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De même aussi Christ ayant été offert une fois pour ôter les péchés de plusieurs, paraîtra une seconde fois sans péché à ceux qui l'attendent pour obtenir le salut. (Hébreux 9:28)
C'est là notre espérance. Celui auquel nous avons regardé comme venu une fois pour ôter les péchés de plusieurs, se manifestera une seconde fois aux fils des hommes. C'est là une heureuse perspective. Mais cette seconde apparition présentera certains traits spéciaux qui la rendront plus glorieuse.Notre Sauveur n'aura plus rien à faire avec le péché. Il l'a si complètement effacé de son peuple, il en a porté la peine d'une manière si effective, qu'il n'aura plus à s'en occuper lors de sa seconde venue. Il ne présentera plus d'offrande pour le péché, car il aura détruit le péché. Le Seigneur achèvera alors l'oeuvre du salut de son peuple, qui sera entièrement et définitivement délivré et jouira à tous égards de la plénitude de ce salut. Il ne vient pas pour porter la conséquence de nos péchés, mais pour nous apporter le résultat de son obéissance ; non pour détourner notre condamnation, mais pour achever notre salut.Notre Sauveur n'apparaîtra ainsi qu'à ceux qui l'attendent, mais il ne se présentera point avec le même caractère à ceux dont les yeux sont aveuglés par l'égoïsme et le péché. Pour eux il ne sera pas autre chose qu'un juge terrible. Regardons à lui pour notre salut maintenant, et alors nous pourrons l'attendre pour le salut réalisé. Ce regard nous donnera la vie.
CH Spurgeon
Ceux qui se confient en l'Éternel... marchent et ne se fatiguent point. (Ésaïe 40:31)
Marcher n'a rien de palpitant ni de sensationnel. Cela demande pourtant de l'endurance, de la continuité. Pour "marcher sans se fatiguer", sans s'épuiser, il faut utiliser toutes ses forces. Le mot "marcher" est employé dans la Bible en rapport avec le caractère. "Jean, voyant Jésus marcher vers lui, dit : "Voici l'agneau de Dieu." Il n'y a jamais rien d'abstrait dans la Bible, tout y est vie, réalité concrète. Dieu ne dit pas : "Soyez spirituels", mais "Marchez devant moi."Lorsque nous sommes malades ou déprimés, nous recherchons le "sensationnel." Cela aboutit sur le plan physique, à des manifestations nerveuses qui sont des contrefaçons du Saint-Esprit. Sur le plan émotionnel cela entraîne des affections désordonnées et l'immoralité ; sur le plan spirituel, nous finissons par détruire toute vie authentique.La présence réelle de Dieu n'est pas liée à un signe particulier, mais elle dépend de notre volonté de regarder sans cesse au Seigneur. Quand nous cessons de compter sur Lui, les difficultés surgissent. L'expérience dont parle le Psalmiste : "C'est pourquoi nous sommes sans crainte lorsque les flots mugissent..." deviendra notre expérience si nous sommes décidés à nous appuyer non sur le sentiment de la présence de Dieu, mais sur la certitude de sa présence."L'Éternel était ici. et je ne le savais pas. Dans les moments critiques, demandons à Dieu de nous guider ; mais gardons-nous de dire sans cesse : "Ô Seigneur, conduis-moi dans telle ou telle direction." Il est certain qu'il nous conduira. Si les décisions que le bon sens nous dicte ne correspondent pas à la volonté de Dieu, il nous le fera comprendre. Restons alors en repos, et attendons que sa présence nous éclaire."
Oswald Chambers
Ta chaussure sera de fer et d'airain, et ta force durera autant que tes jours. (Deutéronome 33:25)
Deux choses sont préparées pour le pèlerin les chaussures et la force.Les chaussures lui sont nécessaires pour voyager sur des routes raboteuses et mauvaises et pour fouler des ennemis mortels. Nous ne marcherons pas nu-pieds : ce ne serait pas convenable pour des princes de sang royal. Nos chaussures ne seront point de matière commune, mais auront des semelles durables en métal qui ne s'useront point quand même le voyage serait long et difficile. Nous serons protégés en raison des nécessités de la route et du combat. Marchons donc bravement et ne craignons aucun mal, même si nous avions à mettre le pied sur des serpents venimeux ou sur le dragon lui- même.Notre force aussi durera autant que nos jours ; et elle sera proportionnée à l'effort demandé et au fardeau à porter. Suivant nos jours notre force, tel est le sens clair de ce texte. Si en ce jour nous sur vient une épreuve pénible ou un travail demandant toute notre énergie, une force équivalente nous sera donnée aussi. Cette promesse faite à Ascer est aussi pour tous ceux qui ont assez de foi pour se l'approprier. Qu'elle nous donne donc la hardiesse qu'elle est destinée à produire dans le coeur croyant qui s'engage au service de Dieu.
CH Spurgeon
Vous m'appelez Seigneur et Maître, et vous dites bien, car je le suis. (Jean 13:13)
Notre Seigneur n'impose jamais son autorité ; jamais il ne dit : "Tu dois." Il nous laisse parfaitement libres. Libres de lui cracher au visage, comme certains hommes l'ont fait ; libres de le mettre à mort. Il ne nous dira rien. Mais lorsque, grâce à la Rédemption sa vie est créée en moi, je reconnais aussitôt qu'il a sur moi une autorité absolue. C'est la domination morale de Celui dont il est dit : "Tu es digne..." Mais mon indignité refuse de se courber devant Celui qui est digne. Chaque fois que je rencontre un homme qui m'est supérieur, et que je refuse de reconnaître sa supériorité, je révèle mon indignité. Dieu fait notre éducation par des gens qui nous dépassent, non en intelligence mais en "sainteté", jusqu'à ce que nous nous soumettions au Seigneur lui-même.Si notre Seigneur nous imposait l'obéissance, il serait un tyran, et n'aurait plus la véritable autorité. Il ne réclame jamais notre obéissance, mais lorsqu'il se révèle à nous, nous lui obéissons aussitôt. Il devient sans peine notre Seigneur, et nous vivons dans l'adoration du matin au soir. La manière dont je conçois l'obéissance met en évidence ma croissance spirituelle.L'obéissance est un mot auquel nous devons redonner sa vraie valeur. L'obéissance n'est possible qu'entre des égaux : c'est le rapport d'un fils à son Père, et non d'un domestique à son patron. "Moi et le Père, nous sommes un." "Bien qu'il fut Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes." Le Fils a obéi en tant que Rédempteur parce qu'il était le Fils, et non pas pour le devenir.
Oswald Chambers
C'est pourquoi, voici, je l'attirerai après que je l'aurai fait aller dans le désert, et je lui parlerai selon son coeur. (Osée 2:14)
Notre Dieu, voyant quels sont pour nous les attraits du péché, a résolu, afin de nous ramener à lui, d'user de l'attrait plus puissant de son amour. Ne nous souvenons-nous pas du premier charme qu'il nous fit éprouver pour nous arracher à la fascination du monde ? Il l'exercera et l'exercera encore, chaque fois qu'il nous verra en danger d'être enlacés par le mal. Il veut, afin d'avoir plus d'action sur nous, nous tirer à part en un lieu qui ne sera pas le paradis, mais bien un désert où rien ne puisse détourner notre attention de lui. Dans cette solitude, la présence du Seigneur de vient tout pour nous, et nous estimons dans ce moment sa compagnie bien plus précieuse que celle de nos amis, alors que nous étions assis sous notre vigne et notre figuier. L'isolement et l'affliction font plus pour nous rapprocher de notre Père céleste que tout autre moyen.Quand il nous a mis à part et amenés à lui, le Seigneur peut alors nous dire des choses douces et excellentes pour notre consolation ; il « parle à notre coeur, » comme nous le dit le texte. Oh puissions-nous savoir par expérience le prix de cette promesse. Attirés par son amour, séparés par l'affliction et consolés par l'Esprit de vérité, nous connaîtrons le Seigneur et éclaterons en chants d'actions de grâce. Gloire soit à sa sagesse et à son amour infini !
CH Spurgeon
Et il dit : "Qui es-tu, Seigneur ?" (Actes 9:5)
Grâce au miracle de la Rédemption, Saul de Tarse, Pharisien ardent et opiniâtre, fut en une seconde transformé en humble esclave, dévoué au Seigneur Jésus.Ce qui peut s'expliquer n'a rien de miraculeux. Lorsque nous comprenons comment les choses se passent, nous pouvons les ajuster à nos désirs. C'est pourquoi tout naturellement nous cherchons à comprendre. L'obéissance n'est pas une chose naturelle, et la désobéissance n'est pas forcément un péché. Il n'y a dans l'obéissance en elle-même aucune vertu morale, à moins qu'on reconnaisse chez celui qui donne les ordres une autorité supérieure. La désobéissance peut être le moyen de s'affranchir d'une autorité abusive. Quand un homme dit à un autre : "Il faut... tu dois..." il tend à l'asservir et à l'éloigner de Dieu. L'homme en obéissant devient esclave, à moins qu'il ne discerne par-delà l'autorité de l'homme, celle d'un Dieu saint auquel il se soumet.Bien des personnes ne commencent à se tourner vers Dieu que lorsqu'elles rejettent leurs traditions religieuses. Car il n'y a qu'un seul Maître légitime du coeur humain et ce n'est pas la religion, mais Jésus-Christ. Mais malheur à moi si, le voyant devant moi, je lui dis : "Non, je ne te veux pas !" Il n'insistera pas pour que j'obéisse, mais en refusant j'aurai commencé à signer l'arrêt de mort du Fils de Dieu dans mon coeur. Lorsque je m'oppose à Jésus-Christ, en lui disant : "Je refuse", il n'insistera pas. Mais je tourne le dos à la puissance créatrice de sa Rédemption. La grâce de Dieu ne s'inquiète pas de savoir à quel point je suis corrompu, pourvu que je vienne à la lumière, mais malheur à moi si je tourne le dos à la lumière ! (voir Jean 3:19-21).
Oswald Chambers
Le peuple de ceux qui connaîtront leur Dieu prendra courage.(Daniel 11:32)
L'Éternel est le Dieu des armées, l'Éternel est « son nom. » Ceux qui s'enrôlent sous sa bannière auront un commandant qui les exercera au combat, et leur donnera vigueur et valeur. Les temps que Daniel signale sont des plus difficiles, mais il est promis que le peuple de Dieu en sortira dans les meilleures conditions. Il aura force et énergie pour affronter le puissant adversaire.Oh ! Apprenons à connaître notre Dieu, sa puissance, sa fidélité, son immuable amour, et soyons prêts à tout risquer pour lui. Il est digne d'exciter notre enthousiasme, en sorte que nous soyons prêts à vivre et à mourir pour lui. Qu'il devienne en même temps notre compagnon habituel ; alors nous lui ressemblerons bientôt, et nous nous lèverons pour la vérité et la justice. Celui qui vient de contempler la face de Dieu ne craindra jamais de rencontrer celle de l'homme. Demeurons avec lui, et nous y gagnerons un coeur héroïque qui ne redoutera pas plus une armée d'ennemis qu'une feuille d'arbre. Une troupe innombrable d'hommes et même de démons sera devant nos yeux comme les nations devant Dieu, à qui elles paraissent comme des sauterelles.Que Dieu nous donne, dans cette époque de mensonge, d'être vaillants pour la vérité.
C.H. Spurgeon