mercredi 4 novembre 2015

L'autorité de la révélation

 

Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. (Jacques 4:8)


Il est très important de donner à tous l'occasion de mettre en pratique chaque vérité divine. Nous ne pouvons le faire pour eux, la responsabilité leur en est laissée. Ils doivent agir délibérément car le message de l'Évangile doit toujours pousser à l'action. Le refus d'agir est une paralysie qui laisse l'homme inchangé ; mais celui qui agit n'est plus jamais le même. Cela semble être une folie, et c'est ce qui retient tant de personnes qui pourtant ont été convaincues par le Saint-Esprit. À l'instant même où je me lance dans l'action, je vis enfin, alors qu'auparavant je végétais. Lorsque toute ma volonté s'élance vers l'action, je vis véritablement.

Chaque fois qu'une vérité divine vous est révélée, mettez-la en pratique, pas nécessairement en agissant aussitôt, mais en prenant une ferme résolution d'agir, un engagement écrit. Alors, l'enfant de Dieu le plus faible, est affranchi de sa faiblesse ; toute la merveilleuse puissance de Dieu vient en lui. Quand la vérité divine nous apparaît d'abord, nous reconnaissons nos fautes, mais nous y retombons souvent ; nous connaissons ainsi des hauts et des bas, jusqu'à ce que nous comprenions que nous ne devons plus reculer. Il nous faut saisir une parole de notre Seigneur et Sauveur, et nous en servir pour passer un contrat avec lui. C'est la pensée du Seigneur, quand il nous dit : "Venez à moi", il veut dire, "liez-vous à moi par un contrat". Nous avons du mal à nous y décider. Mais celui qui se décide enfin voit à l'instant même la vie divine envahir son coeur. La puissance de domination du monde, de notre "moi", de Satan, est paralysée, non par l'acte lui-même, mais par la puissance divine que cet acte a déclenchée.
Oswald Chambers

mardi 3 novembre 2015

Au temps de Dieu


La vision est encore différée jusqu'à un temps déterminé ; elle se manifestera à la fin, et elle ne trompera point. S'il diffère, attends-le, car il viendra assurément, et il ne tardera pas. (Habacuc 2:3)


Les grâces de Dieu peuvent se faire attendre, mais elles sont sûres. Dans sa sagesse divine, le Seigneur a fixé un temps pour la manifestation de sa puissance ; et son heure est la meilleure. Nous, nous sommes pressés ; la vue d'une bénédiction répandue sur nos frères excite notre désir et nous fait soupirer : mais le Seigneur tiendra ses engagements sans avancer ni retarder l'heure.

La promesse de Dieu nous est présentée ici comme une chose vivante et réelle. Ce n'est jamais une lettre morte, comme nous sommes tentés de le craindre lorsque nous avons attendu longtemps son accomplissement. La parole vivante vient du Dieu vivant, et si son effet nous semble prendre trop de temps avant de se manifester, en réalité il n'en est pas ainsi. Dieu n'est jamais en retard, mais il nous exerce à la patience jusqu'à ce que nous reconnaissions la fidélité du Seigneur. Aucune de ses promesses « ne nous trompera. » Aucune n'est perdue ; toutes auront leur accomplissement. Aucune n'a besoin d'être renouvelée comme le serait une traite revenant non payée. « Il viendra assurément et ne tardera point. »

Et toi, ne peux-tu pas attendre ton Dieu et te fier à lui, gardant malgré tout une confiance inébranlable dans sa fidélité ?

CH Spurgeon

Esclave de Jésus


J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. (Galates 2:20)


Ces mots impliquent un renoncement délibéré à mon indépendance, et ma soumission à la seigneurie de Jésus-Christ. Dieu peut me mettre trois cent soixante-cinq fois par an devant cette nécessité, mais il ne peut faire à ma place ce que j'ai à faire. Il faut que je brise la dure coque de mon égoïsme qui me sépare de Dieu, pour que ma personnalité s'en échappe et vienne s'unir dans une communion parfaite avec Dieu lui-même. Cela non pour réaliser mes propres idées, mais pour être fidèle à Jésus. Quand j'en suis là, tout devient clair. Bien peu d'entre nous connaissent vraiment la fidélité absolue à Christ : "À cause de moi" c'est cette attitude-là qui fait le saint authentique.

Cet abandon est-il accompli ? Tout le reste n'est que pieuse fraude. Le seul point décisif est celui-ci : Est-ce que j'accepte de m'abandonner, d'être soumis sans réserve à Jésus-Christ, sans poser de conditions sur la manière dont mon esprit d'indépendance sera brisé ? Dès lors se produit l'union surnaturelle avec Christ, et le Saint-Esprit m'en donne une claire confirmation : "J'ai été crucifié avec Christ." Pour être un véritable disciple, je dois en venir là : renoncer à tous mes droits, et devenir l'esclave de Jésus-Christ. Sans cet abandon, ma sanctification ne peut pas commencer.

Il faut que Dieu puisse nous utiliser à son gré. Ce n'est pas à nous de décider ce que nous devons faire, c'est à Dieu seul.

Oswald Chambers

lundi 2 novembre 2015

Richesse merveilleuse


Il n'épargne aucun bien à ceux qui marchent dans l'intégrité. (Psaumes 84:12)


Le Seigneur nous refusera plus d'une chose qui nous plaît, mais « aucun bien » réel. Il est le meilleur juge de ce qui nous est bon. Les choses vraiment bonnes pour nous, nous les recevrons en les demandant par Jésus-Christ notre Sauveur.

La sainteté est une chose bonne, et Dieu nous la donnera gratuitement. Il nous accordera la victoire sur nos tendances mauvaises, sur notre caractère et nos habitudes fâcheuses ; il l'accordera avec joie ne soyons pas satisfaits avant de l'avoir obtenue. Il nous donnera en outre la pleine assurance de notre adoption, la communion intime avec lui, la connaissance de toute la vérité et la puissance dans la prière. Si nous ne possédons pas ces biens, c'est notre manque de foi qui nous en prive, et non le manque de libéralité de Dieu ; tout au contraire, son désir est de nous faire présent sans retard de ces choses, et cela dans un beau et céleste cadre, celui d'une grande patience et d'un fervent amour.

Mais, pour cela, il faut « marcher dans l'intégrité, » ne prendre aucun chemin de traverse, n'user d'aucun moyen détourné, n'avoir ni hypocrisie ni fraude. Si nous ne marchons pas de droit pied, Dieu ne peut pas nous donner ces grâces. Ce serait une prime au péché. La droiture est le chemin de la prospérité de l'âme, prospérité céleste qui inclut tous les biens. Quelle promesse à la prière d'intercession ! Agenouillons-nous pour demander ces grâces à notre Dieu.

CH Spurgeon

Autorité et indépendance


Si vous m'aimez, gardez mes commandements. (Jean 14:15)


Notre Seigneur ne nous contraint jamais à l'obéissance. Il nous dit très catégoriquement ce que nous avons à faire, mais ensuite il nous laisse libres. Notre obéissance doit résulter de notre communion avec lui. C'est pourquoi, lorsque le Seigneur nous invite à être ses disciples, il y met toujours un "Si". — "Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même." Le Seigneur ne nous propose pas de nous assurer une "bonne situation" dans l'éternité, mais de nous utiliser en nous gardant sous sa dépendance, c'est pourquoi ses paroles nous semblent si sévères (voir Luc 14:26) : "Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père..." Mais attention, n'interprétez jamais ces paroles en les séparant de Celui qui les a prononcées.

Le Seigneur ne me donne pas de règles, mais il me propose très clairement un idéal de vie. Si j'ai pour lui un véritable amour, je ferai ce qu'il me dit sans aucune hésitation. Si j'hésite, c'est parce qu'il y a quelqu'un que j'aime plus que lui, et ce quelqu'un, c'est moi-même. Jésus-Christ ne m'obligera pas à lui obéir, il faut que je le fasse de moi-même, et en le faisant, j'accomplirai ma véritable destinée spirituelle. Mes journées peuvent être remplies d'une quantité de petits incidents négligeables et médiocres. Mais si j'obéis à Jésus-christ dans ces circonstances qui paraissent survenir par hasard, elles deviendront comme des trous d'épingles par lesquels Dieu m'apparaîtra. Et un jour, je découvrirai que, par mon obéissance, beaucoup d'âmes ont été bénies. La Rédemption qui amène à l'obéissance est toujours créatrice de salut. À travers mon obéissance le Dieu Tout-Puissant lui-même, agit.

Oswald Chambers

dimanche 1 novembre 2015

Perfection et conservation


Celui qui vous a appelés est fidèle, et il le fera aussi. (1 Thessaloniciens 5:24)


Que fera-t-il ? Il nous sanctifiera entièrement. Il poursuivra son oeuvre de purification jusqu'à ce que nous soyons parfaits en tout point. Il veut conserver « tout ce qui est en nous, l'esprit, l'âme et le corps irrépréhensibles pour la venue de notre Seigneur Jésus-Christ. » Il ne nous permettra pas de déchoir de la grâce, ni de tomber sous la domination du péché. Quelle faveur ! Adorons l'auteur de ces dons ineffables.

Qui fera cela ? Le Dieu de paix qui nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière, de la mort du péché à la vie éternelle en Jésus-Christ. Lui seul peut le faire. Une oeuvre de perfectionnement et de conservation semblable ne peut provenir que du Dieu de toute grâce.

Pourquoi fera-t-il cela ? Parce qu'il est fidèle ; fidèle à sa promesse par laquelle il s'engage à sauver celui qui croit ; fidèle à son Fils, dont la récompense est de voir son peuple lui être présenté sans faute ; fidèle à l'oeuvre qu'il a commencée en nous, et qu'il ne peut laisser jusqu'à son parfait achèvement. Ce n'est pas sur leur propre fidélité que les saints s'appuient, mais sur celle de leur Sauveur, qui est inébranlable.

C'est donc là un beau sujet de reconnaissance, qui mettra la joie dans ton coeur à l'entrée d'un sombre mois, où bien des obscurités et des nuages se préparent extérieurement, mais où ces assurances te seront comme une lumière intérieure.

CH Spurgeon

Nous ne sommes pas à nous-mêmes


Ne savez-vous pas... que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? (1 Corinthiens 6:19)


Un homme ou une femme en communion vivante avec les souffrances de Jésus-Christ ne peut plus avoir de vie privée, de "petit monde dans le vaste monde". Dieu détruit la vie privée de ses enfants, et en fait une grande voie publique où tout le monde passe, mais où il passe, lui aussi. Personne ne peut supporter un tel dépouillement, s'il n'est d'abord uni à Jésus-Christ. Nous ne sommes pas sanctifiés pour nous-même, nous sommes appelés à la communion de l'Évangile, et s'il nous arrive des choses qui ne semblent pas nous concerner, c'est parce que Dieu veut nous introduire dans sa communion. Laissez-le agir, sans quoi, non seulement vous n'aurez pas la moindre utilité dans Son oeuvre de Rédemption pour le monde, mais vous serez un obstacle, une entrave.

La première chose que Dieu fait en nous est de nous dépouiller de ce qui nous est le plus cher, jusqu'au moment où, ne nous souciant plus de nous-mêmes, nous désirons que l'oeuvre de la Rédemption s'accomplisse à travers nous. Pourquoi refuserions-nous d'avoir le coeur brisé ? Dieu, par ce moyen, prépare pour nous une communion plus profonde avec son Fils. À la première souffrance, la plupart d'entre nous s'effondrent ; nous restons là, anéantis, au seuil des desseins de Dieu pour nous. Nous nous apitoyons sur nous-même, et toute la prétendue sympathie chrétienne ne pourra qu'accélérer notre déroute. Mais Dieu ne veut pas cela. Il vient à nous, il nous saisit par la main percée de son Fils, et nous dit : "Entre dans ma présence, lève-toi et resplendis." Si, par un coeur brisé les desseins de Dieu, pour le monde, peuvent mieux s'accomplir, remerciez-le de vous avoir brisé le coeur.

Oswald Chambers
 
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