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Pour moi, l'offrande de ma vie à Dieu s'achève. (2 Timothée 4:6)
"Je suis prêt à m'offrir à Dieu", dites-vous, C'est une affaire de volonté, non de sentiment. Dites à Dieu, de toute votre âme, que vous êtes prêt au sacrifice. Arrivera ce qui pourra, vous n'aurez pas à vous plaindre, quelque épreuve que Dieu choisisse pour vous. L'épreuve est toute personnelle, nul ne peut vous aider à la porter. Votre vie extérieure peut rester la même : c'est votre volonté qui a changé. Une fois que votre volonté s'est courbée, le sacrifice lui-même ne vous coûtera plus rien. Mais si vous ne savez pas courber votre volonté devant Dieu, vous aboutirez fatalement à vous apitoyer sur vous-même."Attachez avec des cordes la victime pour le sacrifice, amenez-la aux cornes de l'autel." Le feu de l'autel est destiné à nous purifier entièrement de tout désir qui n'est pas le désir de Dieu. Ce n'est pas vous qui brûlez en vous l'interdit, c'est Dieu. Vous amenez la victime attachée aux cornes de l'autel.Ne vous laissez pas aller à vous apitoyer sur vous-même, lorsque le feu s'allume. Cette épreuve du feu nous délivre de tout ce qui nous accable, de tout ce qui nous déprime. Ce qui nous séduisait ne nous séduit plus. Avez-vous passé par le feu ?Présentez-vous à Dieu, prêt au sacrifice, et Dieu se révèlera à vous, dans toute sa splendeur.
Oswald Chambers
Quand je verrai le sang je passerai par dessus. (Exode 12:13)
Pour nous, voir le précieux sang de Christ est une consolation et une douceur ; il faut, pour notre sûreté, que Dieu te voie. Or, même quand je suis incapable de le contempler, il le regarde et passe sur moi à cause du sang. Et, si dans ce sang je ne trouve pas toute l'assurance que je pourrais et devrais avoir, parce que ma vue est trouble, je n'en suis pas moins en complète sécurité, car l'oeil du Seigneur n'est pas trouble. Et cet oeil est constamment fixé sur le sanglant sacrifice. Quel sujet de joie pour nous ! Dieu connaît la plénitude infinie et le sens profond cachés dans cette mort. Il a toujours devant lui ce mémorial de la justice satisfaite et de ses attributs admirables ainsi glorifiés. En contemplant la création dans son développement, il reconnut que « cela était très bon. » Que dira-t-il devant la rédemption dans son complet achèvement, devant l'obéissance, même jusqu'à la mort de son Fils bien-aimé ? Comment décrire avec quelle affection il regarde Jésus se présentant lui-même, comme victime sans tache, en sacrifice d'agréable odeur ?C'est pourquoi nous restons dans une calme sérénité, car le sacrifice et la Parole de notre Dieu nous donnent une parfaite assurance. Comme l'ange sur les maisons des Hébreux, il passer aussi sur nous, puisqu'il n'a pas épargné notre glorieux substitut. La justice et l'amour joignent leurs mains pour donner un salut éternel à tous ceux qui sont sous l'aspersion du sang.
C.H. Spurgeon
Car l'amour du Christ me domine et m'étreint. (2 Corinthiens 5:14)
Paul nous dit ici que l'amour du Christ le domine et le tient serré comme dans un étau. Il en est bien peu parmi nous qui savent ce que c'est que d'être ainsi tenus et dirigés par l'amour de Dieu. Ce qui nous tient, c'est ce que nous sentons, c'est la poussée des circonstances. Paul n'était tenu que par l'amour du Christ. Chez un homme ou une femme qui en est là, on sait que l'Esprit de Dieu agit sans obstacle.Quand nous naissons de nouveau, nous avons sans doute à témoigner de ce que Dieu a fait pour nous. Mais après le baptême du Saint-Esprit, tout cela ne compte plus, et nous commençons à comprendre la parole de Jésus : "Vous serez Mes témoins." Il ne s'agit plus du témoignage élémentaire, portant sur ce que Jésus peut faire, mais d'être les représentants de Jésus, acceptant tout ce qui nous arrive comme fait à Lui-même, louange ou blâme, persécution ou approbation.Impossible de jouer ce rôle si nous ne sommes pas entièrement sous la domination de Jésus. C'est la seule chose qui compte, et c'est pourtant la dernière, souvent, dont le chrétien s'aperçoit. Paul dit que l'amour de Dieu s'est emparé de lui ; peu importe qu'on le traite de fou. Il ne vit plus que pour une seule chose : convaincre les hommes du jugement de Dieu, et de l'amour du Christ. Cet abandon à l'amour du Christ est la condition d'une vie féconde, où l'on voit éclater la sainteté de Dieu, non pas celle de l'homme.
Oswald Chambers
Je ne vous laisserai point orphelins ; je viendrai à vous. (Jean 14:18)
Il nous a quittés, mais ne nous a pas laissés orphelins. Lui, notre Consolation, s'en est allé, mais nous ne sommes pas sans consolation, car il vient à nous ; et c'est là un réconfort suffisant pour nous soutenir pendant sa longue absence. Jésus est déjà en chemin. Il dit : « Je viens bientôt, » et il hâte le pas vers nous ; il dit : « Je viendrai, » et personne ne peut empêcher sa venue, ni la retarder, fut-ce d'une minute. Il ajoute : « Je viendrai à vous, » et il le fera sûrement. Sa venue est spécialement pour les siens. C'est là leur consolation présente, tandis qu'ils pleurent parce que l'Époux ne paraît pas encore.Lorsque nous perdons le joyeux sentiment de sa présence, nous nous affligeons ; mais que ce ne soit pas comme s'il n'y avait point d'espérance. Notre Seigneur nous a peut-être caché sa face pour un instant dans sa colère ; mais il reviendra avec toute sa faveur. Il nous quitte en un sens, mais seulement en un sens, car il nous laisse le serment qu'il reviendra.O Seigneur, viens bientôt ! Il n'y a pas de vie pour nous dans cette existence terrestre, tant que tu es absent. Nous soupirons pour ton retour et le doux sourire de ta face. Quand viendras-tu à nous ? Nous savons que tu réapparaîtras. Ne tarde donc point, ô notre Dieu !
C.H. Spurgeon
Nous sommes traités comme les ordures de l'univers. (1 Corinthiens 4:13)
Ces mots ne sont point une exagération. S'ils ne s'appliquent pas à nous qui nous appelons serviteurs de l'Évangile, ce n'est pas que Paul s'en soit servi à tort, mais que nous sommes trop avisés et trop délicats pour accepter d'être des balayures. "Compléter en ma chair ce qui manque à mes souffrances pour le Christ", ce n'est pas un effet de la sanctification, mais de ce que j'ai été "mis à part pour l'Évangile"."Bien-aimés, dit l'apôtre Pierre, ne vous étonnez pas de l'ardeur des tourments destinés à vous éprouver." Si au contraire nous en sommes tout étonnés, c'est que nous sommes des lâches. Nous reculons instinctivement devant la boue. Nous refusons de nous baisser, de nous courber. Libre à vous d'être sauvé tout juste ; vous pouvez refuser à Dieu d'être mis à part pour l'Évangile. Ou bien alors vous pouvez accepter d'être traité vous-même comme le rebut de la terre, pourvu que la Bonne Nouvelle soit proclamée. Le serviteur de Jésus-Christ ne craint pas de marcher au martyre. Lorsqu'on se fonde sur la morale purement humaine et qu'on se trouve en présence de la pire abjection, on a un sursaut de répugnance instinctive et l'on ferme son coeur. La Rédemption divine, cette merveilleuse vérité, est si profonde qu'aucune bassesse n'y peut surnager. L'amour absorbe tout, Paul ne dit pas que Dieu l'a mis à part pour en faire une âme d'élite, mais bien "pour révéler son Fils en moi".
Oswald Chambers
Celui qui n'a pas épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il point aussi toutes choses avec lui ? (Romains 8:32)
Si nous n'avons pas ici une promesse en forme, nous l'avons en fait. Que dis-je ? C'est plus qu'une promesse, c'est une accumulation de promesses un amas de rubis, d'émeraudes, de diamants dans une châsse d'or. La réponse et la question de notre texte sera toujours de nature à nous encourager. Que peut refuser le Seigneur, après qu'il a donné Jésus, son bien-aimé ? Si nous avons besoin de tout ce qui est dans le ciel et sur la terre, il nous l'accordera ; car s'il y eût eu une limite aux dons de son amour, il eût gardé son Fils.De quoi ai-je besoin aujourd'hui ? Je n'ai qu'à le lui demander Je peux le faire avec instances, mais sans qu'il y ait à user de pression pour extorquer de la main du Seigneur un don fait à contrecoeur ; car il aime à répandre libéralement. Il nous a donné son Fils de sa libre volonté. Qui aurait eu assez de hardiesse pour faire une semblable demande ? C'eût été de notre part une présomption bien grande. Mais il a donné son Fils unique, et puisqu'il a fait ce sacrifice, ne peux-tu pas, ô mon âme, avoir confiance en ton Père céleste et croire qu'il te donnera toutes choses avec lui ? Ta pauvre prière, si la force était né n'en aurait aucune auprès de sa Toute-puissance. Mais son amour, comme une source surabondante, jaillit de son coeur pour t'inonder et déborder par dessus tous tes besoins.
C.H. Spurgeon
Mais sur vous qui craignez mon nom, se lèvera le Soleil de Justice et la santé sera dans ses rayons. (Malachie 4:2)
Réalisée déjà par la première venue de notre glorieux Sauveur, cette prophétie, qui doit avoir un accomplissement plus éclatant encore lors de son retour, est en même temps une promesse pour notre vie journalière. La route est-elle ténébreuse pour toi aujourd'hui ? L'obscurité de la nuit te semble-t-elle plus noire et plus profonde ? Ne désespère pas, car le jour s'approche. L'heure la plus sombre est celle qui précède l'aurore.Le soleil qui va se lever pour toi est LE SOLEIL, le Soleil de justice, dont tous les rayons sont sainteté. Il vient te réjouir de cette lumière où brillent sa justice et sa miséricorde. À sa clarté vivifiante, tu trouveras le salut. Jésus est la manifestation de la sainteté de Dieu, en même temps que de son amour. Notre délivrance, quand elle viendra, sera sûre, car elle est juste.La seule question que nous poserons sera de savoir si nous craignons le nom du Seigneur ? Si nous révérons le Dieu vivant en marchant dans ses voies ? S'il en est ainsi, la nuit, pour nous, sera de courte durée ; et lorsque le matin paraîtra, toute maladie et toute tristesse de notre âme disparaîtront pour toujours. Lumière, chaleur, joie, clarté de vue seront notre partage, accompagnées de la guérison de toute infirmité et de toute peine. Jésus s'est-il levé sur nous ? Réjouissons-nous à ce soleil. A-t-il caché sa face ? Attendons son lever. Aussi sûrement que l'astre du jour, il va briller pour nous.
C.H. Spurgeon