dimanche 13 août 2017

N'éteignez pas l'Esprit



N'éteignez pas l'Esprit. (1 Thessaloniciens 5:19)


La voix de l'Esprit est aussi douce que la brise, si légère qu'on ne peut la percevoir que si l'on vit en communion parfaite avec Dieu. Les avertissements de l'Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire douceur, et si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous ne l'entendrons pas, et notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l'Enfant de Dieu peut le percevoir.

Si en rendant votre témoignage vous revenez toujours sur le passé en disant : "Tel jour, il y a bien des années, j'ai été sauvé", alors prenez garde ! En effet, en marchant dans la lumière de Dieu vous n'avez nul besoin de revenir en arrière, vous vivez maintenant une merveilleuse communion avec Dieu. Mais si vous n'êtes plus dans la lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. N'essayez pas de camoufler par le souvenir d'expériences passées, un refus actuel de marcher dans la lumière. Quand l'Esprit vous avertit, arrêtez-vous et redressez ce qui est tortueux, sinon, inconsciemment vous l'attristeriez.

Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous sentirez moins vivement la présence de Dieu et l'humiliation de ne pas lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi l'Esprit, le moment viendra où l'épreuve cessera parce que vous aurez attristé et éloigné l'Esprit. Mais si vous triomphez de l'épreuve, l'heure viendra où vous pourrez chanter à Dieu un cantique de louanges ! N'ayez aucune pitié pour ce qui déplaît à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez en souffrir.

Oswald Chambers

samedi 12 août 2017

La lumière dans l'obscurité


Tu es même ma lampe, ô Éternel ! Et l'Éternel éclairera mes ténèbres. (2 Samuel 22:29)


Suis-je dans la lumière ? C'est alors toi, Seigneur, qui est ma lampe. Que tu disparaisses, et ma joie s'en va ; mais, tant que tu es avec moi, je peux me passer des lumières de la science et des flambeaux de la civilisation. Quelle clarté la présence de Dieu jette sur toutes choses ! On dit qu'il y a un phare qui envoie ses rayons à sept lieues au large ; notre Dieu, lui, n'est pas seulement un Dieu de près, mais aussi un Dieu qui est aperçu à grande distance, même depuis le pays de l'ennemi. O Seigneur, quand ton amour remplit mon coeur, je suis heureux comme un ange. Tu es tout mon désir.

Suis-je dans les ténèbres ? Toi, alors, ô Dieu, tu éclaireras mes ténèbres. Dans peu, les choses changeront. Mes affaires peuvent devenir de plus en plus tristes et un nuage peut couvrir un autre nuage ; mais quand il ferait assez sombre pour que je ne puisse voir ma propre main, je verrais cependant la main du Seigneur. Lorsque je ne vois aucune lumière en moi, et que je n'en trouve pas parmi mes amis, ni dans le monde entier, le Dieu qui a dit : « Que la lumière soit, » et la lumière fut, peut répéter la même parole. Il parlera et le soleil reparaîtra pour moi. Je ne mourrai pas, mais je vivrai. Déjà le jour se lève. Ce texte lumineux brille comme l'étoile du matin, et avant peu d'heures mes mains vont battre de joie.

CH Spurgeon

Se reposer en Dieu



Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? (Matthieu 8:26)


Quand nous avons peur, nous crions à Dieu instinctivement, mais le Seigneur a le droit d'exiger que ceux qui invoquent son nom aient en lui une confiance intelligente. Dieu s'attend à ce que ses enfants aient une telle confiance en lui, que d'autres puissent toujours compter sur eux dans les moments difficiles. Hélas ! Notre confiance en Dieu ne va que jusqu'à un certain point ; ensuite nous retombons dans la mentalité des incrédules qui, affolés, crient vers lui, lorsqu'ils sont à bout de ressources. Une telle attitude témoigne de notre manque de confiance. Il paraît dormir, et nous ne voyons rien d'autre que les vagues qui déferlent sur nous.

"Gens de peu de foi !" Quel cinglant reproche pour les disciples ! "Une fois de plus vous n'avez pas compris !" Et quel reproche nous frappe nous aussi, quand nous comprenons soudain que nous aurions pu remplir de joie le coeur de Jésus, en gardant en lui une confiance absolue.

À certains moments de la vie tout paraît calme et tranquille. Nous faisons de notre mieux, avec nos forces humaines ; mais c'est lorsque la tempête arrive qu'on voit tout de suite sur quel appui nous comptons. Si nous avons appris à adorer Dieu et à nous fonder sur lui, la tempête révèlera que nous pouvons résister sans être brisés.

Nous avons fréquemment parlé de la sanctification comment la résumer ? Elle doit nous amener à nous reposer en Dieu, c'est-à-dire nous unir à Lui parfaitement. Par là non seulement nous serons irréprochables à ses yeux, mais nous lui donnerons aussi une joie profonde.

Oswald Chambers

vendredi 11 août 2017

Attendre sans courir



Quoi qu'il en soit, mon âme se repose sur Dieu ; ma délivrance vient de lui. (Psaumes 62:2)


Assurance bénie ! C'est de lui que vient la délivrance, et de lui seul. Il en aura toute la gloire, car lui seul peut l'opérer. Il la donnera en son temps, et à sa manière, mais elle sera sûre et complète. Il nous délivrera du doute, de la souffrance, de la calomnie, de la détresse. Lors même que nous ne verrions encore aucun signe de cette délivrance, il nous suffit d'attendre la volonté de Dieu, car nous n'avons aucun doute sur son amour et sa fidélité. Son oeuvre sera sûre et ne se fera pas attendre, et nous le louerons pour sa miséricorde.

Attitude bénie aussi que cette attente ! Attendre patiemment et en comptant uniquement sur lui. Que ce soit notre position dans cette journée, et chaque jour. L'attendre pendant notre temps de loisir et notre temps de service, l'attendre dans la prière et dans la joie. Cette attente, quand elle part du fond même de l'âme, est l'attitude vraie et sûre de la créature devant son Créateur, du serviteur devant son Maître, de l'enfant devant son Père. Nous ne nous permettrons pas de rien dicter à notre Dieu, ni de nous plaindre de lui. Nous n'admettons ni impertinence, ni défiance à son égard. Nous n'oserons pas aller plus vite que lui, ni chercher le secours des autres ; ce n'est pas là s'attendre à Dieu. Dieu et Dieu seul est l'attente de nos coeurs.

CH Spurgeon

L'expérience qui nous forme


Élisée ne vit plus Élie. (2 Rois 2:12)


Vous avez le droit de vous appuyer sur Élie, celui que Dieu vous a donné pour vous guider, mais n'oubliez pas que le jour viendra où il vous sera enlevé. Vous vous dites : "Mais je ne peux pas poursuivre ma route sans Élie", pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui.

Élisée est seul pour passer le Jourdain (verset 14), symbole de la séparation. Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien, sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place. Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert à rien de dire : "Je n'y arriverai pas." Vous êtes confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.

Élisée est seul à Jéricho (verset 15), où Élie avait fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de mettre Dieu à l'épreuve. Mais si vous restez fidèle à ce que vous avez appris avec Élie, Dieu vous accordera un signe de sa présence.

Élisée est seul à Béthel (verset 23). Là, vous non plus ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, c'est la sagesse de Dieu qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer, où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme, demeurez fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce que "votre Élie" vous a enseigné, mais ne cherchez plus son secours. Servez-vous de son manteau, et priez. Prenez la résolution de vous confier en Dieu seul.

Oswald Chambers

jeudi 10 août 2017

Il abaisse pour élever


L'Éternel appauvrit et enrichit ; il abaisse et il élève. (1 Samuel 2:7)


Tous les changements survenus dans ma vie viennent de celui qui ne change jamais. Si j'étais devenu riche, j'y aurais vu sa main et je l'aurais béni ; que je sache aussi reconnaître cette main si je deviens pauvre, et le louer de tout mon coeur. Quand notre situation devient modeste en ce monde, cela vient de l'Éternel, et nous devons le supporter avec patience ; et si au contraire notre position se relève, c'est encore de lui que cela procède ; acceptons-le donc avec reconnaissance. Dans les deux cas, c'est le Seigneur qui l'a donné, et tout est bien.

En général, la méthode de Dieu est d'abaisser ceux qu'il veut élever et de dépouiller ceux qu'il veut revêtir. Et sa voie est la plus sage et la meilleure. Si j'ai maintenant à supporter quelque abaissement, je m'en réjouirai, car j'y verrai le prélude de mon élévation. Plus nous sommes humiliés par la grâce, plus nous serons élevés en gloire. Cet appauvrissement qui a pour but notre enrichissement sera donc le bienvenu.

O Seigneur, tu m'as humilié dernièrement en me faisant sentir ma nullité et mon péché. C'est là une expérience peu agréable, mais je te demande de la rendre profitable pour moi. Rends-moi ainsi capable de supporter une plus grande mesure de joie et un plus grand fardeau d'activité, et, quand j'y serai prêt, accorde-les-moi pour l'amour de Christ. Amen.

CH Spurgeon

Le chrétien et la souffrance


Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4:19)


Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même ; comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s'immiscer dans la vie d'un autre chrétien, pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s'apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s'il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : "Dieu me traite durement." C'est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16:23). Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu'on s'apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son coeur. Il ne cherchait de sympathie qu'auprès de son Père et des anges du ciel (Luc 15:10).

Remarquez que Dieu semble parfois "gaspiller" ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous disons : "Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile !" Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier ; et nous n'avons pas à en juger nous-mêmes : il sait ce qu'il fait.

Oswald Chambers
 
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