'aie jamais honte de rien." Nous serons couverts de honte si nous ne cédons pas à Jésus sur le point précis où Il nous demande de le faire !
"Tout, je veux tout faire, dit Paul, pour qu'Il triomphe." C'est une question de volonté et non de raisonnement, une capitulation de la volonté, une capitulation absolue et irrévocable sur ce point particulier. Ce qui nous retient, c'est que nous nous préoccupons par-dessus tout, de nous-mêmes, en prétendant avoir égard aux autres. Nous reculons devant l'obéissance totale, sous prétexte que d'autres en souffriront. En raisonnant ainsi nous accusons Dieu de ne pas comprendre le prix de l'obéissance. Soyons tranquilles ! Dieu est au courant. À nous d'êtres fidèles, ne pensons plus qu'à une chose : Tout, pour qu'Il règne.
Comment pourrions-nous hésiter devant le Dieu très saint ? "Qu'importe la vie ou la mort" nous dit Paul. Il est résolu à ne jamais reculer, quoi que Dieu lui demande. L'ordre de Dieu produira une tempête dans notre vie, si nous ne cédons pas, lorsqu'il nous parle avec douceur. Il veut que nous nous donnions tout entiers pour Lui. Ainsi dans son amour Il nous place devant le grand choix : pour ou contre Lui ! Si vous en êtes là, abandonnez votre volonté à Dieu, irrévocablement, totalement.
Oswald Chambers
jeudi 31 décembre 2015
Aucun étranger dans le ciel
Tu me conduiras par ton conseil, et puis tu me recevras dans la gloire. (Psaumes 73:24)
De jour en jour et d'année en année, ma foi se repose, avec une confiance plus entière, sur la sagesse et l'amour de mon Dieu, et je sais que je n'aurai pas cru en vain. Aucune de ses bonnes paroles ne m'a jamais trompé, et je sais qu'aucune d'elles ne tombera jamais à terre.
Je mets ma main dans celle de mon Sauveur, pour qu'il me conduise. Je ne sais pas quel chemin choisir, mais le Seigneur me choisira mon héritage. J'ai besoin de conseil et de direction, car mes devoirs sont difficiles et mon avenir en dépend. Pour cela je regarde au Seigneur, de même que le sacrificateur consultait Urim et Thummim, car je préfère le conseil du Dieu infaillible à celui de mon propre jugement ou à l'avis de mes amis. Éternel ! Tu seras toujours mon guide.
Bientôt, la fin viendra ; encore quelques années, et je quitterai ce monde pour aller à mon Père. Le Seigneur sera alors à mon chevet ; il me recevra à la porte des cieux et me donnera la bienvenue dans le séjour de la gloire. Je ne serai point un étranger dans son ciel, mais mon Père et mon Dieu y sera mon éternelle félicité.
CH Spurgeon
Hier
Le Dieu d'Israël fermera votre marche. (Ésaïe 52:12)
Sécurité à l'égard du passé : "Dieu ramène ce qui est passé." (Ecclésiaste 3:15) À la fin de l'année, nous aimons regarder avec ardeur vers l'avenir, vers toutes les grâces que Dieu nous réserve, et cependant l'anxiété est prompte à reparaître quand nous évoquons le passé. Notre joie présente peut être assombrie par le souvenir de nos péchés et de nos erreurs d'autrefois. Mais Dieu est aussi le Dieu du passé, et s'il permet que nous nous en souvenions, c'est pour en tirer quelque leçon pour nous prémunir contre une fausse sécurité dans le présent.
Sécurité pour demain : "Car l'Éternel ira devant vous." Dieu nous assure qu'il nous garde mieux que nous pourrions le faire nous-mêmes. Il veillera à ce que nous ne tombions pas dans un piège car il est notre protecteur. La main de Dieu va jusque dans le passé, pour décharger notre conscience et nous libérer de toute inquiétude.
Sécurité pour aujourd'hui : "Ne sortez pas avec précipitation." En entrant dans l'année nouvelle, ne nous précipitons pas pour jouir de l'avenir avec insouciance et légèreté. Avançons plutôt avec cette calme confiance que le Dieu d'Israël marche devant nous ! Sans doute, il y a dans notre passé des choses irréparables, des occasions perdues que nous ne retrouverons jamais. Mais Dieu peut transformer notre tristesse négative en réflexion constructive pour l'avenir. Laissons dormir le passé, mais qu'il dorme dans les bras de Christ !
Laissez aux mains de Dieu le souci de l'irréparable passé et avancez avec lui vers l'irrésistible avenir.
Oswald Chambers
mercredi 30 décembre 2015
Aimés à la perfection
Comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin. (Jean 13:1)
Il y a ici un fait qui devient pour nous une promesse ; ce que notre Sauveur était, il l'est encore ; ce qu'il a fait pour les bien-aimés avec qui il vivait sur cette terre, il le fera encore, tant que le monde durera. « Comme il avait aimé les siens » n'est-ce pas merveilleux ? Qu'il puisse avoir aimé les hommes tels qu'ils sont, c'est un miracle ! Qu'y avait-il dans ses pauvres disciples pour qu'il les aimât ? Et qu'y a-t-il en moi ?
Mais quand Jésus a commencé d'aimer, il est dans sa nature de continuer à aimer. Cet amour fait des saints « les siens ; » titre bénit ! Il les a acquis par son sang, et ils sont son trésor. Comme ils sont les siens, il ne les perdra pas. Ils sont ses bien-aimés, il ne cessera pas de les aimer. Mon âme, dis-toi qu'il ne cesse jamais de t'aimer !
« Il les aima jusqu'à la fin ; » la passion dominante qui, jusqu'à sa mort, remplit le coeur du Sauveur, fut l'amour des siens. Il les aima autant qu'il est possible d'aimer, jusqu'à se donner et mourir pour eux : il ne pouvait faire davantage. C'est l'amour parfait, dans lequel il n'y a ni exaltation, ni retour, ni infidélité, ni réserve, et qu'il a prodigué à tous les siens avec abondance.
C'est là l'amour de Jésus pour tous ceux qui font partie de son peuple. Chantons en retour un cantique à notre Bien-aimé.
CH Spurgeon
Dieu fait toutes choses nouvelles
Toutes mes sources sont en toi ! (Psaumes 87:7)
Notre Seigneur ne rafistole jamais nos vertus naturelles, il renouvelle tout en nous, de l'intérieur. "Revêtez l'homme nouveau", c'est-à-dire mettez le vêtement digne de votre nouvelle vie. La vie que Dieu introduit en vous s'épanouit en vertus nouvelles, non celles d'Adam, mais celles de Jésus-Christ.
Dieu flétrira votre confiance en vos vertus naturelles, quand il vous aura sanctifié. Vous ne vous confierez plus en votre force de caractère, vous apprendrez à puiser toutes vos ressources dans la vie de Jésus-Christ ressuscité. Si vous connaissez une période de sécheresse intérieure, remerciez-en Dieu.
La disparition de la confiance que nous avions en nos vertus est le signe que Dieu besogne en nous. Nos vertus naturelles ne sont pas les promesses d'une perfection future, mais les vestiges de ce que nous aurions été sans la chute. Et pourtant nous nous cramponnons à ces débris, alors que Dieu essaie de nous faire découvrir la vie de Jésus-Christ. Il est bien triste de voir des chrétiens s'accrocher à ce qui ne leur vient pas de la grâce de Dieu, mais des hasards de l'hérédité. Dieu ne peut pas restaurer nos vertus naturelles, car elles ne sauraient réaliser à aucun degré l'idéal de Jésus-Christ. Ni l'amour naturel, ni la patience naturelle, ni la pureté naturelle ne peuvent être suffisants pour ce que Jésus exige de nous. Mais si chaque élément de notre être est en harmonie avec la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, il créera en nous les vertus qui caractérisent le Seigneur Jésus lui-même.
Oswald Chambers
mardi 29 décembre 2015
Il nous portera à la maison
Je serai le même jusqu'à votre vieillesse ; je me chargerai de vous jusqu'à votre blanche vieillesse ; je l'ai fait, et je vous porterai ; et je me chargerai de vous, et je vous délivrerai. (Ésaïe 46:4)
Cette année est déjà bien vieille, et cette promesse s'adresse à nos amis âgés, et nous tous qui avançons dans la vie. Si Dieu prolonge nos ans, nous porterons des cheveux blancs ; ainsi, par la foi, nous pouvons déjà nous appliquer par avance cette parole.
Nous vieillissons ; mais le Dieu, dont le nom est JE SUIS, demeure toujours le même. Les cheveux blancs indiquent que nous déclinons ; mais lui, il ne décline pas. Quand nous ne pouvons plus soulever aucun fardeau et avons peine à nous porter nous-mêmes, l'Éternel nous porte. Dans nos jeunes années, il nous portait comme ses agneaux dans ses bras ; il agira de même, quand surviendront pour nous les infirmités.
Il nous a faits, et il se chargera de nous. Quand nous deviendrons un fardeau pour nos amis et un fardeau pour nous-mêmes, le Seigneur ne se détournera point, mais prendra soin de nous, et nous fera voir sa délivrance. Souvent il donne à ses serviteurs une longue et paisible soirée. Ils ont travaillé et se sont fatigués tout le jour ail service de leur maître, et il leur dit : « Repose-toi en attendant le sabbat éternel que j'ai préparé pour toi. » Ne craignons pas un âge avancé, mais réjouissons-nous de vieillir, puisque le Seigneur est lui-même avec nous jusqu'à la fin dans la plénitude de sa grâce.
CH Spurgeon
Déserteur ou disciple ?
Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. (Jean 6:66)
Supposons que Dieu, par son Esprit ou une parole de l'Écriture, vous révèle ce qu'il attend de vous et que vous perceviez cet appel. Si par la suite vous désertez, vous serez dominé par d'autres manières de voir situées aux antipodes de la pensée du Seigneur. Peut-être dites-vous en pensant à quelqu'un : "Si avec de telles idées il prospère, pourquoi ne serais-je pas comme lui ?" Votre devoir est de marcher à la lumière de la Révélation que Dieu vous a donnée. Vous n'avez pas à vous comparer aux autres, ni surtout à les juger, car c'est leur affaire et celle de Dieu. Quand vous vous apercevez qu'une manière de voir qui vous est chère est en désaccord avec la vision céleste, et que vous hésitez entre les deux, vous voyez se développer en vous certaines tendances — le sentiment de vos droits et de votre valeur personnelle — choses dont Jésus-Christ n'a rien à faire. Il a toujours considéré cela comme la racine de l'inimitié contre lui. "La vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance." Si nous ne comprenons pas cela, c'est que nous n'avons pas réalisé le sens profond de l'enseignement du Seigneur.
Nous nous plaisons à regarder en arrière, et à nous remémorer les merveilleuses expériences que nous avons faites. Or, si vous refusez d'obéir à un seul commandement du Nouveau Testament révé1é par la lumière de Dieu vous êtes sur la mauvaise pente ; cela prouve que votre conscience n'est plus docile à la vérité. Le moment est venu de vous décider à être un vrai disciple de Jésus-Christ, ou un déserteur.
Oswald Chambers
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