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Jésus leur dit : Venez, suivez-moi. (Marc 1:17)
L'un des arguments que nous invoquons le plus volontiers pour ne pas suivre Jésus, c'est notre tempérament, nos dispositions naturelles. Mais, quand une fois nous allons à lui, la première chose dont nous nous rendons compte, c'est qu'il n'attache aucune importance à nos dispositions naturelles. Nous nous imaginons que nous pouvons consacrer à Dieu nos dons et nos capacités. Mais comment consacrer à Dieu ce qui ne vous appartient pas ? Il n'y a qu'une chose que vous puissiez lui consacrer, votre personne même (Romains 5:2-5), tous vos droits sur vous-même. Si vous faites cela, Dieu se servira de vous pour faire une de Ses divines expériences. Les expériences de Dieu réussissent toujours. Ce qui caractérise un enfant de Dieu, c'est le rayonnement moral qui résulte d'un abandon total à Jésus-Christ. La vie n'est plus alors qu'une source limpide et toujours jaillissante, alimentée sans cesse en nous par le Saint-Esprit. L'enfant de Dieu se rend compte que c'est son Père céleste qui règle lui-même toutes les circonstances de sa vie, aussi jamais il n'est disposé à se plaindre, il sait que Jésus est là, il s'abandonne à lui sans aucune réserve. Mais gardez-vous d'ériger votre propre expérience en règle universelle. Laissez Dieu agir à sa manière avec votre prochain, comme il l'a fait pour vous.Si vous savez obéir à l'appel de Jésus : "Viens à moi", il se servira de vous pour renouveler cet appel. Votre vie sera l'expression de l'appel même de Jésus."Viens à moi." Mon frère, ma soeur, es-tu venu(e) ?
Oswald Chambers
Israël habitera seul, sûrement. (Deutéronome 33:28)
Plus nous serons isolés du monde, plus nous serons en sûreté. Dieu veut un peuple séparé des pécheurs.Son ordre est : « Sortez du milieu d'eux et vous en séparez ! » Un monde portant le nom de chrétien est une monstruosité que les Écritures ne justifieront jamais. Un chrétien mondain est spirituellement malade. Ceux qui font des compromis avec les ennemis de Christ peuvent compter comme leurs alliés.Notre sûreté sera, non de nous accorder avec les ennemis, mais de demeurer seuls avec notre meilleur Ami ! De cette manière nous habiterons en sûreté, en dépit des sarcasmes, des moqueries et des dédains du monde. Nous serons garantis contre les funestes influences de son orgueil, de son incrédulité, de sa vanité, de sa ruse.Dieu nous fera habiter seuls et en assurance, au jour où il visitera le péché des nations par la guerre, les épidémies ou les famines.Le Seigneur tira Abraham d'Ur en Chaldée, mais celui-ci s'arrêta à moitié chemin à Charan : il n'eut de bénédiction que quand il se fut décidé à se rendre au pays de Canaan et qu'il y fut venu. Il y vécut en sécurité seul, au milieu même des ennemis, tandis que Lot n'était pas en sécurité à Sodome, même au milieu du cercle d'amis qu'il s'y était faits, par ses, alliances avec les habitants. Notre sûreté, c'est de vivre seuls avec Dieu.
CH Spurgeon
Rabbi, où demeures-tu ? — Venez, leur dit-il, et vous verrez. Ils allèrent, et... restèrent auprès de lui ce jour-là. (Jean 1:38-39)
"Venez avec moi ", nous dit quelquefois Jésus. Nous restons auprès de lui ce jour-là, et puis c'est fini ; nous retournons à nos affaires, à nos intérêts personnels. Nous ne comprenons pas qu'on peut rester avec Jésus en toute circonstance."Tu es Simon ; on t'appellera Céphas." Dieu ne peut écrire notre nouveau nom que là où il a effacé notre orgueil, notre suffisance, notre égoïsme. Il y en a parmi nous qui ne sont enfants de Dieu que par-ci par-là, comme les taches de rougeole. Si vous nous regardez seulement sur tel point, ou bien sous telle lumière, quand nous sommes tout à fait bien disposés, vous croiriez que nous sommes des modèles de piété. Mais quand nous sommes mal disposés, patatras ! Le vrai disciple de Jésus porte son nom sur toute sa personne ; l'égoïsme, l'orgueil, la suffisance ont partout disparu.L'orgueil est la déification du moi. Et cet orgueil peut être chez plusieurs d'entre nous, aujourd'hui, non pas celui du pharisien, mais celui du péager. Vous dites : "Oh ! je ne suis pas ce que je devrais être." Votre orgueil d'homme s'en accommode, mais au fond vous blasphémez contre Dieu, car votre pensée, c'est que Dieu ne peut pas vous transformer. "Je suis trop faible, trop découragé, dites-vous ; le salut n'est pas pour moi." Humble au regard des hommes, vous êtes un blasphémateur à l'égard de Dieu, Vous ne croyez pas à la puissance de Dieu. "Il faudrait, dites-vous, que Dieu vienne me prendre et m'emporte au ciel." Mais Il est prêt à le faire. Allez à Jésus, restez auprès de lui, sans rien exiger d'autre. Jésus vous prendra avec Lui, non pas pour un jour, mais pour toujours.
Oswald Chambers
Ne crains point, car tu n'auras point de honte. (Ésaïe 54:4)
Nous n'avons point honte de notre foi. Sceptiques et critiques peuvent assaillir l'Écriture sur laquelle nous fondons notre foi ; le Seigneur montrera d'une manière de plus en plus évidente que, dans ce livre, il n'y a ni erreur, ni exagération, ni omission. Il n'y a aucun déshonneur à être un simple croyant : la foi qui va droit à Jésus est une couronne d'honneur sur notre tête, et vaut mieux qu'une décoration sur notre poitrine.Nous ne serons point confus de notre espérance. Elle se réalisera pour nous conformément à la promesse du Seigneur. Nous serons nourris, guidés, bénis, restaurés. Notre Sauveur reviendra, et les jours de notre deuil cesseront. Alors nous rendrons gloire à celui qui nous a donné une espérance vivante, puis, mis en possession de ce que nous aurons espéré.Nous ne serons pas confus de notre amour. Jésus est l'être le plus digne de notre affection, et jamais nous n'aurons à rougir de lui avoir abandonné notre coeur. La vue glorieuse de notre Bien-Aimé justifiera l'attachement le plus enthousiaste à sa personne. Nul ne blâmera les martyrs d'être morts pour lui. Tandis que les ennemis de Christ auront une honte éternelle, ceux qui auront aimé Jésus seront honorés par tous les, saints, parce qu'ils ont « choisi l'opprobre de Christ plutôt que les trésors de l'Égypte. »
CH Spurgeon
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. (Matthieu 11:28)
Est-ce que je suis vraiment désireux de trouver le repos et la sérénité ? Les problèmes qui ont une véritable importance dans la vie ne sont pas nombreux. Et tous trouvent leur solution dans cette parole : "Venez à moi." Jésus ne nous dit pas "Faites ceci ; ne faites pas cela." Il nous dit : "Venez à moi." Si je viens à Lui, je serai déchargé de mon péché, ma vie deviendra ce que je sens bien qu'elle devrait être ; je pourrai chanter de joie.Avez-vous jamais consenti à cet acte si simple, si enfantin venir à Jésus ? Mais votre coeur est si obstiné ! Et cependant, si vous voulez être libéré de votre péché, c'est le seul moyen.La réponse que nous faisons à Jésus est ce qui nous juge. Au moment où nous nous y attendons le moins, sa voix murmure à notre oreille : "Viens à moi." Si je me laisse attirer, alors tout en moi se transforme. Ne raisonnez pas, mais jetez-vous dans ses bras. Fiez-vous à lui seul, abandonnez tout le reste."Je vous donnerai du repos." C'est-à-dire je vous délivrerai de votre inquiétude, je vous soutiendrai en toute chose. Jésus n'a pas l'intention de nous mettre au lit, pour que nous nous y endormions en le tenant par la main. Oh ! non, il veut nous tirer hors du lit, hors de notre langueur, de notre épuisement, de notre léthargie spirituelle. Il veut nous donner l'énergie, l'activité, la vie. Nous parlons de résignation à la volonté de Dieu ! Jésus veut nous donner l'énergie et la puissance du Fils de Dieu.
Oswald Chambers
Ils paraîtront et se reposeront, et il n'y aura personne qui les épouvante. (Sophonie 3:13)
Nous parlions hier du peuple pauvre et affligé que le Seigneur laisse comme une semence de vie dans un monde mort. Le prophète dit qu'ils ne commettront plus d'iniquité et ne proféreront plus de mensonge. Bien qu'ils n'aient ni rang, ni richesses, ils sont cependant incapables d'user de ces armes auxquelles le méchant accorde tant de confiance. Jamais ils n'emploieront pour se défendre ni le mal, ni la ruse.Mais ne sont-ils pas en danger d'être détruits ? nullement. Ils auront nourriture et repos, et seront non seulement gardés dans le danger, mais à l'abri de la crainte du mal. Les brebis sont de faibles créatures et les loups leurs terribles ennemis. Mais actuellement, les brebis sont plus nombreuses que les loups, et leur cause fait du progrès, tandis que celle des loups perd du terrain. Un jour viendra où des troupeaux de brebis couvriront les prairies et pas un loup ne subsistera. C'est que les brebis ont un qui leur donne pâture, protection et paix.Il n'y aura personne, c'est-à-dire aucun être ni humain ni diabolique, qui les épouvante. Qui peut effrayer le troupeau du Seigneur quand lui-même est présent ? Nous reposons dans de verts pâturages, car Jésus même est la nourriture et le repos de nos âmes.
CH Spurgeon
Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, et pour satisfaire vos passions. (Jacques 4:3)
Si vous demandez pour satisfaire vos passions, et non pas pour plaire à Dieu, vous demandez mal, vous demandez pour vous-même. Et plus vous vous cherchez vous-même, moins vous cherchez Dieu. Cherchez comme il faut chercher, c'est-à-dire cherchez Dieu, et vous le trouverez. Mettez-vous en marche, et concentrez vos efforts vers ce but. Avez-vous jamais cherché Dieu de tout votre coeur, ou bien ne l'avez-vous invoqué que lorsque votre âme était un peu dolente ? Cherchez énergiquement, et vous le trouverez."Vous tous qui avez soif, venez ! les eaux sont là." Avez-vous vraiment soif, ou bien êtes-vous béatement satisfait de votre médiocrité ?"Frappez, et l'on vous ouvrira." "Approchez-vous de Dieu." Frappez ! la porte est fermée, et pendant que vous frappez, votre coeur bat à coups redoublés. "Nettoyez vos mains, pécheurs !" Frappez un peu plus fort. Vous vous apercevez que vos mains sont sales. "Purifiez vos âmes, hommes irrésolus !" Ceci vous touche encore davantage, vous sentez qu'il faut à tout prix aboutir. "Sentez votre misère, affligez-vous et pleurez !" Vous êtes-vous jamais vraiment affligés devant Dieu de votre misère intérieure ? Ce n'est plus une complaisante pitié de vous-même, c'est la douloureuse stupéfaction de voir ce que vous êtes en réalité. "Humiliez-vous devant le Seigneur !" C'est une humiliation, sans contredit, de devoir frapper à la porte, tout comme le brigand crucifié. Mais, à celui qui frappe, on ouvrira.
Oswald Chambers