skip to main |
skip to sidebar
L'Éternel, ton Dieu, circoncira ton coeur, et le coeur de ta postérité, afin que tu aimes l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme, et que tu vives. (Deutéronome 30:6)
Nous voyons ici ce qu'est la vraie circoncision.L'auteur en est « l'Éternel, ton Dieu. » Lui seul peut agir efficacement dans notre coeur, le dépouiller de ce qu'il a de charnel et de souillé. Faire que nous aimions Dieu de tout notre coeur et de toute notre âme est un miracle de grâce que, seul, le Saint-Esprit peut opérer. Pour cela, regardons au Seigneur uniquement, et ne soyons jamais satisfaits tant que nous resterons en deçà.Cette circoncision ne s'opère pas sur la chair, mais sur le coeur. Elle est la marque essentielle de l'Alliance de grâce. L'amour de Dieu est le signe indélébile donné à la race élue. Par ce sceau secret, l'élection de grâce est confirmée au croyant. Que notre confiance ne repose pas sur un rite extérieur ; qu'elle soit scellée dans notre coeur par l'opération du Saint-Esprit. Or Dieu veut faire cela en toi, « afin que tu vives. » L'affection de la chair donne la mort. Par la victoire sur la chair nous trouvons la vie et la paix. Si nous marchons selon l'Esprit, nous vivrons. Que l'Éternel notre Dieu achève son oeuvre de grâce dans notre nature, afin que dans le sens le plus élevé et le plus complet du mot, nous puissions vivre pour le Seigneur.
CH Spurgeon
Hénoc marcha avec Dieu. (Genèse 5:24)
La seule façon de juger la vie religieuse d'un homme et son caractère, ce n'est pas tant la manière dont il se comporte dans les circonstances exceptionnelles, mais ce qu'il fait dans la vie de tous les jours. C'est dans l'existence quotidienne, quand il n'est pas "sous les feux de la rampe" que l'homme se montre sous son vrai jour. (voir 1 Jean 3:6).Ce n'est pas une petite affaire d'arriver à marcher du même pas que Dieu ; cela demande, spirituellement, un "second souffle". On apprend aussi à accorder notre pas au sien, et lorsqu'on y parvient, la vie de Dieu se manifeste en nous. Notre personnalité propre s'estompe, disparaît dans la communion avec Dieu, et on ne voit plus que la démarche vigoureuse et la puissance de Dieu.Il est difficile de marcher au même pas que Dieu, car, à peine avons-nous fait trois pas que nous nous apercevons qu'il nous a déjà distancés. Il a ses façons d'agir, qui ne sont pas les nôtres, et il nous faut les apprendre. Il est écrit de Jésus, "il ne se découragera pas, il ne se relâchera pas" ; parce qu'il n'a jamais agi d'après son propre point de vue, mais d'après celui de son Père ; et il nous faut apprendre à faire comme lui. La vérité dans le domaine spirituel s'apprend par l'atmosphère qu'on respire, et non par le raisonnement intellectuel. L'Esprit de Dieu change notre manière de voir les choses, et l'impossible devient Possible. Il ne faut rien de moins qu'une étroite communion avec Dieu pour marcher du même pas que lui. Certes, il faut longtemps pour y parvenir ; mais persévérez, et vous verrez que, bientôt, vous aurez une vision nouvelle et un nouvel idéal.
Oswald Chambers
Je les fortifierai en l'Éternel, et ils marcheront en son nom, dit l'Éternel. (Zacharie 10:12)
Une consolation pour les croyants malades. Ils se sentent faibles et craignent de ne jamais pouvoir se lever du lit où ils sont couchés dans le doute et la crainte. Mais le grand Médecin peut retirer la maladie et éloigner la faiblesse qui en est le résultat. Il fortifiera les faibles. Il le fera de la meilleure manière : « En l'Éternel. » Il est préférable que notre force soit en Dieu plutôt qu'en nous mêmes. En nous-mêmes, elle serait limitée et contribuerait à notre orgueil ; en Dieu, elle n'a plus de bornes, car elle procède du contact avec sa vie.Quand la force est donnée, le croyant en fait usage. Il marche et agit au nom du Seigneur. Quelle joie que de marcher au loin après une longue maladie ; quels délices que d'être bien portant dans le Seigneur après un temps de prostration ! Le Seigneur donne à son peuple cette liberté de mouvements accompagnée du loisir d'en jouir et de l'exercer, Il fait de nous des nobles : nous ne sommes pas des esclaves ne connaissant aucun repos, privés de tout agrément, mais il nous rend libres, pour que nous puissions à notre aise parcourir le pays d'Emmanuel en entier.Ainsi, mon coeur, cesse d'être triste et malade. Jésus t'invite à être fort en lui, à marcher avec Dieu, dans la sainte contemplation de sa personne. Obéis à sa parole d'amour.
CH Spurgeon
Lorsqu'il eut appris que Lazare était malade, Jésus resta deux jours encore dans le lieu où il était. (Jean 11:6)
Dieu vous a-t-il témoigné sa confiance en gardant le silence — ce silence qui a un sens si profond ? Les silences de Dieu sont ses réponses. Représentez-vous ces jours de silence absolu, dans la maison de Béthanie. Connaissez-vous actuellement, dans votre vie, quelque chose de semblable ? Dieu peut-il vous témoigner de cette manière-là sa confiance, ou réclamez-vous encore une réponse manifeste ?Dieu vous accordera sans doute les bienfaits que vous réclamez, s'il vous semble impossible de vous en passer ; mais son silence est la preuve qu'il veut vous faire parvenir à une plus merveilleuse connaissance de lui-même. Vous plaignez-vous à Dieu de ce que vous n'avez pas reçu de réponse ? Vous verrez Que Dieu vous a, par son silence, manifesté une plus grande confiance, parce qu'il a vu que vous étiez capable de supporter une révélation plus sublime.Il ne voulait pas vous plonger dans le désespoir, mais vous rendre plus heureux. Si Dieu vous a répondu par le silence, louez-le, car il veut vous entraîner vers de plus hautes destinées. Le moment où il vous manifestera qu'il a entendu vos prières viendra ; c'est lui qui, dans sa souveraine sagesse le détermine. Pour lui, le temps ne compte pas. Vous vous dites peut-être: "J'ai demandé à Dieu du pain, et il m'a donné une pierre." Mais vous vous trompez, et aujourd'hui vous vous apercevez qu'il vous a donné le pain de vie.Ce qui est merveilleux, lorsque Dieu se tait, c'est que ce silence est contagieux. Vous devenez vous-même pleinement calme et confiant : "Je sais que Dieu m'a entendu." Son silence même le prouve. Aussi longtemps que vous pensez que Dieu doit vous bénir par une réponse à votre prière, il le fera ; mais il ne vous accordera pas la grâce du silence. Si Jésus-Christ travaille à vous révéler le but véritable de la prière, qui est de glorifier son Père, il vous donnera le premier signe de son intimité : le silence.
Oswald Chambers
Voici, j'ai ouvert une porte devant toi, et personne ne la peut fermer. (Apocalypse 3:8)
Les saints qui demeurent fidèles à la vérité de Dieu ont une porte ouverte, devant eux. Mon âme, tu as résolu de vivre par les vérités que le Seigneur a révélées dans sa Parole ; c'est pourquoi, devant toi est cette porte ouverte.J'entrerai d'abord par la porte de la communion avec Dieu. Qui me dira non ? Jésus a effacé mon péché et m'a donné sa justice qui me permet d'entrer librement. Seigneur, c'est ce que je fais par ta grâce.Devant moi est encore une porte d'entrée ouverte sur les mystères de sa Parole. Je pénétrerai dans les choses profondes de Dieu. L'élection, l'union à Christ, sa seconde venue, toutes ces choses sont devant moi pour que j'en jouisse. Ni promesse, ni doctrine divine ne peuvent m'être fermées.Une autre porte d'accès s'ouvre pour moi dans le service de la prière particulière et le service extérieur ; Dieu m'entendra, Dieu m'emploiera ; il m'ouvrira le chemin pour ma marche en avant vers son Église céleste et pour ma communion journalière avec ses saints. Qu'on cherche à m'enfermer ou à m'exclure, ce sera en vain.Bientôt enfin une porte me sera ouverte dans le ciel ; la porte de perle sera mon entrée pour aller jusqu'à mon Sauveur et mon Roi, et être éternellement avec Dieu.
CH Spurgeon
Je te loue, Père... de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.(Matthieu 11:25)
Quand il s'agit de la communion spirituelle avec Dieu, il n'y a pas de degrés successifs, elle existe ou n'existe pas. Dieu ne nous purifie pas peu à peu du péché, mais, lorsque nous sommes dans la lumière, lorsque nous marchons dans la lumière, nous sommes purifiés du péché. L'obéissance rend la communion parfaite. Si pour un instant vous cessez d'obéir, les ténèbres et la mort se mettent aussitôt à l'oeuvre.Toutes les révélations de Dieu sont lettre morte tant qu'elles ne sont pas éclairées par l'obéissance. Ce n'est pas la philosophie, ou la réflexion, qui les rendront plus compréhensibles. Mais, dès que vous obéissez, elles s'illuminent instantanément. Il faut, pour que la vérité de Dieu agisse en nous, que nous nous en laissions imprégner ; il ne s'agit pas de la poursuivre avec de pénibles efforts. Le seul moyen pour arriver à la connaître, c'est de cesser vos recherches, et de naître de nouveau.Obéissez à Dieu sur le point qu'il vous montre, et aussitôt votre chemin s'ouvrira. Nous lisons des volumes sur l'oeuvre du Saint-Esprit, alors que cinq minutes d'obéissance radicale peuvent tout rendre clair comme le jour. "Je pense qu'un jour je comprendrai tout cela", dites-vous ? — Vous le pouvez dès maintenant. Ce n'est pas l'étude qui vous éclairera, mais l'obéissance. La plus petite parcelle d'obéissance suffit à vous ouvrir le ciel, et les plus profondes vérités divines vous sont aussitôt révélées. Dieu ne vous accordera pas de lumières nouvelles sur sa Personne tant que vous n'aurez pas obéi aux lumières déjà reçues.
Oswald Chambers
Le sacrificateur mettra aussi devant l'Éternel du sang sur les cornes de l'autel du parfum des choses aromatiques. (Lévitique 4:7)
L'autel des parfums est le lieu où les saints présentent leurs prières et leurs louanges ; et il est précieux de penser que cet autel a reçu aspersion du sang du grand sacrifice. C'est là ce qui rend notre adoration acceptable devant Dieu. Il voit le sang de son Fils et reçoit nos hommages.Fixons nos yeux sur le sang de cette oblation unique pour le péché. Le péché est mêlé même à nos choses saintes, et notre repentance ni notre foi, notre prière ni nos actions de grâces n'auraient accès auprès de Dieu, sans ce sang du sacrifice expiatoire. Plusieurs rient ou s'indignent devant « le sang. » Mais c'est là le fondement de notre consolation et de notre espérance. Étant sur les cornes de l'autel, il est plus visible à nos yeux, quand nous nous approchons de Dieu. Le sang donne puissance à la prière, c'est pourquoi il est sur les cornes, signe de puissance. Il est devant l'Éternel et doit être devant nous. Il est déjà sur l'autel avant que nous apportions l'encens ; il est là pour sanctifier nos offrandes et nos dons.Prions donc avec confiance, puisque la victime sans défaut a été offerte en la personne de Christ, qu'elle a été acceptée, que le sang a pénétré à l'intérieur du voile et que les prières faites avec foi sont d'agréable odeur à l'Éternel.
CH Spurgeon