jeudi 17 juillet 2014

La foi, ce miracle !



Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse. (1 Corinthiens 2:4)


Paul était un savant et un orateur de premier ordre. Ce n'est pas une fausse humilité qui lui fait dire ces choses. Mais il pensait qu'il affaiblirait la puissance de Dieu, si, en l'écoutant on était frappé par son éloquence. La foi en Jésus est un miracle que seule la puissance de la Rédemption peut produire, et non l'éloquence d'un discours : "Non pas les discours persuasifs de la sagesse, mais la puissance de Dieu... une démonstration d'esprit et de puissance." La puissance créatrice de la Rédemption se manifeste au travers de la prédication de l'Évangile ; mais jamais à cause de la personnalité du prédicateur. Si le prédicateur doit s'imposer un jeûne, ce n'est pas en s'abstenant de manger, mais bien en s'abstenant de toute éloquence, de tout raffinement dans la diction, de tout effort pour émouvoir, de tout ce qui pourrait finalement voiler l'Évangile de Dieu. Le prédicateur est là comme représentant de Dieu, "comme si Dieu vous exhortait par nous".

Il est là non pour présenter un idéal humain, mais l'Évangile de Dieu. Si c'est seulement à cause de ma prédication que les gens désirent devenir meilleurs, ils ne feront pas un seul pas vers Jésus-Christ. Tout ce qui est susceptible de flatter mon amour-propre dans ma prédication de l'Évangile, fera de moi, finalement, un traître à l'égard de Jésus. Car j'empêche son acte rédempteur de déployer ses énergies créatrices.

"Quand j'aurai été élevé de la terre, dit Jésus, j'attirerai tous les hommes à moi."

Oswald Chambers

mercredi 16 juillet 2014

Un mot à celui qui boite



Je délivrerai la boiteuse. (Sophonie 3:19)


Il y a beaucoup de boiteux des deux sexes. Vous pouvez rencontrer « celle qui boite » vingt fois en une heure. On les voit sur les grandes routes, cherchant à marcher avec le plus de diligence possible ; mais elles sont estropiées et souffrent de la marche. Sur la route céleste il y a beaucoup de ces impotents. Il se peut que plusieurs se disent en eux-mêmes : « Qu'adviendra-t-il de nous ? Le péché nous surmontera et Satan nous renversera. Prêts à tomber, comme nous le sommes, le Seigneur ne pourra jamais faire de nous de bons soldats ni de rapides messagers. » Eh bien, « je délivrerai la boiteuse, » dit l'Éternel, et en faisant cela il se glorifiera lui-même. « Les boiteux marchent, » disait Jésus aux disciples de Jean-Baptiste. Et on s'écriera avec étonnement : « Comment cette pauvre infirme a-t-elle pu gagner le prix de la course et obtenir la couronne ? » La louange en reviendra tout entière à l'Auteur de toute grâce.

Seigneur, quand même je trébuche dans ma foi, dans la prière, dans la louange, dans le service, dans la patience, sauve-moi, je t'en supplie. Toi seul peux fortifier des infirmes tels que moi. Ne me laisse pas périr, quoique je sois parmi les traînards, mais, par ta grâce, recueille-moi, moi le plus lent de tes pèlerins. C'est pourquoi, quand j'aurais, comme Jacob, le tendon démis, j'avancerai courageusement, victorieux par la prière. Il l'a prononcé, cela sera.

CH Spurgeon

Dieu conduit



À combien plus forte raison votre Père Céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! (Matthieu 7:11)


Jésus donne ici des règles de conduite pour ceux qui ont en eux son Esprit. Par cette comparaison familière, il cherche à pénétrer notre esprit de la pensée que Dieu contrôle toutes choses. Cela doit amener le disciple à une attitude de confiance totale, et le pousser à demander et à chercher tout ce dont il a besoin avec ardeur.

Nourrissez votre esprit de la pensée que Dieu est là, tout près de vous. Lorsque cette idée est bien ancrée en vous, il vous devient naturel de dire, dans les difficultés : "Qu'importe ! mon Père est au courant." Une telle pensée viendra instinctivement, sans effort. Autrefois vous aviez l'habitude de demander l'avis des uns et des autres ; mais maintenant, vous êtes tellement rempli de la pensée que Dieu conduit tout, qu'il vous suffit de le consulter directement. Les règles de conduite, que Jésus établit pour ceux qui ont reçu son Esprit, se ramènent à ce principe : "Dieu est mon Père, il m'aime ; il n'oublie jamais rien de ce qui me concerne ; alors pourquoi m'inquiéter ?"

Il y a des moments, dit Jésus, où Dieu est forcé de nous laisser dans l'obscurité ; mais ayez confiance en Lui ! Dieu nous apparaîtra peut-être comme un ami malveillant, mais Il ne l'est pas ; comme un Père dénaturé, mais Il ne l'est pas ; comme un juge injuste, mais Il ne l'est pas ! Fortifiez en vous cette pensée, que Dieu contrôle toutes les circonstances de votre vie. Rien ne vous arrive sans que Dieu le veuille, c'est pourquoi vous pouvez, avec une parfaite confiance, vous reposer sur Lui. Prier, ce n'est pas seulement demander, mais maintenir notre âme dans un climat tel qu'il nous semble naturel de tout demander à Dieu. "Demandez, et vous recevrez."

Oswald Chambers

mardi 15 juillet 2014

Il console l'affligé


Heureux ceux qui sont dans l'affliction, car ils seront consolés.(Matthieu 5:4)


C'est par la vallée des larmes qu'on arrive à Sion. On pourrait croire qu'être triste et être béni sont deux choses inconciliables, mais le Sauveur qui est infiniment sage, les réunit dans cette béatitude. Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint. Le deuil sur le péché, sur notre péché, et sur le péché d'autrui est le sceau de Dieu sur ses fidèles. Quand l'Esprit de grâce se répand sur la maison de David ou sur une autre maison, elle pleure. C'est de cette sainte tristesse que nous recevons la meilleure de nos bénédictions, et c'est aussi de l'eau que nous viennent les plus excellents bienfaits. Or cette bénédiction promise à celui qui verse des larmes ne l'est pas pour quelque jour très éloigné ; non, Christ le déclare heureux maintenant même.

Le Saint-Esprit consolera certainement les coeurs qui pleurent sur leur péché. Ils seront consolés par la vertu du sang de Jésus-Christ et par la puissance purificatrice du Saint-Esprit. Ils seront consolés au sujet du péché qui abonde dans leur ville et dans leur temps, par l'assurance que Dieu se glorifiera malgré la rébellion des hommes. Ils seront consolés par la ferme attente qu'ils seront avant, peu délivrés du péché, et bientôt enlevés pour demeurer à toujours en la glorieuse présence de leur Dieu Sauveur.

CH Spurgeon

Un point d'honneur


Je me dois aux Grecs et aux barbares... (Romains 1:14)


Paul était accablé par le sentiment qu'il était le débiteur de Jésus-Christ ; et ce sentiment dominait et dirigeait toute sa conduite. la pensée que Jésus était son créancier divin inspirait toute sa vie. Suis-je animé par le sentiment que j'ai une dette à l'égard de Christ, concernant toute âme qui n'est pas encore sauvée ? Mon honneur de chrétien, c'est d'acquitter ma dette envers le Christ en sauvant d'autres âmes. Tout ce qui, en moi, a la moindre valeur, c'est à la Rédemption opérée par Jésus-Christ que je le dois. Est-ce que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour que sa Rédemption puisse se manifester dans d'autres vies ? Je ne peux le faire que si le Saint-Esprit suscite en moi le sentiment d'être le débiteur de Christ.

Je ne suis pas appelé à être un grand personnage parmi les hommes, mais un esclave du Seigneur Jésus. "Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes." Paul s'était livré lui-même à Jésus-Christ. Il disait : "Je me dois à toute créature dans le monde entier, à cause de l'Évangile de Jésus ; je ne suis libre que pour être totalement esclave de Jésus-Christ." Il doit en être de même pour quiconque porte le nom de chrétien. Cessez de prier pour vous-même et dépensez-vous au service des autres. Soyez esclaves de Jésus. C'est ainsi que l'on peut être fait pour les autres pain rompu et vin répandu.

Oswald Chambers

lundi 14 juillet 2014

Les fardeaux déchargés sur Lui



Décharge-toi de ton fardeau sur l'Éternel, et il te soulagera ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé. (Psaumes 55:23)


Ce fardeau est lourd laisse-le au Tout-Puissant. Tant que tu le portes, il t'écrase ; mais pour son bras, il ne pèse rien. Si cependant Dieu t'appelle à le porter encore, il te soutiendra. Le fardeau sera sur toi, mais ne t'accablera pas. Tu seras si bien soutenu que ce sera une bénédiction Appelle le Seigneur à ton secours, et tu pourras te tenir debout sous le poids qui, sans lui, te courberait en deux.

Notre plus grande crainte est que notre épreuve ne nous éloigne du sentier du devoir ; mais le Seigneur ne permettra pas cela. Si nous sommes sincères devant lui, il ne souffrira pas que notre affliction nous écarte de la droite conduite. En Jésus il nous reçoit comme justes, et en Jésus il nous garde aussi.

Et pour le moment présent ? Penses-tu aller seul au-devant des épreuves de ce jour ? Veux-tu que tes pauvres épaules soient encore écorchées par la charge qui t'écrase ? Abandonne cette folie. Dis toute ta peine au Seigneur et remets-la lui. Ne jette pas ton fardeau à terre pour le reprendre aussitôt ; mais décharge-t-en sur l'Éternel et le lui laisse une fois pour toutes. Alors tu marcheras à l'aise comme un joyeux croyant, déchargé désormais de souci et chantant les louanges du grand Libérateur.

CH Spurgeon

Le chrétien face à la persécution


Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant ; mais si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre. (Matthieu 5:39)


Ces versets mettent en évidence l'humiliation qui est attachée au nom de "chrétien". Du point de vue de la morale naturelle, si quelqu'un ne rend pas coup pour coup, c'est un lâche. Du point de vue spirituel, si un homme ne riposte pas, c'est une preuve de la présence du Fils de Dieu en lui. Si on vous insulte, faites taire tout ressentiment et saisissez l'occasion pour laisser le Fils de Dieu se manifester à travers vous. On ne peut pas faire semblant d'avoir les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. Ils sont en nous, ou ils n'y sont pas. Pour le chrétien, les insultes personnelles sont des occasions de rayonner de l'incroyable douceur de notre Seigneur Jésus.

L'enseignement du Sermon sur la Montagne n'est pas : "Faites votre devoir", mais "faites plus que votre devoir". Ce n'est pas notre devoir de faire un deuxième "mille", ou de tendre l'autre joue, mais Jésus dit à ses disciples d'agir toujours ainsi. Bannissons des pensées comme : "Je ne peux pas en faire davantage", ou : "On ne m'a pas pris au sérieux, j'ai été incompris." Chaque fois que je revendique mes droits, je fais tort au Fils de Dieu ; par contre je peux éviter à Jésus d'être blessé si je reçois les coups moi-même. C'est ainsi qu'on peut se charger des afflictions du Christ. Le disciple réalise que, dans sa vie, c'est l'honneur de son Seigneur qui est en jeu, et non le sien.

Ne vous attendez pas à ce qu'on soit juste envers vous, mais ne cessez jamais de l'être vous-même. Nous réclamons toujours la justice. Voici ce qu'enseigne le Sermon sur la Montagne : "Ne vous attendez pas à la justice, mais vous, pratiquez-la."

Oswald Chambers
 
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