dimanche 7 février 2016

Détournes-toi de ta rébellion

 

Si tu retournes jusqu'au Tout-Puissant, tu seras rétabli. (Job 22:23)


Éliphaz, en s'exprimant ainsi, énonce une grande vérité qui est le sommaire de plus d'une parole inspirée.

Lecteur, as-tu été abattu par le péché au point de n'être plus qu'une ruine ? La main de l'Éternel s'est-elle tournée contre toi, tellement que tu en sois appauvri et que ton esprit en soit brisé ? Est-ce ta propre folie qui t'a mis dans cette situation ? Dans ce cas, la première chose à faire est, de retourner à l'Éternel. Fais-le avec une repentance véritable et une foi sincère. C'est ton devoir si tu t'es détourné de Celui que tu fais profession de servir. C'est pour toi la sagesse, car tu ne peux pas lutter contre Dieu et prospérer. C'est encore une nécessité immédiate, car ce que t'a coûté la rébellion n'est rien, comparativement à ce que tu pourrais avoir à subir, du moment qu'il est le Tout-Puissant pour châtier.

Vois qu'elle promesse t'invite. « Tu seras rétabli. » Personne que le Tout-Puissant n'est capable de redresser les colonnes renversées et de restaurer les murailles chancelantes de ton être moral. Il est prêt à le faire si tu retournes à lui. Ne tarde pas ! Ta raison, déjà ébranlée, pourrait te manquer tout à fait si tu persévérais dans la rébellion. Mais une confession sincère le soulagera et une foi humble te consolera. Fais-le et tu t'en trouveras bien.

CH Spurgeon

La dépression ne nous est pas permise


Nous espérions bien que... mais maintenant tout est fini, et voilà le troisième jour... (Luc 24:21)


Les disciples d'Emmaüs ne mettaient en avant que des faits exacts, mais les conséquences qu'ils en tiraient étaient erronées. Dans le domaine spirituel, la dépression est toujours coupable. Quand je suis abattu, c'est moi qui suis en faute : ce n'est pas Dieu, ni quelqu'un d'autre. La dépression a deux sources possibles : ou bien j'ai satisfait une convoitise ou bien je n'ai pas pu le faire. Toute convoitise est une impatience. La convoitise spirituelle me pousse à exiger de Dieu une réponse, au lieu de chercher Dieu, pour qu'Il puisse, s'Il le veut, me donner la réponse. La convoitise des disciples, c'est qu'ils avaient conçu le Christ à leur façon. Nous comptions que c'était Lui qui délivrerait Israël. J'ai compté que Dieu m'exaucerait de telle manière : voilà déjà le troisième jour. N'ai-je pas le droit d'être déprimé et de blâmer Dieu ?

Chaque fois que nous réclamons ainsi la réponse à notre prière, c'est que nous faisons fausse route. La prière, c'est l'union avec Dieu, et non pas la mainmise sur l'objet de notre désir. La dépression physique est un symptôme de maladie. Il en est de même au point de vue spirituel.

Nous voudrions des manifestations éclatantes de la puissance de Dieu, et nous ne soupçonnons pas que Dieu est là, autour de nous, dans notre vie de tous les jours : c'est là, si nous sommes fidèles, que la gloire de Jésus-Christ nous apparaîtra.

Oswald Chambers

samedi 6 février 2016

Bénédiction dans la ville


Quand tu obéiras à la voir de l'Éternel, ton Dieu, tu seras béni dans la ville. (Deutéronome 28:2-3)


La ville est pleine de soucis et d'occupations, et celui qui doit y vivre jour après jour, trouve que c'est un lieu où l'on s'use et se travaille. Elle est pleine de mouvement, de bruit, d'agitation incessante. Nombreuses sont ses tentations, ses pertes, ses misères de tous genres. Mais, pour qui s'y rend avec la bénédiction divine, ces difficultés perdent leur acuité ; pour qui y demeure avec cette bénédiction, il y a du plaisir dans ses devoirs et une force en rapport avec ses exigences. La bénédiction dans la ville ne nous élèvera peut-être pas, mais elle nous gardera du mal ; elle ne nous enrichira pas nécessairement, mais nous resterons honnêtes Que nous soyons portefaix ou commis, hommes d'affaires, marchands ou magistrats, la ville nous donnera des occasions de nous rendre utiles. Il est facile de pêcher dans un banc de poissons, et l'on peut travailler avec succès pour le Seigneur parmi ces foules pressées. Nous pouvons préférer la tranquillité de la vie de campagne, mais, si nous sommes appelés à la ville nous pourrons certainement la préférer, puisque c'est là un lieu plus propice au déploie ment de notre activité chrétienne.

Attendons donc de bonnes choses aujourd'hui en raison de cette promesse. Ayons l'oreille ouverte pour entendre la voix du Seigneur et la main prête pour agir suivant ses ordres. L'obéissance amène la bénédiction « et il y a un grand salaire dans l'observation de ses commandements. »
CH Spurgeon

Êtes-vous prêt à être offert en sacrifice ?


Pour moi, l'offrande de ma vie à Dieu s'achève. (2 Timothée 4:6)


"Je suis prêt à m'offrir à Dieu", dites-vous, C'est une affaire de volonté, non de sentiment. Dites à Dieu, de toute votre âme, que vous êtes prêt au sacrifice. Arrivera ce qui pourra, vous n'aurez pas à vous plaindre, quelque épreuve que Dieu choisisse pour vous. L'épreuve est toute personnelle, nul ne peut vous aider à la porter. Votre vie extérieure peut rester la même : c'est votre volonté qui a changé. Une fois que votre volonté s'est courbée, le sacrifice lui-même ne vous coûtera plus rien. Mais si vous ne savez pas courber votre volonté devant Dieu, vous aboutirez fatalement à vous apitoyer sur vous-même.

"Attachez avec des cordes la victime pour le sacrifice, amenez-la aux cornes de l'autel." Le feu de l'autel est destiné à nous purifier entièrement de tout désir qui n'est pas le désir de Dieu. Ce n'est pas vous qui brûlez en vous l'interdit, c'est Dieu. Vous amenez la victime attachée aux cornes de l'autel.

Ne vous laissez pas aller à vous apitoyer sur vous-même, lorsque le feu s'allume. Cette épreuve du feu nous délivre de tout ce qui nous accable, de tout ce qui nous déprime. Ce qui nous séduisait ne nous séduit plus. Avez-vous passé par le feu ?

Présentez-vous à Dieu, prêt au sacrifice, et Dieu se révèlera à vous, dans toute sa splendeur.

Oswald Chambers

vendredi 5 février 2016

La justice est satisfaite

 Quand je verrai le sang je passerai par dessus. (Exode 12:13)


Pour nous, voir le précieux sang de Christ est une consolation et une douceur ; il faut, pour notre sûreté, que Dieu te voie. Or, même quand je suis incapable de le contempler, il le regarde et passe sur moi à cause du sang. Et, si dans ce sang je ne trouve pas toute l'assurance que je pourrais et devrais avoir, parce que ma vue est trouble, je n'en suis pas moins en complète sécurité, car l'oeil du Seigneur n'est pas trouble. Et cet oeil est constamment fixé sur le sanglant sacrifice. Quel sujet de joie pour nous ! Dieu connaît la plénitude infinie et le sens profond cachés dans cette mort. Il a toujours devant lui ce mémorial de la justice satisfaite et de ses attributs admirables ainsi glorifiés. En contemplant la création dans son développement, il reconnut que « cela était très bon. » Que dira-t-il devant la rédemption dans son complet achèvement, devant l'obéissance, même jusqu'à la mort de son Fils bien-aimé ? Comment décrire avec quelle affection il regarde Jésus se présentant lui-même, comme victime sans tache, en sacrifice d'agréable odeur ?

C'est pourquoi nous restons dans une calme sérénité, car le sacrifice et la Parole de notre Dieu nous donnent une parfaite assurance. Comme l'ange sur les maisons des Hébreux, il passer aussi sur nous, puisqu'il n'a pas épargné notre glorieux substitut. La justice et l'amour joignent leurs mains pour donner un salut éternel à tous ceux qui sont sous l'aspersion du sang.
CH Spurgeon

Êtes-vous prêt à être offert en sacrifice ?

Si même je dois verser mon sang en libation pour achever le sacrifice de vous-mêmes que vous offrez a Dieu par votre foi, j'en suis heureux et je m'en réjouis avec vous tous. (Philippiens 2:17)


Acceptez-vous d'être offert en sacrifice pour parachever ce que la foi des autres tâche de faire ? Acceptez-vous de verser votre sang en libation pour Dieu au bénéfice de vos frères ? Ou bien est-ce que vous regimbez, en disant : "Non ; je ne tiens pas à être sacrifié à ce moment-ci. Je ne veux pas que Dieu m'impose ainsi son choix. Je veux pouvoir choisir moi-même le cadre de mon sacrifice et aussi les assistants, des gens qui puissent me comprendre et m'approuver."

Il y a une grande différence entre celui qui marche vers le sacrifice dans la fierté de son héroïsme, et celui à qui Dieu demande d'être le paillasson sur lequel chacun s'essuie les pieds. Si Dieu veut vous apprendre l'abaissement et l'humiliation, êtes-vous prêt à vous offrir en sacrifice de cette manière-là ? Êtes-vous prêt à n'être rien du tout, moins encore qu'une goutte d'eau dans un baquet tout plein ? Êtes-vous prêt à ne compter pour tien du tout, tellement qu'il ne sera jamais plus question de vous à propos de l'âme que vous aurez contribué à sauver ? Êtes-vous prêt à vous dépenser, à vous laisser user au service des autres ? Non pas à vous faire servir, mais à servir les autres. On trouve des saints qui ne consentent pas à faire un travail humiliant, tout en restant des saints. Leur amour-propre les retient.
Oswald Chambers

jeudi 4 février 2016

Il reviendra



Je ne vous laisserai point orphelins ; je viendrai à vous. (Jean 14:18)


Il nous a quittés, mais ne nous a pas laissés orphelins. Lui, notre Consolation, s'en est allé, mais nous ne sommes pas sans consolation, car il vient à nous ; et c'est là un réconfort suffisant pour nous soutenir pendant sa longue absence. Jésus est déjà en chemin. Il dit : « Je viens bientôt, » et il hâte le pas vers nous ; il dit : « Je viendrai, » et personne ne peut empêcher sa venue, ni la retarder, fut-ce d'une minute. Il ajoute : « Je viendrai à vous, » et il le fera sûrement. Sa venue est spécialement pour les siens. C'est là leur consolation présente, tandis qu'ils pleurent parce que l'Époux ne paraît pas encore.

Lorsque nous perdons le joyeux sentiment de sa présence, nous nous affligeons ; mais que ce ne soit pas comme s'il n'y avait point d'espérance. Notre Seigneur nous a peut-être caché sa face pour un instant dans sa colère ; mais il reviendra avec toute sa faveur. Il nous quitte en un sens, mais seulement en un sens, car il nous laisse le serment qu'il reviendra.

O Seigneur, viens bientôt ! Il n'y a pas de vie pour nous dans cette existence terrestre, tant que tu es absent. Nous soupirons pour ton retour et le doux sourire de ta face. Quand viendras-tu à nous ? Nous savons que tu réapparaîtras. Ne tarde donc point, ô notre Dieu !

CH Spurgeon
 
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