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Parle, ton serviteur écoute. (1 Samuel 3:10)
Je puis avoir une fois écouté Dieu ponctuellement : cela n'implique pas que je sache toujours l'écouter. Par la dureté de mon coeur et la paresse de mon esprit, il est manifeste que je n'ai pour lui ni amour ni respect. D'un ami qu'on aime vraiment, on devine les moindres désirs. Or, Jésus n'a-t-il pas dit :"Vous êtes mes amis" ? Ai-je désobéi ces jours-ci à un commandement de mon Sauveur ? Sans doute, je ne l'ai pas fait consciemment. Mais la plupart d'entre nous ont si peu de respect pour Dieu que nous n'entendons même pas ce qu'il nous dit. C'est comme s'il ne disait rien.Ma vie spirituelle doit devenir une union si intime avec Jésus-Christ que j'entende toujours la voix de Dieu, et que je sache que Dieu entend la mienne. (Jean 11:41-42) Uni à Jésus-Christ, j'écoute et j'entends Dieu de toute mon âme, à chaque instant de ma vie. Il me parle par une fleur, par un arbre, par un de ses serviteurs. Ce qui m'empêche de l'entendre, c'est que j'ai l'esprit occupé par autre chose. Ce n'est pas que je sois résolu à ne pas l'entendre, c'est que mon âme s'attache là où il ne faudrait pas, à ce qui m'environne, à mon activité, à mes convictions : et Dieu a beau parler, je ne l'entends pas. L'âme de l'enfant est toute unie : "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." Il faut arriver à écouter Dieu de la sorte, toujours, et de toute son âme, sans quoi l'on est absorbé par mille soucis et intentions, et l'on est sourd à la voix de Dieu. L'ai-je entendue aujourd'hui ?
Oswald Chambers
Et l'Éternel dit à Abram (après que Lot se fut séparé d'avec lui) : « Lève maintenant tes yeux, et regarde du lieu où tu es, vers le septentrion, le midi, l'orient et l'occident car je te donnerai, et à ta postérité, pour jamais, tout le pays que tu vois. (Genèse 13:14-15)
Bénédiction spéciale dans une occasion mémorable. Abram venait de terminer une querelle de famille, en disant : « Je te prie, qu'il n'y ait point de dispute entre moi et toi, entre mes bergers et les tiens, car nous sommes frères. » Et il reçut la grâce promise à ceux qui procurent la paix. Le Seigneur de la paix met son plaisir à manifester sa faveur à ceux qui recherchent la paix et la poursuivent. Et si nous voulons jouir d'une communion plus intime avec lui, nous devons tenir nos pieds attachés aux sentiers de la paix.Abram avait agi généreusement envers son jeune parent en lui donnant à choisir. Si nous renonçons à nous-mêmes pour l'amour de la paix, le Seigneur fera plus que de nous la rendre. Aussi loin que sa vue s'étendait sur le pays, Abram pouvait en réclamer la propriété. Et par la foi, nous pouvons agir de même. Des bénédictions sans limites nous appartiennent par le don de l'alliance. Toutes choses sont à nous. Quand nous sommes agréables au Seigneur, il nous laisse regarder tout autour de nous et considérer toutes choses comme nôtres, les choses présentes et les choses à venir : « Toutes choses sont à nous, et nous sommes à Christ, et Christ est à Dieu. »
CH Spurgeon
Le peuple dit à Moïse : "Parle-nous, toi et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, cela nous ferait mourir !"(Exode 20:19)
Nous ne faisons pas exprès de désobéir à Dieu ; tout simplement, nous ne faisons pas attention à Lui. Dieu nous a donné ses commandements ; ils sont là, et nous n'y prenons pas garde, parce que nous n'avons pour Lui ni respect ni amour. "Si vous m'aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements." Quand nous nous rendons compte que nous avons toujours manqué de respect à l'égard de Dieu, nous ne pouvons qu'être plongés dans la honte et dans l'humiliation."Parle-nous, toi ; mais que Dieu ne nous parle pas !" Cela prouve combien peu nous aimons Dieu. Nous préférons entendre ses serviteurs, nous écoutons volontiers leurs témoignages. Mais nous ne voulons pas que Dieu Lui-même nous parle. Pourquoi donc en avons-nous si peur ? Parce que nous savons bien que si Dieu nous parle, il faudra que la chose se fasse, ou alors que nous refusions carrément de lui obéir. Quand c'est seulement le serviteur de Dieu, nous estimons que ce qu'il dit n'est pas contraignant pour nous, car c'est tout bonnement sa manière de voir, à lui, même si au fond nous sentons que c'est peut-être celle de Dieu.Est-il possible ? Dieu m'a traité jusqu'à présent comme son enfant, et moi j'ai fait comme s'il n'existait pas ! Cet affront, cette humiliation que j'ai infligée à Dieu, elle retombe sur moi. Comment ai-je pu être à ce point sourd et rebelle ? Quand enfin nous parvenons à écouter Dieu, la joie de l'entendre est accompagnée de la honte d'avoir été sourds à sa voix jusque-là.
Oswald Chambers
Je répandrai mon Esprit sur ta postérité, et ma bénédiction sur ceux qui sortiront de toi. (Ésaïe 44:3)
Nos enfants, par nature, n'ont pas l'Esprit de Dieu, nous pouvons nous en convaincre. Nous voyons en eux bien des choses qui nous font craindre pour leur avenir, et qui sont, pour nous un sujet d'instantes prières. Si l'un de nos fils se pervertit, nous crions avec Abraham : « Oh ! Qu'Ismaël vive devant toi ! » Nous voudrions voir nos filles devenir humbles et pieuses et non frivoles et mondaines. Que ce verset nous encourage donc, venant, comme il le fait, à la suite de cette invitation : « Ne crains point, ô Jacob, mon serviteur ! »Le Seigneur donnera son Esprit ; il le donnera avec abondance, tellement que ce sera une bénédiction véritable et éternelle. Sous cette effusion divine, nos enfants s'avanceront et « L'un dira : Je suis à l'Éternel ; l'autre se réclamera du nom de Jacob. »C'est une des promesses dont nous n'avons qu'à réclamer l'exaucement auprès du Seigneur. Ne pouvons-nous pas, à des moments déterminés, prier pour nos enfants ! Nous sommes incapables de leur donner un coeur nouveau, mais le Saint-Esprit le peut, et Dieu ne demande qu'à y être sollicité. Le Père céleste prend plaisir aux prières des pères et des mères. L'un de nos bien-aimés est-il encore hors de l'arche ? N'ayons aucun repos qu'il n'y ait été introduit par la main même de l'Éternel.
CH Spurgeon
Tu garderas dans une paix parfaite celui qui appuie sa pensée sur Toi ; car il se confie en Toi. (Ésaïe 26:3)
Votre pensée s'appuie-t-elle sur Dieu ? ou est-elle en train de périr d'inanition, ce qui aboutit fatalement, chez un chrétien, à la banqueroute ? Si votre pensée ne s'est jamais attachée à Dieu, commencez tout de suite. N'attendez pas que Dieu vienne vous chercher ; mais détournez vos regards de vos idoles, et regardez à Dieu, pour être sauvé. Notre pensée, notre imagination, c'est le plus grand don que Dieu nous ait fait ; c'est à Lui par conséquent que nous devons la consacrer. Si vous avez su faire prisonnière chacune de vos pensées, pour qu'elle obéisse au Christ, cela sera pour votre foi une garantie de premier ordre quand l'épreuve sera là, parce que votre foi et l'Esprit de Dieu seront à l'unisson. Apprenez à n'avoir que des pensées dignes de Dieu devant tous les grands phénomènes de la nature, et votre imagination, au lieu d'être l'esclave de vos impulsions charnelles, sera toujours au service de Dieu."Nous avons péché comme nos pères... et nous avons oublié." Alors plantez un stylet à l'endroit où vous vous êtes endormi. — "Dieu, dites-vous, ne me parle pas en ce moment." C'est votre faute. Rappelez-vous que vous appartenez à Dieu. Pensez à tout ce qu'il a déjà fait pour vous, et votre amour pour Lui grandira sans mesure. Votre imagination ne sera plus stérile, mais agile et féconde, et votre espérance deviendra éblouissante.
Oswald Chambers
Tu lui serviras de témoin devant tous les hommes, de choses que tu as vues et entendues. (Actes 22:15)
Paul avait été choisi pour voir le Seigneur et l'entendre lui parler du ciel. C'était là un incomparable privilège : mais la bénédiction qui en résultait ne devait pas être restreinte à lui seul, et elle était destinée à s'étendre sur d'autres, même sur tous les hommes, par son témoignage. C'est à Paul que l'Europe doit de posséder l'Évangile à cette heure.IL nous appartient aussi jusqu'à un certain degré d'être les témoins de ce que le Seigneur nous a fait connaître. Si nous cachons cette précieuse révélation, c'est à notre péril. Mais d'abord, nous devons voir et entendre, ou bien nous n'aurons rien à dire ; puis ensuite être ardents à porter notre témoignage. Celui-ci doit être personnel. « Tu serviras de témoin. » Il doit être pour Christ ; « Tu lui serviras. » Il doit être constant et tout absorber. Il doit passer avant toute autre chose et à l'exclusion de beaucoup d'autres affaires. Notre témoignage ne doit pas s'adresser à quelques élus seulement qui nous reçoivent aimablement, mais à tous les hommes, à tous ceux que nous pouvons atteindre, riches et pauvres, jeunes et vieux, bons et mauvais. Nous ne devons pas nous taire comme ceux qui étaient possédés par un esprit muet, car le texte de ce jour est un commandement et une promesse, et nous ne devons pas y manquer : « Tu me serviras de témoin. » — ; « Vous êtes mes témoins, » dit l'Éternel.
CH Spurgeon
Levez les yeux en haut, et regardez. Qui a créé toutes tu étoiles ? (Ésaïe 40:26)
Le peuple de Dieu, au temps d'Ésaïe avait desséché son coeur et son imagination en contemplant des idoles. Le prophète tourne leurs regards vers les cieux étincelants. La nature pour le croyant est un symbole qui mène à Dieu, un moyen de grâce. Pour un enfant de Dieu, la nature apparaît comme un vaste trésor. Chaque brise qui souffle, chaque nuit, chaque journée, chaque buisson qui fleurit, chaque fleur qui se fane, tout cela, c'est Dieu même qui vient à nous, si seulement nous savons le voir.La marque d'une vie spirituelle authentique, et concentrée en Dieu, c'est qu'elle tient notre imagination captive. Regardez où vous en êtes. Est-ce que votre pensée s'attache à une idole ? Peut-être à vous-même, à votre travail, à votre expérience personnelle du salut et de la sanctification ? Alors votre pensée, par rapport à Dieu, se meurt d'inanition, et en présence des difficultés de la route, rien ne vous éclaire. Réveillez-vous de cette léthargie. Ne regardez pas à votre passé, regardez à Dieu. C'est Dieu dont vous avez besoin.Si vos prières s'enlisent dans les marécages de la médiocrité, c'est que votre pensée de Dieu n'est pas assez forte pour que vous vous mettiez vraiment en Sa présence. Il faut apprendre à sortir de nous-mêmes, à être le pain rompu, le vin répandu, non pas pour nous et pour notre union personnelle avec Dieu, mais pour les autres. Dieu seul peut nous donner cette vision des autres et ce désintéressement.
Oswald Chambers