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Cieux réjouissez-vous ! Terre soit dans l'allégresse ! Montagnes éclatez en cris de joie ! Car l'Éternel console son peuple, il a pitié des misérables ! (Ésaïe 49:13)
Telles sont les consolations du Seigneur, que non seulement les saints qui en sont les objets, mais les cieux et la terre même chantent ensemble de joie. Il est difficile de faire chanter une montagne, et cependant le prophète en convie tout un choeur. Le Liban et l'Hermon et les lieux élevés de Basan et de Moab, il veut tous les voir psalmodier à cause de la grâce qui est faite à Sion. Et nous, ne pouvons-nous pas changer nos montagnes de difficultés, d'épreuves, de soucis ou de travaux, en occasions de louer notre Dieu ? « Montagnes, éclatez en cris de joie ! »Cette déclaration que Dieu a pitié des misérables est accompagnée comme d'une volée de cloches qui sonnent toutes ensemble. Écoutez leur musique « Réjouissez-vous ! » « Soyez dans l'allégresse ! » « Éclatez en cris de joie ! » Le Seigneur veut que son peuple soit dans la joie à cause de son amour inépuisable. Il ne nous veut ni dans la tristesse, ni dans le doute, mais réclame de nous l'adoration de coeurs croyants. Il ne peut pas nous faire défaut ; comment soupirer ou être maussades comme s'il nous voulait du mal ? Donne-nous, Seigneur, une harpe joyeuse et la voix des chérubins qui chantent devant ton trône !
CH Spurgeon
Entrez par la porte étroite... car étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie... (Matthieu 7:13-14)
Si nous voulons vivre en disciples de Jésus-Christ, n'oublions pas que tout ce qui est noble est difficile, La vie chrétienne est ardue autant que glorieuse, mais sa difficulté ne nous fait ni trembler, ni reculer, elle nous stimule à la victoire. Est-ce que le merveilleux salut de Jésus-Christ a un tel prix à nos yeux que nous sommes prêts à faire tout pour qu'Il règne ?Dieu sauve les hommes par sa grâce souveraine qu'il accorde à cause de la Rédemption accomplie par Jésus. Il produit en nous la volonté d'agir selon son bon plaisir. Mais il nous faut mettre en oeuvre ce salut dans la vie de chaque jour. Dès que nous croyons à sa Rédemption, nous commençons à obéir et nous découvrons qu'il nous en rend capables. Si nous échouons, c'est que nous n'avons pas mis en pratique ce que nous avons reçu. Dans les moments difficiles, nous sommes mis à l'épreuve. Si nous avons obéi à l'Esprit et mis en pratique, dans notre vie quotidienne, ce que Dieu nous révèle, nous serons soutenus à la fois par la grâce de Dieu et par les habitudes que nous aurons acquises.Remercions Dieu de nous confier des tâches difficiles. Son salut rend joyeux, mais appelle à l'héroïsme et à la sainteté. Il révèle ce dont nous sommes capables. Jésus est venu "pour conduire à la gloire un grand nombre de fils", et Dieu ne veut rien nous épargner de l'éducation d'un fils. Il ne fait pas de nous des êtres avachis, car la grâce de Dieu transforme hommes et femmes à la ressemblance de Jésus-Christ leur frère. Pour vivre dans l'existence quotidienne la noble vie de disciple de Jésus, il faut une ferme discipline. La noblesse d'âme exige un constant effort.
Oswald Chambers
Car Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. (Jean 3:16)
De tous les astres du ciel, l'étoile polaire est la plus utile au marin. Ce texte est une étoile polaire, car il a conduit plus d'âmes au salut qu'aucun autre de l'Écriture. Il est parmi les promesses, ce que la Grande Ourse est parmi les constellations.Plusieurs des mots qui la composent y brillent d'un éclat particulier. Nous y voyons d'abord l'expression de l'amour de Dieu dont le terme TELLEMENT vient marquer la mesure infinie. Puis nous avons le don de Dieu dans sa grandeur et sa gratuité. Ce don, c'est celui du Fils de Dieu, don unique et sans prix de cet amour, qui jamais, ne s'était manifesté aussi complet, que quand ce Fils bien-aimé a été envoyé du ciel, pour venir vivre et mourir pour les hommes. Ce sont là les trois points les plus lumineux.Puis vient l'unique condition demandée pour le salut, la seule accessible à tout homme coupable croire. Condition qui est largement offerte à tous, sans exception, appuyée qu'elle est par la locution « QUICONQUE. » Beaucoup ont trouvé place dans ce « quiconque, » qui auraient été exclus par tout autre terme moins général. Enfin, voici la grande promesse que celui qui croit en Jésus ne périra pas mais qu'il À LA VIE ÉTERNELLE. Celle-ci réjouit tout homme qui se voit près de périr et sent qu'il ne peut se sauver lui-même. Nous croyons au Seigneur Jésus et nous avons la vie éternelle.
CH Spurgeon
Le mirage se changera en étang et la terre desséchée en sources d'eaux. (Ésaïe 35:7)
Avant qu'une chose se réalise, nous en avons la vision. Mais lorsque nous constatons que cette vision, bien qu'elle soit authentique, ne se réalise pas, Satan profite de ce moment favorable pour nous tenter ; et nous en arrivons à dire que ce n'est pas la peine de continuer. Au lieu de voir s'accomplir la vision, nous traversons la vallée de l'humiliation.Dieu nous donne d'abord une vision, puis il nous fait descendre dans la vallée, pour nous marteler jusqu'à ce que la vision ait pris forme en nous. C'est dans cette vallée que tant d'entre nous faiblissent et perdent pied. Chaque vision se réalisera un jour, si nous avons la patience d'attendre. Sachons bien que Dieu a le temps. Il ne se presse jamais. Nous sommes, nous, au contraire, terriblement pressés et impatients. Éclairés par la splendeur de la vision reçue, nous nous mettons en marche, mais la vision n'est pas encore devenue réalité en nous. Il faut donc que Dieu nous conduise dans la vallée et nous fasse passer par le feu et par l'eau, pour nous façonner jusqu'à ce que nous soyons prêts à recevoir ce qu'il voulait nous donner. Dès l'instant où nous avons eu la vision, Dieu a commencé à travailler pour former en nous son idéal ; mais sans cesse nous échappons de ses mains et essayons de nous façonner nous-mêmes à notre façon.La vision que Dieu nous accorde n'est pas un rêve, mais une révélation de ce que Dieu veut que nous soyons. Laissez-le vous mettre sur son tour, comme le potier, et vous façonner à sa guise, et il est certain qu'il vous rendra conforme à la vision qu'il vous a donnée. Pendant qu'il travaille, ne perdez pas patience.
Oswald Chambers
Mais je te délivrerai en ce jour-là, dit l'Éternel, et tu ne seras point livré entre les mains des hommes que tu crains.(Jérémie 39:17)
Quand les fidèles de l'Éternel ont à souffrir pour lui, ils reçoivent de précieux messages de son amour, et parfois ils ont même d'heureuses nouvelles à porter à ceux qui sympathisent avec eux et les aident. Hebed-Melech était un Éthiopien méprisé, mais il avait eu de la bonté pour Jérémie, c'est pourquoi le Seigneur lui envoya une promesse spéciale par la bouche de son prophète. Souvenons-nous des serviteurs de Dieu persécutés, et nous en serons récompensés.Hebed-Melech devait être délivré de la main de ceux dont il craignait la vengeance. Il était un pauvre noir, mais l'Éternel prit soin de lui. Des milliers étaient frappés par les Chaldéens, mais cet humble nègre ne pouvait être atteint. Nous aussi, nous pouvons craindre quelque personne considérable qui nous en veut, mais si, à l'heure de la persécution, nous avons été fidèles à la cause du Seigneur, lui aussi nous sera fidèle. Du reste, que peut faire un homme sans la permission de Dieu ? Il pourra se mordre les lèvres de rage et grincer des dents de dépit, mais ne nous touchera pas. Craignons le Seigneur et nous n'aurons rien d'autre à craindre. Pas un verre d'eau fraîche donné à un prophète de Dieu méprisé ne perdra sa récompense, et si nous nous levons pour Jésus, Jésus se lèvera pour nous.
C.H. Spurgeon
Recommande ton sort à l'Éternel, mets en lui ta confiance, Et il agira. (Psaumes 37:5)
Ne faites pas de projets sans Dieu !Il semble que Dieu se plaise à renverser les projets que nous avons formés sans le consulter. Nous nous plaçons nous-mêmes dans des conditions que Dieu n'avait pas choisies, et soudain nous nous apercevons que nous avions tiré nos plans sans tenir compte de lui. Nous ne l'avons pas laissé intervenir comme une réalité vivante. La seule manière d'être garanti contre les soucis, c'est de faire intervenir Dieu, dans tous nos calculs, comme le facteur dominant.Si dans notre vie religieuse, nous avons l'habitude de donner à Dieu la première place, nous sommes enclins à penser que ce serait lui manquer de respect que de lui accorder la première place dans les détails de notre vie pratique. Si nous nous imaginons que nous devons prendre nos airs du dimanche pour nous approcher de Dieu, nous ne viendrons jamais à Lui. Il faut nous présenter à lui tels que nous sommes.Ne faites pas non plus entrer le mal dans vos calculs. Dieu nous demanderait-il donc de ne tenir aucun compte du mal ? "La charité... ne soupçonne pas le mal." L'amour n'ignore pas l'existence du mal, mais il n'entre pas dans ses calculs. Si nous sommes sans Dieu, alors il nous faut compter avec la puissance du mal ; il conditionne nos calculs, et tous nos raisonnements sont construits en fonction de cette puissance.Ne faites pas vos projets en vous attendant à de mauvais jours. On ne peut pas être pessimiste si on se confie en Jésus-Christ. Jésus a dit : "Que votre coeur ne se trouble pas." Dieu nous ordonne aussi de ne pas nous faire de soucis. Ressaisissez-vous, cent fois par jour s'il le faut, jusqu'à ce que vous ayez pris l'habitude de donner à Dieu la priorité, au centre de tous vos projets.
Oswald Chambers
L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. (Matthieu 4:4)
Si Dieu le voulait, nous pourrions vivre sans pain, comme Jésus le fit, pendant quarante jours ; mais nous ne pourrions pas vivre sans sa Parole. Par cette Parole, nous avons été créés, et par elle seulement nous sommes gardés, car « il soutient toute chose par sa parole puissante. » Le pain est une cause seconde ; le Seigneur lui-même est la source première de notre existence. Il peut nous faire vivre sans cette cause seconde aussi bien que par elle ; ne le limitons pas à un seul mode d'action. Ne soyons pas trop ardents pour les choses visibles, mais regardons au Dieu invisible. Nous avons entendu des croyants nous raconter que dans des jours de grande pauvreté où le pain leur manquait, leur appétit diminuait en même temps, et d'autres nous ont dit qu'alors que les moyens de vivre leur faisaient défaut, le Seigneur leur envoyait des secours inattendus.Mais il nous faut la parole de Dieu. Avec elle nous pouvons résister au diable. Vient-elle à nous être retirée, nous tombons au pouvoir de notre ennemi, car nous ne tarderons pas à défaillir. Nos âmes ont besoin de nourriture, et il n'y en a d'autre pour elles que la Parole du Seigneur. Tous les prédicateurs et tous les livres du monde ne peuvent lui procurer un seul vrai repas. La parole sortant de la bouche de Dieu peut seule nourrir le croyant. Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là ! Nous l'estimons plus qu'aucun mets royal.
C.H. Spurgeon